Christophe's profileLe monde zoyeux de Criss...PhotosBlogLists Tools Help

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    August 29

    Cinécrissou : Calle Santa Fe de Carmen Castillo

     
     

    Le 5 octobre 1974, les militaires prennent d'assaut la rue Santa Fe, dans les faubourgs de Santiago du Chili. Leur cible est le chef de la résistance, Miguel Enriquez qui va mourir sur ces lieux. Carmen Castillo revient, 30 ans plus tard, à cet endroit où son mari est décédé et où elle a pu s'échapper, ce jour-là, de peu à la torture et à la dictature de Pinochet. Exilée en France, elle redécouvre son pays natal et les traces de cette résistance face à la dictature de Pinochet.

    Epouse de Miguel Enriquez, dirigeant assassiné du MIR, Carmen Castillo est exilée à Paris à partir de 1977. Elle devient écrivain et réalisatrice. Ses livres et ses films évoquent son pays, la lutte pour la liberté et la démocratie et la situation du continent latino-américain.

    Nouveau documentaire sur le Chili, Calle Santa Fe s'intéresse à la période qui a suivi le coup d'Etat du 11 septembre 1973. Ce film suit le parcours du MIR (Movimiento de Izquierda Revolucionaria) dont

    son combat contre la dictature du général Pinochet. Le point de départ de ce récit historique et personnel, l'attaque par l'armée de la maison de Miguel Enriquez et Carmen Castillo, calle Sante Fe, le 5 octobre 1974.

    Au travers de ce documentaire, Carmen Castillo mêle histoire personnelle, chronologie du MIR, de sa création (1965) à son démantèlement (1989), et Chili d'aujourd'hui. Calle Sante Fe est autant un documentaire de mémoire qu'une remise en question des actions menées pendant cette période. Basculant d'interviews à des documents historiques en passant par de nombreux témoignages, sa longue durée (2h45) ne se fait à aucun moment ressentir.

    Calla Santa Fe apparaissait comme un exercice difficile, parler d'histoire tout en y étant intiment liée pouvait se révéler très casse gueule. Pourtant, Carmen Castillo s'en sort à merveille grâce au fait, qu'elle remet en question l'utilité du MIR, pour lequel elle militait. Son film réussit à retracer l'histoire du MIR, les événements de l'après coup d'état ainsi que de son combat et de son questionnement personnel. Calle Santa Fe nous fait découvrir avec justesse une autre facette du Chili des années 70 !  

    Á Retenir : deux jeunes rappeurs militants, des voisins à la mémoire efficace, des parents compréhensifs, une maison remplie de biblots et des souvenirs douloureux.
    Note : 8/10

    August 27

    Cinécrissou : Trick de Andrzej Jakimowski

     
     

    Âgé de 6 ans, Stefek supporte difficilement la séparation de ses parents. Sur le quai d'une gare, il croit reconnaitre son père, cet homme qui a abandonné sa mère alors qu'il était encore petit garçon. Avec l'aide de sa soeur Elka, âgée de 17 ans, il va mettre en place tout un fin stratagème pour essayer de réunir à nouveau ses parents. Alors qu'il est à deux doigts de réussir, son plan échoue à l'approche du but. Désespéré, Stefek tente le tout pour le tout !

    Né à Varsovie en 1962, Andrzej Jakimowski a réalisé plusieurs documentaires. En 2002, il écrit, réalise et produit avec ses propres fonds, Plisse Les Yeux, son 1er long métrage. En 2005, il participe au projet Solidarnosc, Solidarnosc... avec 12 autres réalisateurs.

    Porté à bout de bras par le jeune acteur Damian Ul, tout juste âgé de 10 ans, le personnage de Stefek est le véritable moteur de cette chronique douce-amère. Se déroulant dans un tout petit village de la 

    campagne polonaise, Tricks révèle le quotidien de nombreuses familles polonaises au travers de ce petit garçon et de sa quête pour réunir à nouveau ses parents.

    Le réalisateur polonais réussit à proposer une tranche de vie captivante grâce à l'optimisme sans faille de son jeune personnage principal. L'histoire prend le temps de se mettre en place ainsi que ses différents intervenants. La tension et l'excitation sont palpables lors de la mise en oeuvre du plan de Stefek, pris au jeu que nous sommes de vouloir la réussite de ce petit bout plein de volonté.

    Tricks ne révolutionne  en rien le cinéma d'auteur mais apporte un bon de vent de fraîcheur où l'abnégation et la naïeveté prend le dessus sur la pauvreté et la misère du quotidien. La véritable révélation est le jeune Damian Ul, qui apporte une dimension supplémentaire à cette histoire de famille séparée. À découvrir sans crainte si vous êtes en manque d'une bonne dose de positivisme.

    Á Retenir : des soldats qui montent la garde, un vendeur de pommes chanceux, un garçon qui n'a pas peur des trains, une voisine bimbo envahissante et une alfa romeo sensible aux besoins naturels.
    Note : 7/10

    August 26

    MaraboutCrissou n°7 : Réussir sa première tomate polluée

     
     
    Autant avertir tout de suite le lecteur attentif, la première étape impose déjà son lot de difficultés. Il s'agit de réussir à faire pousser des tomates sur son balcon de 20 cm². Le climat 2008 ne vous facilitera pas la tâche et les prévisions pour l'été 2009 ne sont pas bien meilleures. Néanmoins, si vous réussissez à faire pousser quelque chose qui ressemble à des tomates, cela peut s'assimiler à une réussite pour les débutants. Après cette première étape, placez vos tomates de telle sorte qu'elle respire parfaitement l'air pollué qui vous entoure. En fonction de votre situation géographique, cette seconde étape peut être facilement effectuée, comme dans de grandes zones urbaines telle que Bruxelles. Pour les experts, qui aime le travail soigné, vos tomates obtiendront le label protégé "pollué avec savoir" si vous habitez une des communes agrémentées par le passage minuté des avions zaventemois... avec quelques gouttes parfumées de kérosène sur vos créations potagères. Voilà comment suprendre vos amis à table !
     
     

    CinéCrissou : Modus Operandi de Hugues Lanneau

     
     

    Modus Operandi revient sur la déportation des Juifs en Belgique. En tout, 24.916 Juifs ont été envoyés à Auschwitz entre 1942 et 1944. À la fin de la guerre, seulement 1.206 d'entre eux ont survécu aux camps de concentration. Ce documentaire explique comment les nazis ont développé leur système de persécution des Juifs en Belgique... avec l'aide, volontaire ou involontaire, des différentes autorités de l'état belge.

    Diplômé à l'IAD en réalisation, Hugues Lanneau a fait ses débuts à la RTBF. Il travaille sur plusieurs reportages et collabore à l'émission Moi, Belgique. Il réalise également deux documentaires avant de se lancer dans ce documentaire sur la déporation juive en Belgique.

    Pour expliquer la mise en place de la persécution nazi en Belgique, Modus Operandi relate les faits chronologiquement. Le choix de ce fil conducteur tombe dans le sens et permet de se rendre compte 

    comment les nazis ont pu profiter au fur et à mesure de l'aide des autorités belges mais aussi des Juifs eux-mêmes. Il apparait alors clairement comment, peu à peu, le système de persécution nazi a tissé sa toile en Belgique.

    Toute la difficulté à réaliser ce documentaire est le manque de document sur cette déportation en Belgique. Hugues Lanneau a dû faire preuve d'imagination et de créativité pour ne pas rendre Modus Operandi indigeste. Entre les interviews et la narration des faits, de nombreuses animations photos viennent aider la mise en image de ces faits historiques.

    Ce docu relate avec sobriété et profondeur ces événéments tragiques survenus en Belgique. Malgré le manque de matériel, Hugues Lanneau nous fait parfaitement prendre conscience comment les nazis ont su profiter de l'outil politique belge pour, entre autres, recenser la population juive. Modus Operandi est tout simplement un outil important pour les générations de l'après seconde guerre mondiale.

    Á Retenir : le logo de la SNCB, des hommes politiques sans conscience, des Juifs trop conciliants, des chiffres qui font froid dans le dos et un enfant accroché vainement à sa maman.
    Note : 8/10

    August 25

    CinéCrissou : Juno de Jason Reitman

     
     

    Âgée de 16 ans, Juno est une ado comme toutes les autres, à une exception près. Elle vient de tomber enceinte de son petit copain Bleeker. Avec le support de ses parents, qui auraient préféré apprendre qu'elle se drogait, et l'aide de sa copine Leah, elle va rechercher des parents adoptifs idéaux pour son futur enfant. Par ce biais, elle va découvrir le monde des adultes et être confrontée à des décisions difficiles à prendre.

    En 2004, Jason Reitman avait surpris tout son petit monde avec le corrosif Thank You For Smoking. Jason n'est autre que le fils d'Ivan Reitman, alias monsieur Ghostbusters. Trois ans plus tard, il revient avec cette comédie dramatique made in USA.

    Politiquement incorrect, corrosif et surtout très grinçant, Jason Reitman avait charmé en imposant dès son premier film, un ton très personnel. Avec Juno, le réalisateur américain change de registre, 

    avec une comédie plus sensible et sentimentale. Il s'attaque à l'âge bête de l'adolescence avec un regard moqueur mais compréhensif.

    Sous ses apparences plus sages, Juno malmène nos ados en manque de repères. Aidé par le personnage de Juno, entre idéalisme et vulgarité, Jason Reitman réussit à imposer sa griffe sur un sujet au combien plus délicat. Au contraire de son film précédent où il ruait dans les brancards, sa réalisation se fait tout en retenue, par respect vis-à-vis de Juno, son personnage principal.

    Même si la fin se veut un peu trop "à l'américaine", où tout est un peu trop édulcoré, Jason Reitman confirme ses talents de mise en image. De temps en temps, le ton corrosif de Thank You For Smoking nous manque mais Juno y gagne en subtilité et en sensibilité. La plus grosse satisfaction provient du fait que le cinéma américain ne s'est pas encore tout à fait replié sur la comédie lourdingue... ouf !

    Á Retenir : des petites annonces inédites, un sprint en deux temps, des parents très baba cool, une militante anti-avortement fan des ongles et un adulte pas vraiment prêt à être père.
    Note : 8/10

    August 23

    Quelques week-ends festivals pas très... estivaux !

    Acte 1 : Couleur Café - 27 au 29 juin
    1ère journée calme, côté foule tandis que côté scène, MC Solaar a proposé un show de qualité, l'Orchestre National de Barbès a assuré l'ambiance et on a raté le concert d'Asa qui avait l'air pas mal du tout.
    Le samedi : Monsoon déçoit un peu, Spokfrevo Orquestra perpétue la tradition, Bumcello est toujours aussi intéressant musicalement, Tiken Jah Fakoly ne laisse pas indifférent mais est lassant sur la longueur et Arsenal propose un concert assez inégal.
    Le dernier jour : Baloji touchant, Massilia Sound System toujours aussi entraînant et festif, James

    Deano en roue libre et Jimmy Cliff lâche tous ses succès.

    Acte 2 : Les Ardentes - dimanche 13 juillet
    Nous sommes arrivés tranquillement pour être à l'heure pour le concert de Daniel Darc. Excellent concert de bout en bout pendant lequel il est même venu saluer le public dans la fosse. Par contre, Nada Surf passait complètement inaperçu sur la grande scène. Ensuite, Arno a eu du mal à faire démarrer son concert, bon moment pour aller manger. Pour la digestion, un peu de Girls In Hawaii avant de prendre son pied avec Dionysos, toujours aussi excellent sur scène. Dernier tout grand moment de notre soirée, le concert touchant d'Alain Bashung avant de rentrer sur Bruxelle 

    Acte 3 : Les Francofolies - 18, 19 & 21 juillet
    Le vendredi : Cédric Gervy moins drôle que seul sur scène, Thomas Dutronc joue les électrons libres, Vanessa Paradis plus rock qu'avant grâce à M et Vive La Fête a tout renversé sur son passage.
    Le samedi : Balimurphy a fait des petits sur scène, Sacha Toorop est plus à l'aise dans une salle qu'en plein air, la Fête à Daran réservait son lot de surprises, BB Brunes était inaccessible et Calogero était bien mieux à Forest en décembre dernier.
    Le lundi : Joshua devrait souffler un peu, Bernard Lavilliers sans surprise, Cali toujours convaincant et la Fête Nationale a eu sa drache nationale.

    Acte 4 : Esperanzah - samedi 2 août
    Nous n'avons pas fait long feu à l'Abbaye de Floreffe. Le ciel étant plus que menaçant, nous sommes arrivés juste à l'heure pour revoir nos amis de Balimurphy. Par rapport au concert des Francos, le public est plus réactif et l'ambiance est plus chaleureuse. Pour l'occasion, François nous avait sorti une jolie chemise à fleurs. Pour les distraits, il y a une très belle photo du concert quelque part plus bas sur ce blog. Nous avons ensuite découvert Huong Thanh & Nguyên Lê sextet, chanteuse originaire de Saigon. Le froid hivernal prenait place dans l'enceinte de l'abbaye... il était temps de rentrer ! 

    Acte 5 : Lokerse Feesten - mardi 5 août
    Festival un peu méconnu des Bruxellois mais qui cette année proposait encore une affiche plus qu'alléchante. Nous avions mis notre dévolu sur la soirée du 5 août, et surtout sur les magnifiques Sonic Youth. Première partie assurée par Triggerfinger, groupe belge complètement quelconque. Comme à chaque fois, on ne sait pas à quoi s'attendre avec ces sacrés Américains. Sonic Youth a cette fois-ci joué la carte de la sobriété, évitant les longs solos guitare distortionnés. Le concert se termine vers 23h. Plus le courage d'attendre Supergrass, nous reprenons la route après cet excellent concert ! 

    Acte 6 : Rock The City - samedi 9 août
    Journée chargée en perspective, entre un tournoi de tennis (à proximité de ce festival) et un barbecue au soir chez le frérot. Nous n'avons pu profiter du cadre magnifique du parc de Woluwé que pendant deux concerts. Nous avons pu entendre que Nestor avait encore du pain sur la planche et nous avons découvert le groupe flamand Mint, assez sympa et pas dénué d'intérêt. Cependant, il est déjà temps de prendre le chemin de la douche (ben oui, j'étais en tenue de tennis) et pour se préparer un bon bol d'air enfumé à la sauce boeuf mariné ou au pignon de poulet cramé.

    August 21

    CinéCrissou : The Home Song Stories de Tony Ayres

     
     

    Rose Hong est chanteuse dans un cabaret à Hong Kong et Bill, marin australien, n'est pas insensible à ses charmes. En 1964, elle décide de tout plaquer, accompagnée de ses deux enfants Tom et May, pour le suivre dans son pays natal. Ils s'installent à Victoria mais rapidement, elle quitte Bill, déménage à Sidney et devient serveuse dans un restaurant chinois. Pendant 7 ans, ses relations amoureuses vont se succéder, véritable souffrance pour ses enfants.

    De nationalité australienne mais né à Macao en 1961, Tony Ayres a déjà réalisé plusieurs documentaires et courts métrages. En 2002, il réalise le drame Walking On Water. Cinq ans plus tard, il écrit et réalise une oeuvre plus personnelle, The Home Song Stories.

    Sans être véritablement un film biographique, Tony Ayres s'inspire largement de sa jeunesse. Partagé entre les siens et son pays d'adoption, le réalisateur se souvient de son enfance difficile pour la 

    développer au travers de cette histoire de jeune serveuse nomade à laquelle se raccrochent deux enfants en perte de repères.

    Même si le personnage central de The Home Song Stories est Rose Hong, impeccablement interprétée par Joan Chen, l'enfance déracinée en ressort comme le thème principal. Au travers de cette chronique plus amère que douce, Tony Ayres focalise son attention sur les traces que laissent cette vie de nomades sur ces jeunes mômes, tributaires de l'instabilité d'une mère tout aussi perdue.

    Avec une oeuvre aussi personnelle, le réalisateur australien secoue nos sentiments et nous empêche de rester un spectateur neutre. Tout au long du film, l'envie est grande de pénétrer au sein de cette famille perdue et de vouloir remettre de l'ordre pour le bien de ces enfants. The Home Song Stories est un film fort émotionnellement et laisse des traces dans nos esprits pendant quelques temps.

    Á Retenir : un homme très joueur, un marin trop gentil, une belle-mère omniprésente, une mère un peu instable et des enfants qui ont beaucoup "d'oncles".
    Note : 9/10

    August 19

    CinéCrissou : La Visite De La Fanfare de Eran Kolirin

     
     

    Une fanfare de la police égyptienne débarque à l'aéroport d'Israël. Les huit musiciens sont venus pour la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Cependant, personne ne vient les accueillir à l'aéroport et ils doivent trouver leur chemin seuls. Se trompant de bus, ils posent leurs valises dans un petit village perdu dans le désert israélien. Ils doivent prendre leur mal en patience et passer la nuit dans ce village parmi les locaux.

    Né en 1973, Eran Kolirin débute dans le cinéma avec le scénario de Zur ? Hadassim. En 2004, il écrit et réalise un téléfilm The Long Journey. La Visite De La Fanfare est son premier film pour le cinéma, présenté à Cannes en 2007, dans la section Un Certain Regard.

    Pour son premier métrage, le réalisateur israélien place son histoire au coeur du conflit qui mine son pays depuis tant d'années. En effet, il confronte des Egyptiens arabes  et des Israéliens juifs, dans un 

    contexte drôle et décalé. A l'image du cinéma israélien contemporain, le message véhiculé par Eran Kolirin est la tolérance.

    La Visite de La Fanfare prend le temps de laisser s'exprimer ses personnages. En quelques heures, ils oublient le conflit politique, la méfiance, les différences et les préjugés pour partager leur vécu, leurs souvenirs et des ressentis communs. L'oeuvre d'Eran Kolirin, sur le ton de la comédie, nous parle d'une rencontre principalement humaine, loin de toute idée politique ou conflictuelle.

    Cette ode à l'écoute et à la tolérance est emmenée brillamment par un casting cosmopolite. Eran Kolirin propose une comédie dramatique d'une simplicité touchante au premier abord avant de nous plonger dans les méandres de la fraternité humaine. Un film touchant de bout en bout où l'être humain, quelque soient ses origines ou convictions, court derrière un même bonheur.

    Á Retenir : une leçon efficace de drague, une discothèque en piste de patins à roulettes, un Omar Sharif dans toutes les mémoires, un jeune musicien quelque peu rebelle et une composition pour clarinette en chantier.
    Note : 8/10

    August 18

    CinéCrissou : Bienvenue Chez Les Ch'tis de Dany Boon

     
     

    Philippe est directeur du bureau de poste de sa ville. Sa femme, dépressive, rêve de Côte d'Azur et de son climat. Pour tenter de la satisfaire, il fraude pour obtenir une mutation dans ce coin de soleil. Rapidement démasqué, il est sanctionné et muté à Bergues, petite ville du Nord-Pas de Calais. Région perçue comme un véritable calvaire polaire, Philippe y part seul. Il va y rencontrer des gens adorables et va s'y plaire... mais sa femme n'en croit pas un mot.

    Comique à la scène, Dany Boon a déjà interprété plusieurs rôles pour le grand écran : Pédale Dure, Joyeux Noël, La Doublure ou  encore Mon Meilleur Ami. En 2006, il se lance dans la réalisation avec La Maison Du Bonheur. Bienvenue Chez Les Ch'tis est son 2ème film.

    Faut-il encore présenter cette comédie française qui a déjà reçu toutes les éloges possibles et les comparaisons les plus flatteuses ? Cette publicité démesurée ferait presque oublier que Dany Boon 

    s'est lancé dans ce projet en tout simplicité et sans aucune prétention. Ses seuls maîtres mots sont divertir et faire découvrir sa Région natale.

    Bienvenue Chez Les Ch'tis, sous ses dessous de comédie française bien grasse, dresse avec finesse des portraits très humains et très simples. En poussant à la caricature, les personnages se révèlent touchants et attendrissants. Au delà des bons gags et des scènes désopilantes, se révèle une véritable passion de Dany Boon à s'intéresser à tout à chacun et à leur banal quotidien.

    Le nouveau film de notre comique du Nord n'a pas besoin de comparaison avec d'illustres prédécesseurs pour affirmer son identité. Bienvenue Chez Les Ch'tis est un film de gens pour les gens avec toute la sincérité d'un Dany Boon généreux. Il ne faut pas y chercher un quelconque chef-d'oeuvre mais tout simplement y découvrir un immense plaisir à partager entre nous.

    Á Retenir : une tournée postale bien arrosée, une fricadelle bien mystérieuse, un policier compréhensif, des pieds frigorifiés et une mère de caractère.
    Note : 8/10

    August 14

    CinéCrissou : Paris de Cédric Klapisch

     
     

    Un jeune danseur, résidant à Paris, est gravement malade. Malgré l'aide de sa soeur, il change au fil des jours son opinion sur les gens qu'il croise au quotidien. A quelques pas de son existence, d'autres quotidiens méritent également une attention plus humaine : un maraîcher, une boulangère, un prof de fac, une assistante sociale, un sans-papier africain ou encore un architecte. Ces destins vont se croiser de près ou de loin dans la ville lumière.

    Après quelques courts métrages, Cédric Klapisch passe au long métrage avec Rien Du Tout (1991). Il enchaîne les réussites telles que Le Péril Jeune, Chacun Cherche Son Chat, Un Air De Famille, L'Auberge Espagnole ou encore Les Poupées Russes.

    Cédric Klapisch est un de ces réalisateurs qui ont redonné un peu de tonus au cinéma français ces quinze dernières années. Son nouveau film est à l'image des ses précédentes réalisations où des gens 

    d'horizons différents se croisent et s'entrecroisent. Ces rencontres font naître des relations inattendues et surprenantes où chacun se dévoile enfin.

    Dès le premier quart d'heure, Paris propose toutes les ficelles du cinéma de Cédric Klapisch, aidé par l'incontournable Romain Duris. Le réalisateur voulait revenir à sa ville fétiche après plusieurs voyages à l'étranger mais il ressert les mêmes ingrédients qui ont fait sa renommée et son succès. Pendant plus de deux heures, il nous fait découvrir des horizons différents mais sans jamais nous émouvoir.

    Il est temps pour Cédric Klapisch de se remettre en question car il s'enferme tout doucement dans un genre stéréotypé. Paris décevra tous les fans du réalisateur qui le suivent depuis ses débuts mais il ravira ceux qui le découvrent aujourd'hui. A défaut de surprises et de nouveautés, cette comédie dramatique à Paris n'ennuie cependant pas mais laisse un méchant goût de trop peu.

    Á Retenir : un prof pas doué en SMS, une boulangère pointilleuse, une assistante sociale pas écoutée, une serveuse malmenée et un maraîcher amoureux.
    Note : 6/10

    August 13

    CinéCrissou : Import Export de Ulrich Seidl

     
     

    Le parcours de deux destins s'entrecroisent entre l'Ouest autrichien et l'Est ukrainien. Olga, jeune infirmière fuit la pauvreté de l'Ukraine pour devenir femme de ménage dans un service gériatrique en Autriche. Paul, agent de sécurité à Vienne est viré. Se retrouvant au chômage, il prend la route avec son beau-père en direction de l'Ukraine pour exporter quelques jeux vidéo. Tous les deux sont à la recherche du bonheur et de l'argent.

    Réalisateur autrichien, Ulrich Seidl réalise une série de courts métrages dans les années 80. Il passe ensuite au long métrage documentaire dont Animal Love (1996) et Models (1999) avant de réaliser sa première fiction Dog Days en 2001.

    Faisant suite à Dog Days, qui avait défraillé la chronique par son réalisme cru et sans concession, Import Export propose une approche similaire, sur la pauvreté et la solitude de l'être humain. Avec ce 

    second long métrage de fiction, Ulrich Seidl sort de l'ombre ces oubliés de notre société, assoiffée de rentabilité maximum et délaissant les moins productifs.

    Dans une ambiance presque mortuaire, la caméra de l'Autrichien montre sans détournement l'humain dans son côté le plus sombre : égoïsme, mépris, solitude, pauvreté et abus de pouvoir. De telle sorte que nombreuses scènes dérangent tant par son propos que par son réalisme quasi documentaire. Ici, le corps humain ne représente plus qu'un objet de consommation, à jeter sans remord après emploi.

    Âmes sensibles abstenez-vous ! Au travers de son film déprimant et moralisateur, Ulrich Seidl secoue les consciences. Malgré une évidente banalisation de ces misères dans notre quotidien, Import Export ne peut laisser personne indifférent. Et c'est là que le film frappe juste et fort, à lutter contre une indifférence naissante de cette misère qui grandit chaque jour et qui nous émeut de moins en moins.

    Á Retenir : une brosse à dents pour renard empaillé, de la Stella Artois en Ukraine, un beau-père lamentable, une webcam racoleuse et un agent de sécurité pas très efficace.
    Note : 8/10

    August 11

    Le Drive-in Movies a un petit frère gratuit !

     
     

    A Bruxelles, tout le monde connait le Drive-In Movies du Cinquantenaire, même s'il change de sponsor tous les ans (souvenez-vous de Douwe Egberts).

    Pour cette édition 2008, le Walk-in Movies vient de naitre. Le principe est presque le même à deux choses près : pas de voiture mais juste ses petites jambes et c'est totalement gratuit.

    Du 13 août au 9 septembre, tous les mercredis et jeudis (soit 8 soirées au total), un film est projeté sur l'esplanade du Cinquantenaire. L'entrée est gratuite, 

     

    seuls les transats et autres boissons joyeuses sont payants.

    Les films projetés ont pour thème commun la musique. Ce sont les votes des internautes qui décident quels seront les huit films projetés, sur base d'une liste de 24 métrages disponible sur le site de l'événement. Ce mercredi 13 août, nous auront droit à Grease et le lendemain, à La Môme. Les projections débutent à 22h30 tandis que les bars ouvrent dès 18h30.

    Pour les plus curieux, le programme complet se trouve juste ici !

    August 07

    CinéCrissou : Stuck de Stuart Gordon

     
     

    Brandi, jeune infirmière bientôt promue chef de service, s'éclate avec son mec dans une boîte branchée. Après quelques verres et autres substances, elle rentre en voiture chez elle. En route, elle renverse un SDF qui traversait et il vient s'encastrer dans son pare-brise. Au lieu de l'emmener aux urgences, elle préfère rentrer la voiture dans son garage et laisser la victime dans cet état, à l'abri des regards. Voilà ce SDF prisonnier bien malgré lui !

    Stuart Gordon est un incontournable du cinéma fantastique américain depuis le milieu des années 80. À son CV, Re-Animator (1985), Fortress (1983), Castle Freak (1995), Space Truckers (1996), Dagon (2001) ou encore son thriller noir King Of The Ants (2003).

    L'inquiétude était de mise avec ce nouveau film du célèbre réalisateur américain. En effet, dans sa déjà longue carrière, il nous a offert quelques bijoux mais également quelques déceptions bien salées.  

    En 2003, son King Of The Ants laissait entrevoir un renouveau dans son cinéma avec un contexte plus social et une atmosphère plus noire. Stuck rentre dans la même veine que son prédécesseur.

    À partir d'un pitch de deux lignes et d'un budget limité, Stuart Gordon frappe juste avec un thriller au réalisme dramatique dérangeant. S'attaquant férocement à l'individualisme et à la réussite à tout prix de notre société actuelle, il secoue son public de bout en bout malgré un contexte réduit d'un homme dans un pare-brise. Au fur et à mesure, Brandi l'infirmère, perd le contrôle de la situation, plus par mauvais choix que par méchanceté, piégée par une société qui ne veut que de la réussite.

    Stuart Gordon réussit le retour gagnant. Au travers de ce simple thriller noir, il critique une société malade tout en y ajoutant une pointe d'humour et un soupçon de gore. L'alchimie est parfaite et Stuck, film à petit budget en devient un film coup de poing, qui maltraite notre quotidien. A voir et à revoir égoïstement pour notre plus grand plaisir !

    Á Retenir : un petit éclat dans le pare-brise, un chien bien curieux, un tueur d'hommes inoffensif, des voisins pas assez curieux et un klaxon assourdissant.
    Note : 8/10

    CinéCrissou : 13 Beloved de Chookiat Sakveerakul

     
     

    Puchit vit une journée de merde. Il vient de perdre son travail, sa voiture et est endetté jusqu'au cou. A deux doigts de péter un câble, il reçoit un appel sur son GSM afin de participer à un jeu radio. S'il accomplit avec brio 13 épreuves, il remportera 100 millions de baths (+/- 2 millions d'euros). Puchit se rend rapidement compte que son interlocuteur connait tout de sa vie et de ses gestes tandis que les épreuves sont de plus en plus dangereuses et illicites.

    Mis à part qu'il a un Nom imprononçable et qu'il est thaïlandais, Chookiat Sakveerkul a réalisé en 2004, son premier film Pisaj. Âgé de 25 ans, il revient en 2006 avec le thriller sanglant 13 Beloved en tant que scénariste et réalisateur.

    L'un des plus jeunes rélisateurs de Thaïlande propose un thriller dont l'intrigue est basé sur un concept succinct mais diaboliquement efficace.  A ce titre, 13 Beloved peut être comparé à Saw de  

    James Wan, à Cube de Vincenzo Natali ou à Chute Libre de Joël Schumacher pour le parcours de personnage principal.

    Á l'instar de Michael Douglas, le héros de 13 Beloved va accepter une descente aux enfers où il va perdre toute dignité humaine pour le seul appât du gain. Sans jamais s'éloigner du genre, avec une excellente approche psychologique, Chokkia Sakveerkul en profite pour y inclure une critique sociale du monde capitaliste d'aujourd'hui... Le tout s'en jamais donner de temps morts à son public.

    13 Beloved est un film très fort et qui frappe juste. L'acteur Noi Sukosol fait preuve d'un véritable charisme et est à l'aise dans chaque situation. Seul regret, une épreuve finale qui laisse un peu sur sa faim malgré une noirceur extrême. Un thriller qui nous happe dès les cinq premières minutes pour ne plus nous lâcher jusqu'au générique de fin, premier moment de répit après deux heures de film !

    Á Retenir : une mouche pleine de conséquences, un petit coup chaise punitif, pas de pitié pour un sans-abri, une route sanglante pour les motards et un plat typiquement thaïlandais ?
    Note : 8/10

    August 06

    CinéCrissou : Exte : Hair Extensions de Sion Sono

     
     

    Des agents de la douane découvrent une quantité énorme de cheveux, utilisée pour fabriquer des extensions capillaires. Seul hic, le cadavre d'une jeune fille au crâne rasé se trouve dans le lot. L'autopsie révèle que des organes internes ont été prélevés par un réseau de trafiquants. Yamazaki, gardien de la morgue tombe amoureux de ce cadavre et l'enlève. En la ramenant chez lui, il découvre un phénomène étrange, ses cheveux poussent encore.

    Né en 1961 au Japon, Sion Sono est scénariste et réalisateur au cinéma mais également écrivain et poète. Avec plus d'une dizaine de films à son actif dont Suicide Club (2002) et Strange Circus (2005), il revient en 2007 avec Exte : Hair Extensions.

    Réalisé pour un grand studio japonais, ce nouveau film d'horreur de Sion Sono n'en perd pas pour autant une ambiance très décalée, marque de fabrique de son auteur. Le sujet est suffisamment dingue

    pour laisser libre cours à toute forme d'imagination et d'extravagance. Le thème principal n'est autre que les extensions de cheveux, véritable phénomène de mode au Japon.

    Autant afficher la couleur tout de suite, il n'y a pas que les cheveux qui partent dans tous les sens ! Entre horreur (les extensions de cheveux tueuses) et l'humour (le gardien de la morgue complètement barge), Sion Sono évoque judicieusement quelques thèmes sociaux dont le trafic d'organes, les enfants battus ou encore le souci permanent de l'apparence physique.

    Malgré que le film parte dans tous les sens, Exte : Hair Extensions ne perd jamais son fil conducteur. Les fantômes de l'horreur sont parfois plus proches que ce que nous croyons. En effet, l'être humain peut avoir des comportements qui inspirent le dégoût et la colère. Ce nouveau film de Sian Sono est un OVNI de plus, non dénué d'intérêts et qui évite le ridicule malgré un pitch assez tordu !

    Á Retenir : des cheveux qui poussent vite, une soeur bordélique, un gardien de la morgue aussi atteint que ses cadavres, un salon de coiffure très frenchy et un appartement très chevelu.
    Note : 6/10

    August 05

    MaraboutCrissou n°6 : Réussir sa photo avec son artiste préféré

     
     
    Tout d'abord, il est important de repérer la position des musiciens sur scène car en général, c'est le chanteur qui s'amuse à prendre les photos. Ensuite, placez-vous judicieusement dans la foule en analysant mathématiquement les angles de vue. Remarque importante, ne vous mettez pas derrière un joueur de basket... vous risquez de ne pas être sur cliché et de ne rien voir du concert. Il ne reste plus qu'à être patient jusqu'au moment fatidique. Si l'artiste est sympa, il fera un zoom sur le public, par contre, s'il est plutôt du genre égocentrique, il faudra galérer pour vous retrouver sur la photo (pour Balimurphy à Esperanzah ci-dessous, j'ai dû fouiner pendant 30 secondes).
     
     

    Cinécrissou : Frontière(s) de Xavier Gens

     
     

    Alors que l'extrême droite est sur le point de prendre le pouvoir, quelques jeunes commettent un braquage et sont poursuivis par des flics sans scrupule. Obligés de prendre la fuite, ils quittent la ville et se réfugient dans une auberge isolée près de la frontière. La quiétude semble régner dans ce coin de pays campagnard mais rapidement, les tenanciers vont dévoiler leur vrai visage... celui de la folie et de la violence meurtrière. Désormais, seule la survie compte !

    Après deux courts-métrages, Born To Kast (2000) et Au Petit Matin (2005), Xavier Gens accepte de réaliser Hitman (2007), film de commande américain assez décevant. Dans la foulée, il réalise son vrai premier long métrage personnel, Frontière(s).

    Le cinéma français d'horreur se réveille quelque peu. Avec des films comme Haute Tension d'Alexandre Aja ou À L'Intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo, le genre peut compter sur un certain

    regain de forme en France. Xavier Gens et son Frontière(s) se positionnent dans cette volonté de rebooster le genre dans l'hexagone, à l'image du cinéma espagnol ou britannique.

    L'affiche annonçait la couleur et elle ne trompe pas sur le contenu. Frontière(s) joue à fond la carte du gore avec quelques scènes effectivement très sensibles. Dans une ambiance solidement posée, le sang coule à flot et les victimes ne sont pas ménagées. Les fans du genre seront plus que ravis et pourront s'extasier sur quelques meurtres bien sanguilonants.

    Xavier Gens ose jouer la carte du grand show gore dans un cinéma français toujours un peu trop rigide. Tout y est excessif mais reste très divertissant... En effet, Frontière(s) ne propose rien d'autre. Le pseudo contexte politique ne sert à rien et est quasi inexistant, les acteurs sont mauvais et le réalisateur la joue un peu trop clin d'oeil aux références du genre. Malgré tout, un tout bon film gore !

    Á Retenir : un bain de boue assez dégueu, un coiffeur flippant, une auberge trop brièvement accueillante, un coup de gaz toxique et une tête qui explose comme une citrouille.
    Note : 7/10

    August 04

    Excellente nouvelle... le retour du PleinOPENair

     
     

    Voilà une bonne nouvelle qu'elle est bonne ! Le PleinOPENair est de retour et il a déjà sévi le week-end dernier du côté de la Gare de l'Ouest.

    Pour rappel, le PleinOPENair offre des concerts, des ballades, des débats et des projections de film en plein air. Tout cela, dans une grande convivialité !

    Ce week-end (8 et 9 août), nos amis du Nova seront près de Tour & Taxis, rue de Molenbeek n°196-202. A ne pas rater samedi, la projection du film d'horreur They Live de John Carpenter prévue à 21h40.

     


    Le week-end suivant (15 et 16 août), le pleinOPENair investit les champs du côté de Neerpeede (entre la Schollestraat, le boulevard Henri Simonet et le sentier vicinal). Pour les plus courageux, une ballade pédestre est organisée le samedi 16 août à 17h. Une heure plus tôt, c'est carrément une cueillette de plantes qui vous occupera. Accompagnés d'herboristes, vous partirez à la recherche de plantes sauvages et comestibles. Cerise sur la gâteau, cette cueillette sera suivie d'un workshop pour préparer au mieux toutes ces plantes dans vos recettes.

    Pour les plus curieux, le programme complet se trouve juste ici !

    CinéCrissou : Doomsday de Neil Marshall

     
     

    En 2008, un virus dévastateur tue des milliers de personnes en Angleterre. Par précaution, les autorités isolent la zone contaminée du reste du monde. 25 ans plus tard, le virus réapparait et tue à nouveau. Cependant, une solution existe peut-être car dans la zone mise en quarantaine, il semblerait qu'il y ait encore de la vie. Les autorités en déduisent qu'un antidote a été trouvé et une équipe de militaires est envoyée dans ces lieux abandonnés depuis 25 ans.

    Découvert au BIFFF en 2002 avec le récompensé Dog Soldiers, Neil Marshall avait pleinement confirmé son talent dans le genre, avec un claustrophobique The Descent en 2005. Trois ans plus tard, il revient avec Doomsday, entre science-fiction et horreur.

    Le réalisateur a su, en deux films seulement, être un digne représentant du renouveau du cinéma d'horreur en provenance du Royaume-Unis. Conjointement avec des réalisateurs comme Billy

    O'Brien ou Christopher Smith, ils ont réussi à redonner de la vitalité au genre. Pour sa troisième réalisation, Neil Marshall tente le film post-apocalyptique soupoudré d'un peu de guerilla médiévale (oui oui, vous avez bien lu).

    Première bonne nouvelle, Doomsday est aussi décalé que ses deux prédécesseurs. Dans une ambiance très Mad Max dans sa première partie, le film ne cache pas ses intentions : divertir et en mettre plein la vue. Aucun moment de répit, les scènes d'action se succèdent à un rythme éffréné... tellement rapidement, que nous basculons en un instant de l'apocalypse total à une ambiance médiévale, sans transition aucune. Il y a de quoi être dérouté plus d'une fois tout au long du métrage.

    Doosmday s'assimile à un grand jouet pour un Neil Marshall très jouette. Il bourre son film de références et d'actions sans se mettre aucune limite. Le résultat final donne un énorme patchwork brassant les sous-genres du fantastique et de la science-fiction qui manque foncièrement de rigueur et de véritable fil conducteur. Cependant, Doomsday est un véritable film d'auteur, délivrant une oeuvre d'un passionné pour tous les fans du genre... un très beau cadeau en quelque sorte !

    Á Retenir : un entrepôt généreusement fourni, un repas à la sauce Frankie Goes To Hollywood, un incontournable château écossais, une course-poursuite très speed et il ne manque plus que Mel "Mad Max" Gibson.
    Note : 8/10

    August 03

    MaraboutCrissou n°5 : Comment louper le déménagement d'un pote

     
     
    Lorsque que vous recontrez un pote en festival et qu'il vous parle de déménagement... méfiez-vous ! S'il évoque le sujet, c'est qu'il est en manque de main d'oeuvre. De plus, s'il  vous offre toutes les 30 secondes une chope, la situation semble encore plus compromise pour vos pauvres petits muscles. Pour ne pas être embarqué dans cette aventure trop sportive, éclipsez-vous discrètement à l'instant même où il lâche la date prévue de ce décathlon. Petite remarque importante pour les débutants, ne partez pas sans votre chope !