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November 17
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Fuyant le Guatemala à cause d'un complot militaire soutenu par le CIA, Ernesto Guevara rencontre Fidel Castro dans un appartement à Mexico City. Fin 1956, Fidel Castro lance une offensive avec 80 hommes pour renverser le régime de Batista. C'est un échec qui oblige Castro et Guevara à se réfugier dans la Sierra Maestra. La résistance va peu à peu s'amplifier et Guevara, surnommé Che, va participer activement à la guerilla victorieuse contre Batista en 1958.
Né en 1963 à Atlanta, Steven Soderbergh obtient la Palme d'or pour Sexe, mensonges et vidéo en 1989. Depuis, il possède une filmographie impressionnante, mêlant films intimistes tel que Bubble en 2006 aux grosses productions comme Ocean's Eleven en 2001.
Le film Che a été présenté au Festival deCannes 2008 en sélection officielle dans sa version intégrale de de 4h28. Pour sa diffusion en |
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salle, le film a été coupé en deux parties d'un peu plus de 2 heures. Pour son rôle du Che, Benicio Del Toro a obtenur le prix de la meilleure interprétation masculine au même festival de Cannes.
La première partie de ce diptyque montre l'ascension de Che Guevara, bel espoir pour les peuples d'Amérique latine. Steven Soderbergh s'attelle sobrement à montrer comment une guerilla avec 80 hommes au départ, peut renverser un régiment aidé par les Etats-Unis. Il prend le temps de détailler toute la difficulté du travail avec patience et discipline sur le terrain. Parallèlement, il coupe ses scènes avec des images du discours du Che à l'ONU en 1964 expliquant sa vision politique.
Steven Soderberh maîtrise parfaitement le contexte historique et donne de la profondeur à son film en exposant le travail de fourmis pour une guerilla efficace. Il suit plus précisément le parcours du Che sans toutefois en être omnibulé. Cette première partie est historiquement prenante mais manque singulièrement d'éclat dans sa mise en scène, compensé par un Benicio Del Toro époustouflant.
Á Retenir : le Che maîtrise le lance-roquette, une discussion sur une terrasse historiquement cruciale, toujours des problèmes d'asthme, on ne vole pas de voitures et le Che ne se fait pas que des amis à l'ONU. Note : 7/10 | November 04
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Après avoir effectué son service militaire dans la marine, Asa fait son retour dans les steppes kazhakes. Il est hébergé par sa soeur et son beau-frère, éleveur de moutons et aide maladroitement aux tâches de la ferme. Ses ambitions sont simples : une famille, un élevage et une yourte dans une grande prairie. Pour se marier, il n'y a qu'une seule fille habitant ce coin perdu, Tulpan. Malheureusement, elle ne veut pas de lui car il a les oreilles trop décollées à son goût.
En 1995, Sergey Dvortsevoy réalise son premier court-métrage Paradise se déroulant dans les steppes kazhakes. Il enchaîne avec deux moyens métrages, Le Jour Du Pain (1998) et Highway (2001). Son premier long métrage Tulpan évoque à nouveau les steppes.
Présenté au Festival de Cannes en 2008, le film du cinéaste russe s'est fait remarquer dans la section Un Certain Regard. |
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Il remporta le prix un certain regard, le prix de l'éducation nationale et le prix de la jeunesse. La success story se poursuit dans de nombreux festivals européens et aux oscars australiens.
Plus concerné par ses personnages que par l'aridité des steppes locales, Sergey Dvortsevoy confronte l'humain à la rudesse de la nature. Dans une ambiance gentillement chaotique, il place Asa au coeur d'un choix difficile, entre traditions rurales et modernité de la ville. Malgré un rythme lent aidé par de longs plans-séquences, l'humour léger donne énormément d'humanité au propos.
Sans jamais nous forcer la main, Sergey nous emporte dans un récit prenant sur fond de transhumance entre la vie en pleine nature et les illusions urbaines. Moins poétique que Le Chien Jaune De Mongolie, Tulpan se met à hauteur d'hommes pour exposer une réalité quotidienne âpre et difficile. Heureusement, l'humour décalé et un personnage sensible rend l'ensemble attachant.
Á Retenir : des news radio parfaitement mémorisées, une femme en échange d'un lustre de 1928, un tracteur "By The Rivers Of Babylon", un jeune cow-boy sur un bâton et un agneau sous respiratoire artificiel. Note : 7/10
| October 21
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Stella ne connait qu'une seule vie, celle du café de ses parents. Situé à la limite de Paris, il accueille chaque jour de nombreux ouvriers du quartier. En 1977, elle entre en sixième dans une nouvelle école, un grand lycée parisien. Elle découvre un milieu social bien loin de son quotidien et son insertion ne se fait pas sans heurt. Aidée par une copine de classe, Stella essaie de comprendre et digérer ce nouvel environnement qui va changer sa vision de la vie.
Sylvie Verheyde se fait remarquer par ses courts métrages au début des années 90. Elle présente en 1997 son premier long métrage Un Frère à Cannes et permet à Emma de Caunes de remporter un César. Elle réalise ensuite Princesses en 2000 puis deux téléfilms.
En 2007, la Française décide de revenir au cinéma et écrit le scénario de Scorpion réalisé par Julien Seri. Un an plus tard, elle repasse aux
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manettes pour Stella avec la présence de Benjamin Biolay. Son nouveau film a le triste privilège d'être la dernière apparition de Guillaume Depardieu, décédé quelques semaines avant la sortie du film.
Le cinéma français n'a pas son pareil pour nous offrir des daubes dès qu'il s'agit de parler d'enfants. En puisant dans ses souvenirs personnels, Sylvie Verheyde propose une comédie dramatique lucide, touchante et surtout sincère. Stella est un petit bout de femme en devenir qui choisit le chemin de l'ouverture plutôt que celui du repli sur soi, avec toutes les difficultés que cela comporte.
Emmenée par une excellente Léora Barbara, cette chronique traite avec clairvoyance du passage, à l'adolescence, du monde familial à la réalité de la société. Parallèlement, Sylvie Verheyde démontre les difficultés pour un ado de devoir se débrouiller face à la démission des parents... une réalité qui se répand de plus en plus et est à la base de nombreux problèmes dans notre société du 21ème siècle !
Á Retenir : un crochet du droit efficace, de nouvelles lectures, un manteau à pseudo-fourrure, un zéro sur dix qui fait sourire et un fusil menaçant. Note : 8/10
| October 11
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Voici quelques élements basiques pour facilement reconnaître un terrain humide. Il est cependant possible que ces indices ne suffisent pas à vous revendiquer en zone humide. Par exemple, le rayon légume de votre super marché ou le restaurant où l'on vient de vous servir une entrée chaude à l'ail ne sont pas nécessairement des endroits humides !
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| September 28
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Vous venez d'hériter d'un terrain de 40 hectares mais vous avez l'impression que ça pue l'arnaque. Avant de le transformer en déchetterie (déchèterie en France) de dépit, voici un petit test pas simple du tout mais qui pourrait peut-être révéler des trésors enfouis sous vos pieds. Pour réaliser ce test laborieux, vous aurez besoin de quelques plants de tomate, beaucoup de soleil et beaucoup d'eau (oui je sais, c'est assez galère). Après quelques semaines, ajoutez des tuteurs pour éviter que vos tomates se cassent la gueule et ne cessez jamais d'arroser, arroser et encore arroser. De temps en temps, coupez les pousses secondaires pour que les vitamines arrivent bien à vos tomates. Après plusieurs mois de dur labeur, vous pourrez juger la qualité de votre sol en fonction de la taille de vos tomates. Ayant appliqué ce petit test chez nous, je suis désormais certain qu'il y a des déchets nucléaires sous terre au vue de la taille de nos tomates !
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 Non non, ce n'est pas la jungle mais juste notre potager !
 Y aurait-il des vitamines dans le sol ?
| September 10
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Le vendredi 8 mai, nous rejoignons la commune pas si lointaine d'Incourt. Les hostilités débutent très mal avec beaucoup de retard et la prestation de La Fondation Phénix. Même si la scène n'apporte rien à Saint, son rock old school reste sympa. Ensuite s'enchainent les bonnes surprises avec A Brand et Victoria Tibblin. Entre ces deux concerts, Jeronimo n'est plus que l'ombre de lui-même sur scène avec un son brouillon et une voix qui ne suit plus le rythme. La déception est également de mise avec Joshua qui n'arrive pas à compenser le départ de Matt, l'ex-électron libre du groupe.
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| | August 26 Visite guidée de Bonampak par les singes hurleurs !
Le réveil des insectes après une averse à Agua Azul !
Petit souvenir calorifique du volcan Pacaya au Guatemala !
August 11 Tout d'abord, merci à vous, gentils gens qui ont contribué à ce voyage de noces et nous ont permis de décoller de Bruxelles malgré quelques heures de retard (auriez-vous essayé de nous garder dans la grisaille belge ?). Grâce à vous, nous avons pu effectuer 23.908 kilomètres et si nous poussons l'analyse un peu plus loin, nous avons parcouru 4.027 kilomètres sur le sol d'Amérique Centrale (les vols en avion boostent toujours les statistiques). Puisque vous aimez les chiffres, nous avons donc effectué en moyenne 183 km par jour. Petite dédicace spéciale à la personne qui nous a offert la lancha dans le Canyon de Sumidero, merci pour la petite option aventure "lancha qui prend l'eau" ! Premier souvenir qui ressort est la différence d'accueil entre les Mexicains et les Guatémaltais. Le contraste était suffisamment important pour nous donner envie de rester beaucoup plus longtemps au Guatemala. Plus forte influence des Etats-Unis sur le Mexique ? Par habitude, le touriste n'est-il plus une attraction pour les Mexicains ? Seule la région du Chiapas échappe à cette généralité nationale où les gens ont le contact plus facile. Par contre, la tension est y perceptible à de nombreux endroits entre la guerilla zapatiste et les forces militaires. Des peintures de guerillos cagoulés sur les murs des maisons, des pancartes menaçantes à l'entrée des villages, slogans anti-capitalistes et trous de balle sur les panneaux routiers sont quelques traces zapatistes visibles dans la région. D'ailleurs, pendant tout notre voyage et dans les deux pays, nous avons vu un nombre incalculable d'armes à feu et de machettes de toutes tailles. Puisque nous sommes repartis dans les chiffres, certains trajets méritaient d'être classés dans le Guinness Book pour le nombre de casses-vitesses (les officiels et ceux rajoutés artisanalement par les villageois). Côté tourisme, les sites archéologiques sont tous impressionnants avec des coups de coeur pour Yaxchilan, Palenque et Tikal. Les baignades à Hierve El Ague et à Finca El Paraiso ainsi que la lave du volcan Pacaya resteront dans ma mémoire pour quelques temps encore. Enfin, je ne suis pas resté insensible par le contexte politique du Chiapas ainsi que par la beauté de la nature le long du Rio Dulce. Nous avons également été très sensibilité par la protection difficile des peuples mayas au Chiapas et par l'extrême pauvreté de nombreuses régions au Guatemala causée principalement par les guerres civiles. Nous avons été touché par l'action menée par l'institut Na Bolom créé par le couple Gertrude Trudi et Frans Blom. L'institut poursuit son oeuvre malgré le décès de ses deux fondateurs et continue d'aider les peuples mayas dans les forêts encore protégées du Chiapas. De nombreuses associations sont actives aux abords du Rio Dulce au Guatelama dont Ak'Tenamit et Casa Guatemala. Elles contribuent à améliorer les soins de santé et le niveau de vie des populations locales. Lien internet des différentes associations citées : - Na Bolom : www.nabolom.org- Ak'Tenamit : www.aktenamit.org- Casa Guatemala : www.casa-guatemala.org July 19
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Itinéraire : Cancun - Atlanta - Bruxelles Distance parcourue : 8.510 km (avion) Epreuve du jour : faire passer des objets illégaux dans nos valises ? Mot du jour : control de seguridad = contrôle de sécurité Est-il besoin de décrire notre réveil à 7h du mat' ? Je ne pense pas, du moins pour ceux qui nous lisent depuis le début (pour les autres, retournez à la journée de la veille). Nous préparons au mieux nos sacs pour ne pas avoir de soucis à l'aéroport (retenez bien cette phrase !) et nous quittons les mauvaises surprises de Cancun pour rejoindre l'aéroport vers 9h. Petit hic, nous nous trouvons au terminal 2 et nous devons rejoindre le terminal 3. L'aéroport organise des navettes entre les deux terminaux mais elles sont assez mal organisées (surtout pour ceux qui ont dû attendre la suivante). Après le check-in, nous dépensons nos derniers pesos pour un petit café. Il est déjà temps de rejoindre tout doucement le quai d'embarquement et nous passons le contrôle de sécurité. Seul hic, mon sac est arrêté par le contrôleur. Il ne dit rien et appelle un collègue qui se met à sourire. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvent à cinq derrière cet écran avec tous le même sourire caractéristique. Évidemment, pas un regard vers nous ! Je commence à maudire définitivement Cancun alors que le chef m'appelle et me montrent une forme à l'écran. Mais que vois-je ? La forme d'une arme dans mon sac ! Bon d'accord, ça avait l'air d'une toute petite arme à feu et je pense logiquement à un cadenas qui est toujours dans son emballage d'origine. Je passe à la fouille du sac (que je dois faire moi-même sous la supervision d'un contrôleur). Tout rentre rapidement dans l'ordre tandis que le responsable s'excuse et me remercie de ma compréhension (bizarre, j'avais l'impression de ne pas trop avoir le choix). Quand nous arrivons enfin au quai, l'embarquement est déjà en cours. A 11h, nous quittons le Mexique et pour oublier notre peine, nous avons le choix entre des cookies ou des cacahuètes. Vers 13h, nous survolons les tristes quartiers résidentiels d'Atlanta qui semblent tous pareils. Nous mettons en route nos chronomètres quand nous arrivons au contrôle d'immigration de l'aéroport: nous débutons la file à 13h30 et nous passons le contrôle à 14h20. Nous nous mettons à l'heure des États-Unis en avançant nos montres d'une heure et nous nous adaptons rapidement en allant manger au Mc Donald's. Surprise, la carte Visa passe comme une carte Proton (pas besoin de code ou de signature). Vers 17h40, nous re-décollons et nous avons droit à deux films d'une grande maîtrise : "The Express" sur le foot US et "Yes Man" avec Jim Carrey. Pendant le vol, je note ces derniers mots dans mon calepin : "Si tout se passe comme prévu, on atterrira à 8h35 à Bruxelles, demain matin... la fin du voyage est proche !"
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Itinéraire : San Cristobal De Las Casas - Tuxtla Gutierrez - Mexico City - Cancun Distance parcourue : 2.220 km (bus, taxi et avions) Epreuve du jour : encaisser les mauvaises surprises cancuniennes Mot du jour : discoteca = discothèque
Après avoir fait le plein de tortillas au petit déjeuner, nous récupérons nos sacs à l'hôtel et nous embarquons à 10h50 dans notre bus à destination de Tuxtla Gutierrez, capitale du Chiapas. Durant le trajet, nous sommes arrêtés pour un contrôle d'immigration et trois personnes doivent descendre du bus. Arrivés au terminal de bus, nous devons négocier un taxi pour l'aéroport qui se trouve à 30 kilomètres de la ville, perdu en rase campagne. À l'aéroport, nous prenons l'apéro avant d'embarquer, où la télé annonce une météo de plus en plus mauvaise. L'avion décolle à 14h10 dans un boucan assez préoccupant et nous vivons notre premier trou d'air après 10 secondes de vol.... ça promet ! Heureusement, le voyage se déroule sans ennuis, agrémenté par des délicieuses cacahuètes japonaises. Nous voilà donc de retour à Mexico City pour un simple transfert.
Lors de la phase d'atterrissage, nous revoyons le parc Chapultepec, le musée de l'anthropologie, la tour latinoamericana et la cathédrale. Au sein même de l'aéroport, le bordel règne et nous peinons pour trouver les infos sur notre vol suivant à destination de Cancun. Autre surprise dans l'aéroport, nous découvrons plusieurs personnes qui portent des masques au visage. Nous pensons qu'ils se protègent de la pollution de la ville ou de l'air conditionné de l'aéroport ( eh oui, nous ne sommes pas du tout au courant de cette fameuse grippe). À 16h10, nous quittons déjà la capitale mexicaine à bord d'un avion plus conséquent où les cacahuètes sont remplacées par un sandwich. Trois heures plus tard, nous posons le pied à Cancun où nous sommes assaillis par les propositions de taxi et de shuttle. Non sans peine, nous aboutissons au desk des navettes ADO où nous prenons nos tickets pour le prochain départ, dans 10 minutes. Nous découvrons la tristesse du centre de Cancun où l'immense terminal de bus fait office d'immense sapin de Noël lumineux dans lequel nous débarquons vers 20h.
A sa sortie, un gars nous recommande un hôtel et les ennuis commencent avec une merde d'oiseau qui atterrit au sommet de mon crâne. Nous répondons que nous voulons aller à l'hôtel "Las Palmas" et il nous accompagne. Une chambre avec télévision et air conditionné nous attend au troisième étage. Pour manger, nous dénichons un petit resto bar en face d'un des nombreux McDonald's de Cancun. Nous nous rendons rapidement compte que nous sommes au Montmartre local (= le rendez-vous des poivrots du coin). La clientèle tient à peine assis sur sa chaise, danse et chante sur jukebox vidéo. Nous mangeons assez rapidement et nous partons dormir. Je dis à Louloutte : "Enfin une nuit calme !"... j'aurais mieux fait de me taire !!! Vers minuit, une discothèque met sa musique électro à fond (au point que nous pensions que la fenêtre était ouverte, mais même pas !) puis, l'air conditionné fait un boucan monstrueux avant de rendre l'âme et de perdre de l'eau sur nos figures. Alors que nous habituions peu à peu à la musique, la télévision s'enclenche automatiquement à 6h du mat' (sans doute le client précédent qui avait programmé l'alarme).
| July 14
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Itinéraire : circuit San Cristobal De Las Casas - San Juan De Chamula - Zinacantan Distance parcourue : 25 km (taxis) Epreuve du jour : s'incliner devant le travail accompli par Frans Blom et Gertrude Duby Mot du jour : indígenas = indigènes
Après une nuit tranquille, nous nous renseignons auprès de l'Institut Na Bolom pour visiter les villages voisins. Avant de prendre le départ vers ces lieux aux traditions indigènes, nous prenons un bon petit déjeuner. À 10h, la guide arrive et nous montons dans un taxi car nous sommes les deux seuls touristes à faire ce tour avec Na Bolom. À San Juan De Chamula, après avoir payé le droit d'entrée au bureau voisin, nous pénétrons dans l'église du village où les photos sont strictement interdites. L'ambiance y est unique car les villageois y pratiquent encore la religion indigène avec offrandes et sacrifices de poulet. Louloutte est un peu embêtée de déambuler entre ces personnes qui pratiquent leur culte. À la sortie de l'église, nous parcourons le marché sur la place et passons voir le cimetière à bord d'un autre taxi. Tout aussi rapidement, nous arrivons au village de San Lorenzo Zinacantan. Nous entrons dans une maison familiale où ils vendent du textile (spécialité du village). Nous nous faisons habiller avant de passer à la cuisine pour manger quelques tortillas. La guide nous emmène ensuite à l'église du village partagées entre catholicisme et culte maya puis au tribunal compétente pour les lois du village. En sortant, j'essaie de prendre en photo trois femmes en costume traditionnel mais elles se cachent rapidement le visage. Avant de revenir à San Cristobal De Las Casas, nous nous arrêtons à une école où nous remettons des bics et des crayons au directeur.
De retour en ville, nous visitons l'église de Guadalupe et faisons quelques photos du centre historique mais il se met à pleuvoir. Seule solution, aller manger une crêpe aux bananes ! Entre les gouttes et les rues inondées, nous retournons à l'Institut Na Bolom où nous faisons une visite guidée du musée à la mémoire de l'archéologue Frans Blom et de la photographe Gertrude Duby. Nous sommes touchés par cette belle leçon d'action sociale de défense des tribus lacandones (peuple maya) dans les jungles du Chiapas. Après deux heures de visite émouvantes, nous découvrons des rues presque sèches à l'extérieur.
En chemin, nous nous arrêtons à un cyber koffie pour vérifier si un mail de confirmation est arrivé pour notre avion de demain mais toujours rien. Voilà déjà l'heure du souper et nous testons un petit menu dans un resto à deux pas de la place principale. Coup de bol, à la sortie du resto, nous tombons sur une agence de la compagnie d'avion et nos réservations sont en ordre. Nous passons ensuite vite au terminal de bus pour acheter nos billet pour rejoindre demain Tuxtla Gutierrez et son aéroport. Nous rentrons enfin à l'hôtel où nous attend une nuit assez bruyante. Tout un groupe scolaire vient de débarquer et ces jeunes n'ont vraiment pas envie de dormir.
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piétonnier coloré de San Cristobal |
centre historique toujours animé |
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église baroque de Santo Domingo |
animation devant la cathédrale |
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la quiétude de Na Bolom |
ambiance feutrée en soirée |
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marché et église de San Juan De Chamula |
tortillas à Zinacantan |
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| July 09
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Itinéraire : Palenque - ruines de Palenque (aller-retour) et Palenque - San Cristobal De Las Casas Distance parcourue : 215 km (collectivos et bus) Epreuve du jour : compter les casse-vitesses avec une marge d'erreur admise de 50 Mot du jour : curvas = virages
Mauvaise nouvelle ce matin, nous avons oublié de recharger les piles de l'appareil photo pendant la nuit. Ca va être chaud pour garder quelques souvenirs des ruines de Palenque. En quittant l'hôtel, nous réveillons le gars à la réception qui dormait dans son sac de couchage. En un quart d'heure, le collectivo nous dépose à l'entrée du site archéologique de Palenque. Le site est super bien entretenu mais est envahi par de trop nombreux marchands ambulants. Même si la superficie du site est moins importante que Tikal, les ruines de Palenque sont tout aussi intéressantes. Après plus de trois heures et demie de visite, nous laissons les cris de singe derrière nous. Bonne nouvelle, les piles ont tenu péniblement le coup jusqu'à la dernière photo des orchidées locales.
Vers midi, nous sommes de retour en ville et j'aide un couple de touristes à sortir du collectivo. Nous réglons les derniers détails à Palenque : manger à notre endroit habituel, passer à la pharmacie, imprimer les documents pour nos vols vers Cancun et récupérer nos sacs de voyage à l'hôtel (où nous payons ce que nous voulons pour ce service de "deposito"). Au terminal de bus, nous retrouvons notre couple de touristes avec qui nous discutons avant le départ. Ce sont des Espagnols en congrès médical au Mexique et qui en profitent un maximum pour découvrir le pays. À 14h25, nous quittons Palenque pour une arrivée prévue à 20h à San Cristobal De Las Casas.
Sur une route extrêmement sinueuse, nous subissons les nombreux casse-vitesses (dont plusieurs construits artisanalement par les villageois) ainsi que le film "Bambi 2" et revoyons les messages zapatistes et la présence des militaires. À Ocosingo, nous faisons une pause d'une vingtaine de minutes où un vendeur de maïs fait son beurre avec les voyageurs. Un peu plus loin sur la route, nous sommes ralentis par un camion renversé au travers de la route (et pas moyen de comprendre comment il a fait). Á San Cristobal, nous retournons au même hôtel que notre passage précédent et le prix des chambres est moins cher que lors de la Semaine Sainte. Par contre, la toilette est toujours aussi proche du mur. Une petite ballade au soir permet de redécouvrir une ville toujours aussi éclairée et animée.
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les ruines mayas de Palenque |
le Templo de las Inscripciones |
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Louloutte et le Palacio |
le Templo del Sol |
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le Templo del Conde |
quel accueil ! |
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visite d'une tombe |
des orchidées |
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Itinéraire : Palenque - Misol-Ha - Agua Azul (aller-retour) Distance parcourue : 140 km (collectivos et taxi) Epreuve du jour : choisir le bon hamac Mot du jour : cascadas = cascades
Aujourd'hui, nous prenons la direction d'Ocosingo. Nous montons dans le collectivo pour pouvoir rejoindre les cascades de Misol-Ha et d'Agua Azul. Au croisement vers Misol-Ha, nous descendons et payons le droit d'entrée. Nous commençons à marcher vers la chute d'eau de Misol-Ha (à 1,5 km du carrefour) mais en chemin les employés du site passent en camionnette et nous prennent. En deux minutes, nous arrivons à destination et nous découvrons cette haute chute d'eau. Petite cerise sur le gâteau, le site permet de passer derrière la cascade. Après cette visite, nous retournons au carrefour à pied où des zapatistes ont laissé quelques souvenirs : les panneaux routiers sont criblés de balles ou tagués de slogans. Nous grimpons dans le 1er collectivo qui passe.
Après encore avoir découvert de nombreuses pancartes zapatistes sur la route, nous stoppons au carrefour pour Agua Azul. Nous nous engouffrons rapidement dans un taxi sous une grosse drache nationale (expression pas très mexicaine). À l'entrée des cascades d'Agua Azul, nous attendons l'arrêt de la pluie en buvant un petit café à une terrasse abritée. Un peu avant 11h, la pluie s'arrête et nous commençons à visiter l'enfilade des cascades qui s'étendent sur plusieurs kilomètres. À cause des pluies, l'eau n'est plus très bleue (d'où le nom des cascades) mais présente un aspect assez brunâtre. Nous nous baladons le long des cascades jusqu'au moment où des gardes nous arrêtent signalant que plus loin c'est trop dangereux. En rebroussant chemin, le soleil fait son retour et nous croisons les groupes de touristes équipés de leurs affaires pour aller nager (mais cela restera dans les sacs aujourd'hui). Vers 13h, nous montons à plusieurs dans une voiture pour retourner au croisement avec la route principale.
À ce carrefour, nous sommes encadrés par six militaires sans compter ceux qui restent près de leur camion. Louloutte résume parfaitement la situation : "C'est rassurant et en même temps, ce ne l'est pas du tout !". Le collectivo passe peu de temps après, Louloutte s'installe sur la banquette arrière et moi, je m'assois à côté d'un petit garçon. Évidemment, le gamin tombe malade et vomit dans tous les sens et il y en a partout. Louloutte sort les mouchoirs et les sacs plastiques et j'essaie d'aider la maman qui est toute emmerdée. De retour à Palenque, la maman nous remercie mille fois et le garçon nous dit au revoir avec un grand sourire (il avait retrouvé toutes ses couleurs). Il est 14h20 et nous allons manger au même endroit que la veille. Dans la rue principale, nous découvrons le palais du hamac, tenu par Ricardo (qui adore poser sur les photos) et nous décidons pour le modèle deux personnes. De retour à la chambre d'hôtel, nous faisons une petite sieste alors qu'il repleut dehors. En début de soirée, nous testons un petit resto sans prétention où le garçon en fait des tonnes mais reste super sympa. Après ce petit show, il est temps de reprendre des forces pour le lendemain.
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cascade de Misol-Ha |
la flore n'est pas en reste |
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message zapatiste |
cascades d'Agua Azul |
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elles s'étendent sur plusieurs kilomètres |
par beau temps, l'eau est bleue |
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le roi du hamac à Palenque |
notre hôtel en construction permanente |
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| July 08
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Itinéraire : Lacanja - Bonampak - Palenque Distance parcourue : 155 km (taxi et collectivo) Epreuve du jour : à la recherche du taxi disparu ! Mot du jour : pinturas = peintures
À l'aube, nous nous préparons et déjeunons pour être prêts pour le taxi prévu à 8h. Après avoir régler notre nuit et remercier les gens pour l'acceuil, le patron du camping siffle un taxi qui passe sur la route pour venir nous prendre (connait pas le quartier le taxi ?). Nous mettons nos sacs dans le coffre et nous nous mettons en route. Pour atteindre les ruines de Bonampak, nous devons traverser la jungle via un chemin de terre pendant 10 kilomètres et nous croisons une biche qui prend vite la poudre d'escampette. À l'entrée des ruines, nous discutons avec le taximan de la durée nécessaire pour la visite et remarquons ensuite que dans le registre des visiteurs, les touristes précédents se sont trompés de jour et d'heure (important pour la suite du récit !). L'attrait majeur des ruines de Bonampak sont les peintures murales très bien conservées (pour combien de temps encore ?) dans trois salles différentes d'un temple. Nous profitons également des bruyants singes hurleurs qui portent parfaitement leur nom.
De retour au parking rudimentaire, nous avons la mauvaise surprise de constater que notre taxi a disparu (et avec nos sacs !). Après m'être mis une vingtaine de baffes pour avoir oublié de prendre sa plaque d'immatriculation avant de le quitter, nous demandons aux guides locaux où il est passé. Leur réponse n'a rien de rassurant : "il arrive dans 5 à 10 minutes !". Pour me changer les idées, je vais visiter les sanitaires en espérant secrètement que le taxi sera présent à mon retour. Eh bien, ça a marché ! Et dire qu'avec notre petit esprit capitaliste, nous avions osé penser qu'il s'était barré avec nos sacs. En retraversant la jungle, nous croisons un horrible serpent tout luisant (oui, je déteste ces reptiles) et nous nous rendons compte (un jour plus tard quand même !) qu'en revenant au Mexique, nous aurions dû avancer nos montres d'une heure. Nous supposons tout sourire qu'un taxi a dû nous attendre ce matin alors que nous étions encore au lit. Le taxi nous dépose au croisement de San Javier où un collectivo pour Palenque passe 5 minutes plus tard.
Nous voilà partis pour 130 km de route en territoire zapatiste garni par de nombreux postes militaires qui contrôlent (ou qui essaient du moins) la région. À quoi reconnait-on un territoire zapatiste me demandez-vous ? Par la présence de pancartes menaçantes, de peintures murales (oui encore !) d'hommes cagoulés et de slogans anti-capitalistes. Vers 13h, nous rejoignons la ville de Palenque et son hôtel en construction "Yun-Kax". Au départ, nous voulions profiter de l'après-midi pour visiter les cascades d'Agua Azul mais rapidement la météo va nous faire changer d'avis. Changement de projet, nous allons manger tranquillement au "Trutamundos". Ensuite, petite ballade en ville avec échange de nos quetzales en pesos à un taux de merde, petit surf sur internet pour de donner des nouvelles et piocher quelques infos pour les jours suivants. En revenant à l'hôtel, c'est le déluge, le ciel a décidé de perdre ses eaux. En début de soirée, nous décidons d'aller manger entre les gouttes dans un resto ("La Mexicana", vous voilà avertis) où la patronne essaie de nous arnaquer en oubliant volontairement café et dessert.
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Les ruines de Bonampak |
Vue sur la forêt colorée |
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Les magnifiques peintures murales |
3 chambres entièrement peintes |
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Elles souffrent avec le temps |
Une belle stèle qui ne rivalise pas |
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| July 07
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Itinéraire : El Remate - Lacanja (avec un aller-retour Frontera Corozal - Yaxchilan) Distance parcourue : 232 km (minibus, lancha et taxi) Epreuve du jour : faire l'innocent avec monsieur de l'immigration Mot du jour : lancha = barque ou canot
Aujourd'hui, débutent nos aventures pour retrouver le Mexique via le poste frontière de Bethel. Très peu emprunté, notre itinéraire prévoit deux jours pour rejoindre Palenque tout en visitant en chemin les ruines de Yaxchilan et Bonampak. Heureusement, la difficulté du trajet a déjà été réduite grâce au patron de l'hôtel, Humberto Castro, qui va nous emmener jusqu'à la frontière mexicaine à Bethel. Après avoir payé notre chambre (que j'ai essayé de régler en pesos par erreur), nous embarquons à 6h30 dans le minibus d'Humberto quasi flambant neuf. En route, il nous raconte qu'il va chercher avec deux collègues 27 étudiants en archéologie et que nous allons devoir effectuer 70km sur un chemin de terre (heureusement, que nous les avons pas empruntés avec un bus local !). Vers 10h, Humberto me dépose au poste d'immigration où, pas de chance, l'officier parle très très bien l'anglais. Et donc, pas moyen d'éviter la célèbre taxe frontalière qui nous coûte 40 quetzales (5$) par personne ! Arrivés au bord du rio Usumacinta (frontière naturelle entre le Guatemala et le Mexique), Humberto essaie de négocier une lancha pas trop chère car il n'y a pas de lanchas collectives avant plusieurs heures. Pour un prix pas soldé du tout (mais bon, nous voulons absolument arriver à Palenque demain soir au plus tard), nous embarquons pour une traversée rapide du Rio.
Le petit village mexicain de Frontera Corozal nous voit débarquer 10 minutes plus tard et les formalités à l'immigration mexicaine sont effectuées en deux secondes. À la sortie du poste d'immigration, nous nous arrangeons avec un responsable des lanchas partant pour les ruines de Yaxchilan pour déposer nos sacs et pour acheter à manger. Nous laissons nos sacs au bureau des pilotes de lanchas et sur la route vers le Rio, nous achetons de quoi manger. Nous quittons le village à bord d'une longue lancha en bois et après avoir croisé plusieurs lanchas sur le Rio, nous arrivons 40 minutes plus tard près des ruines de Yaxchilan. Dans une chaleur caniculaire et une forêt tropicale très dense, nous visitons les très belles ruines de Yaxchilan dont l'entrée vaut à elle seule le déplacement. Après deux heures de découvertes dans ces conditions difficiles, nous retournons à Frontera Corozal.
L'épreuve suivante est de trouver un moyen de se rapprocher des ruines de Bonampak et d'y dégoter un lieu pour dormir. Un taxi se propose et nous arrivons à faire baisser le prix de 30%. Nous passons récupérer nos sacs (le bureau est fermé mais une personne nous attendait sur place) et le taximan nous conseille un camping ("camping Rio Lacanja") à dix minutes en voiture des ruines et au bord du Rio Lacanja. Par notre arrivée, nous obligeons le patron à sortir de sa baignade dans le Rio et il nous propose une petite cabane. À peine installés, nous plongeons également dans le Rio pour un peu de détente bien méritée. Nous séchons paisiblement sur la terrasse de la chambre avant d'aller manger un pollo frito et de discuter avec quelques Mexicains qui ont rejoint le camping pour la nuit. Le patron du camping nous propose un taxi pour le lendemain matin et nous confirme que les ruines sont bien accessibles demain (pourtant, notre guide indique tout le contraire). Influencés par la fatigue qui pointe le bout de son nez, nous rejoignons notre chambre vers 20h avec la satisfaction d'avoir bien avancé dans notre périple jusqu'à Palenque.
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Mexique à gauche et Guatemala à droite |
en route pour les ruines de Yaxchilan |
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le tunnel d'entrée aux ruines |
arrivée sur la Gran Plaza |
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les ruines bordent le rio Usumacinta |
une stèle aux multiples facettes |
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la crête faïtière du Gran Acropolis |
une baignade dans le rio Lancaja |
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| June 29
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Itinéraire : El Remate - Tikal Distance parcourue : 60 km (minibus) Epreuve du jour : grimper des marches, grimper des marches et encore grimper des marches Mot du jour : selva = jungle
À 4h50, le réveil est difficile et pas uniquement à cause de l'heure matinale (cf résumé de la veille). 40 minutes plus tard, la navette s'arrête devant notre hôtel et nous embarquons pour un petit tour des hôtels du coin avant de se rendre à la réserve naturelle de Tikal. Dès l'entrée du minibus dans le parc, la végétation devient luxuriante et les panneaux routiers annoncent des animaux de toutes sortes. En chemin, nous avons la chance de côtoyer un touriste anglais qui vaut de l'or. Il a quand même essayer d'ouvrir la porte coulissante avec la poignée pour baisser la fenêtre... sans doute un cousin du célèbre Mister Bean.
Nous débutons notre visite du site à 6h30 au chant exotique des oiseaux locaux. Perdues dans la jungle, nous découvrons peu à peu les ruines mayas de Tikal. Outre les nombreux oiseaux, nous croisons des singes et deux coatis, genre de raton laveur avec le museau plus allongé. Pendant plus de cinq heures et demie, nous tombons sous le charme de ce site magnifique. L'ambiance particulière de la jungle omniprésente rajoute un cachet aux pyramides parfaitement restaurées (ou en cours de restauration). Nous avons juste évité de visiter le Palacio VI, le plus éloigné de centre du site car certaines rumeurs parlent de possibles agressions. D'après d'autres personnes, il est surtout possible de se perdre car les chemins sont moins bien entretenus que pour le reste des ruines.
À midi, nous évitons le gros restaurant où se rassemblent tous les touristes et nous nous installons dans un plus petit comedor. Pendant la digestion, nous achetons des cartes postales, nous écrivons une petite bafouille et postons nos courriers en supposant qu'ils arriveront en Belgique bien après notre retour au plat pays. Pendant le trajet nous ramenant à El Remate, nous piquons tous les deux un bon petit somme dans le minibus. Arrivés au village, nous retournons à notre petite cahutte de la veille pour boire un verre et Louloutte profite d'un tuyau d'arrosage pour se rafraîchir les pieds. Après un petit repos à la chambre d'hôtel, nous allons tremper nos pieds dans le lac avant d'aller manger au même resto qu'hier soir ("Cahui"). Nous y croisons le couple de Français rencontrés entre Chichicastenango et Antigua. Après avoir goûté le poisson du lac, el pescado blanco, nous courrons dans notre lit vers 20h car le départ pour la frontière est prévu pour 6h30 demain matin.
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une des 400 espèces d'oiseaux de Tikal |
un singe en plein repas |
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un coati fuit les touristes |
Louloutte prend possession d'un temple |
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les pyramides sortent la tête de la jungle |
le petit point en bas, c'est Louloutte ! |
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la place centrale vue de loin |
au coeur de la cité de Tikal |
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| June 25
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Itinéraire : Rio Dulce- El Remate Distance parcourue : 240 km (bus et taxi) Epreuve du jour : trouver deux places côte à côte dans le bus Mot du jour : suerte = chance
Triste matinée puisque que nous quittons la région de Rio Dulce ainsi que notre super hôtel. Après avoir rangé les mouchoirs et entendu une dispute entre un dindon et un chat, nous sommes à l'heure au terminal de bus. Comme l'avait prédit l'employé la veille, le bus à destination d'El Remate arrive avec une demi-heure de retard. Les places n'étant pas numérotées, les gens se précipitent dans le bus et nous nous retrouvons séparés à l'intérieur de celui-ci. Louloutte se retrouve à trois sur une banquette et moi, à trois et demi (il ne s'agit pas d'un demi-corps mais bien d'un bébé !). J'ai une super vue sur les talents intrépides du conducteur et sur le tableau de bord où plus rien ne fonctionne. Durant le trajet, nous avons droit à un contrôle sanitaire sur les fruits (maladie "mesco mediteraneo"), à un accident frontal évité de justesse et à la vision d'un autre bus à deux doigts de faire valser un motard dans le décor. Après l'arrêt à Poptun, nous pouvons enfin continuer à voyager côte à côte et cerise sur le gâteau, nous arrivons sans retard à Santa Elena vers 13h30 (un miracle !).
À peine sortis du bus, nous sommes déjà assaillis par les taximen. Quelques négociations plus tard et renseignements pris pour les bus vers la frontière mexicaine, nous acceptons un taxi qui nous amène à El Remate au bord du lac Petén Itzá. Ce petite village très calme se trouve à mi-chemin entre la ville ultra touristique de Flores et les ruines de Tikal. Nous nous installons à l'hôtel Sun Breeze dans une chambre avec terrasse et hamac. Nous partons pour une ballade le long du lac et nous trouvons une petite cahute pour manger. Pendant que nous mangeons, nos hôtes se sentent obligés de mettre de la musique internationale (je vous laisse imaginer le contenu de cette programmation musicale) alors que nous demandions de laisser la musique locale. Nous retournons à l'hôtel après notre petite ballade digestive.
Nous questionnons la patronne sur les navettes qui vont à Tikal et sur les temps de trajet entre El Remate et la frontière mexicaine, via le village de Bethel. Pendant la discussion, Humberto Castro, le patron, entre et dit que nous avons beaucoup de chance. En effet !! Il doit aller à Bethel dimanche (le jour où nous voulons nous y rendre) pour aller chercher un groupe d'étudiants. Il propose un prix très démocratique pour le confort de sa camionnette sans comparaison possible avec les bus guatémaltais. Nous achetons nos billets pour Tikal de demain et nous allons nous reposer sur la terrasse (et son fameux hamac) de la chambre. Au soir, nous trouvons un restaurant avec une terrasse donnant sur le lac. Pendant notre repas, des touristes d'un pays de l'Est de l'Europe s'installent. De part leur mépris et leur attitude hautaine, ils feront rire un peu près tout le monde sur la terrasse et surtout la serveuse. Après ces quelques rires, nous sommes beaucoup moins souriants lorsque nos voisins de chambrée ne coupent définitivement la musique que vers 23h15. De toute façon, nous avions le sommeil très léger à cause de la chaleur mais Bob Marley n'a pas facilité notre nuit.
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l'heure de l'apéro à El Remate |
au bord du lac Petén Itzá |
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sieste sur la terrasse de notre chambre |
la nuit tombe sur le lac |
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petit resto sympa au bord du lac |
le pescado blanco du lac |
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