Christophe's profileLe monde zoyeux de Criss...PhotosBlogLists Tools Help

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    July 31

    Brussels Summer Festival dans un petit mois

     
     

    Pour le retour des sorties à 0 € sur ce magnifique et modeste blog, je vous présente le Brussels Summer Festival qui se déroulera du 21 au 31 août à... Bruxelles ! Nouveauté pour cette édition, des concerts payants mais heureusement, il y a encore de très bons concerts pour 0 € ! Sortez vos agendas et notez déjà quelques concerts qui en valent la peine selon les goûts de Crissou.
    - Le vendredi 22 août sur la place Rouppe, un peu de Rock avec Hollywood Porn Stars, Deportivo et The Von Durden Party Project.

     

    - Le samedi 23 août toujours sur la place Rouppe, big fiesta avec Sergent Garcia, Oaistar vs Papet J (des Marseillais Massilia Sound System) et Two Star Hotel.

    - Le dimanche 24 août sur la place de la Monnaie, virage à 180° avec du rap français et belge : Hocus Pocus, James Deano et AB7.

    - Le mercredi 27 août sur la place d'Espagne, au tour de la chanson française avec la trop discrète Jil Caplan et Sacha Toorop.

    - Le dimanche 31 août au Mont des Arts, petite soirée "découvertes belges" avec My TV Is Dead, Attica, Urshey et Djiel.

    Pour les plus curieux, le programme complet se trouve juste ici !

    July 22

    MaraboutCrissou n°4 : Comment réussir son entrée en scène

    Une entrée en scène est déclarée réussie lorsque plus de 13.000 personnes se lèvent d'un seul homme et pogottent comme des cons dès l'entame de la première chanson. Attention cependant, une entrée en scène réussie peut provoquer des lésions graves aux appareils photos numériques et autres GSM avec caméra embarquée.
             
             
             
     

    Pérou : Conclusions et suite ?



    Que retenir de ce périple au Pérou ?
    Des gens charmants, souriants, toujours disponibles, et ce malgré une certaine misère. Des paysages magnifiques, des ruines impressionnantes et un Machu Picchu unique. En mémoire également, un pays qui fonctionne au quotidien parfois avec deux fois rien, tel un équilibriste sur un fil suspendu. Une envie aussi, celle de retourner :
    1°) au Pérou pour y découvrir le nord du pays
    2°) en Amérique du Sud pour retrouver cette ambiance de vie si particulière.

    Difficile le retour à la réalité ?
    Il est évident que notre voyage a parfois provoqué des chocs face à une certaine réalité :
    - Le passage de la pauvreté sur les îles du lac Titicaca à la vie réussie de Betty et son mari.
    - Le décollage à Cuzco m'a donné l'impression de quitter le pays avant l'heure.
    - Lima dénote énormément avec la nature sauvage rencontrée dans le reste du pays.
    - Le contraste entre les visages souriants des Péruviens et les visages fermés des Américains.
    - Les gens qui râlent pour des bêtises et pour un rien à Bruxelles.

    Cela vous donne des envies ?
    Vous avez bien raison ! Alors, n'hésitez pas à nous contacter, nous avons tout noté pendant notre séjour (hébergements, transports, tarifs, etc.) dans le but de pouvoir aider de prochains aventuriers en quête de mystérieuses cités d'or.


    J24 & J25 : New-York, Bruxelles, no comment... ou presque !



    Non pas qu'il n'y a rien à voir à New York ou rien à raconter, mais après plus de 20 jours passés au Pérou, l'envie n'est tout simplement pas là à décrire cette journée passée entre les grattes-ciel américains.

    Je pourrais toujours vous parler de la grossièreté de la population, du personnel déplaisant à l'aéroport, du contrôle à l'immigration où tout le monde est susceptible d'être un terroriste, du contrôle douane où il pleut des questions ridicules non-stop, du prix exorbitant du train pour se rendre au centre ville, de la surcharge pondérale des gens mais je préfère garder mon esprit dans la cordillère des Andes.

    Deux choses cependant m'ont tout simplement choqué ! De un, les militaires qui font du recrutement en plein centre de Time Square, à grands renforts de concerts, de jeux physiques pour ados et présentation de chars, pour envoyer de la chair à saucisse en Irak. Tandis que du côté des anciennes tours jumelles, des Américains sans scrupules, vendent des photos des attentats du 11 septembre. Alors que toute le pays a été choqué par ces événements, ces mêmes Américains acceptent que des compatriotes se fassent du pognon sur le dos de nombreux morts. J'étais tout simplement scandalisé !

    Notre deuxième vol sur Bruxelles s'est passé sans aucun problèmes et notre arrivée à Bruxelles s'est faite évidemment sous la pluie.

    J23 : Lima - New York, Chicken or Beef ?



    Enfin une grasse matinée au Pérou ! Nous nous levons à 9h30 pour aller déjeuner. Louloutte se contente d'un jus de fruits tandis que je passe au buffet petit déjeuner. Louloutte est toujours un peu malade et de mon côté, j'ai également l'estomac qui gargouille méchamment. Vers 11h, nous quittons l'hôtel et chopons à taxi à proximité du Parc Kennedy. Notre taximan est écuadorien et n'arrête pas de chanter pendant le trajet.

    A l'aéroport, nous remercions notre taximan chantant et déposons nos bagages à la consigne pour ne pas devoir les trimballer toute la journée en ville. Nous passons au bureau de Continental Airlines pour avoir la confirmation de notre retour à Bruxelles avant de nous rendre au centre de Lima et sa Place des Armes.

    A peine au centre ville, nos estomacs perturbés réclament de la nourriture. Nous trouvons un petit resto sympa dans une rue piétonne. En guise de digestion, nous glandons sur la Place des Armes. Nous décidons quand même de bouger et de visiter les environs de la place : palais du gouverneur, église et couvent de San Francisco ainsi qu'une rue commerçante piétonne. En revenant sur la Place, nous rencontrons une jeune étudiante qui doit faire un travail en anglais. Nous l'aidons quelque peu avant de reprendre le taxi pour l'aéroport.

    Nous retrouvons, à regrets, les bêtes questions des employés de Continental Airlines ainsi que la fouille, au hasard, des bagages avant le check-in. Dans le tunnel pour entrer dans l'avion, nouvelle fouille des bagages à main et hop, c'est pour ma pomme ! Nous quittons le sol péruvien à 23h avec une grosse merde comme film du jour "Water Horse" (je commence déjà à regretter les gros films pourris et délires des bus péruviens). Le souper arrive, oh surprise : "chicken or beef ?". Après ce retour à la nourriture industrielle, Louloutte et moi essayons de dormir en espérant que les estomacs vont tenir le coup.

    Pensée du jour : A quoi ressemble une capitale en Amérique du Sud ?
    Tout d'abord, c'est grand... c'est même très grand ! Au dernier recensement, 8 millions et demi d'habitant pour une superficie de 2.664 km². Ensuite, on y croise énormément de bidonvilles et de pauvreté en dehors des quartiers à touristes. La circulation routière est tout simplement infernale et cerise sur le gâteau, Lima est une des villes les plus polluées du monde.
    Rencontre : un taximan écuadorien qui nous conseille vivement de visiter le nord du Pérou ainsi que son pays natal. Souriant, chanteur, guide, il a l'art de mettre ses clients de bonne humeur.
    Découvertes :
    - Il n'est jamais très rassurant de voir un taximan sortir du taxi pour fermer le coffre à clef.
    - Toujours inquiétant de ne pas voir nos Noms sur les vols de retour prévus.
    - Lima n'est très motivant quand on a l'estomac un peu retourné.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes :
    - New York (moyenne de 300 m)
    * Trajets :
    - Lima à New York : 5.854,85 km (avion)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : buffet
    - Dîner : potage puis alpaga, tomates, riz et frites
    - Souper : pizzas avant de décoller et chicken or beef après le décollage

    July 21

    J22 : Lima, Welcome To The Jungle !



    Mauvaise nouvelle, Louloutte est malade ! Depuis 3 heures du mat', elle a des crampes à l'estomac et passe son temps entre la chambre et la toilette. Elle reste au lit jusque 9 heures et essaie de boire le thé magique de Betty. Nous décidons de changer de programme et de ne pas visiter les ruines de Tipon et de Piquillacta. Aujourd'hui, ce sera de la visite light pour ménager son estomac. Nous partons au centre de Cuzco pour profiter du deuxième jour du Corpus Christi. Nous passons également au marché de San Pedro, acheter des feuilles de coca pour mes chers collègues. Nous nous reposons ensuite en face de l'église La Merced.

    Nous partons manger pas loin du centre avant de rentrer chez Betty. Louloutte se sent de nouveau très mal. Nous disons au revoir à Betty et à Toto et prenons le taxi pour l'aéroport. Pendant que je paie la taxe d'embarquement, Louloutte me fait une quiche royale dans un très beau sac plastique. Vu son état, je ne soupçonne même pas que c'est un truc pour que je porte son sac. Après quelques passages aux différentes toilettes de l'aéroport, nous montons enfin dans l'avion pour Lima. A 16h30, nous décollons avec une superbe vue sur Cuzco, coincée entre les montagnes, et je me mets à pleurer quelque peu pendant que Louloutte s'endort.

    Nous arrivons à Lima à 17h30 et récupérons rapidement nos bagages. A la sortie de l'aéroport, nous sommes assaillis par les taximen mais nous tenons bon et arrivons à avoir un taxi pour 20 soles à destination du quartier de Miraflores. Le conducteur est protégé par une grille tandis que la circulation est incroyable en ville. Après de nombreux bouchons, nous arrivons à notre hôtel Las Palmas, protégé par un garde à l'entrée. Notre réservation de la veille était bien arrivée mais nous n'avons qu'une chambre double au lieu d'une matrimoniale (nous commencçons à avoir l'habitude de faire lit à part).

    Malgré la fatigue et l'estomac détraqué de Louloutte, nous nous forçons à aller manger. Sans le savoir, nous atterissons à Pizza Street à quelques mètres de notre hôtel. Je découvre de la Stella Artois sur la carte des bières. Elle est produite en Argentine et accompagne mon spaghetti carbonara tandis que Louloutte se contente d'un potage. Peu de temps après, nous sommes au lit en espérant que notre état de forme sera meilleur que celui d'aujourd'hui.

    Pensée du jour : Que trouve-t-on à Pizza Street ?
    Dans le quartier touristique de Miraflores, il existe une rue appelée "Pizza Street". Est-il besoin de préciser que cette rue est supra-touristique ? On y trouve que des restaurants et bars touristiques où les pâtes et les pizzas sont reines. Si cela ne vous suffit pas, il y a également énormément de discothèques pour faciliter la digestion des olives noires.
    Rencontre : Durant la journée, Louloutte a rencontré pas mal de toilettes de bonne qualité de manière générale.
    Découvertes :
    - Ils ont de la Stella Artois à Lima.
    - Les taximen à Lima sont très envahissants.
    - L'énorme pollution à Lima.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes :
    - Lima (12 m)
    * Trajets :
    - Cuzco à Lima : 574 km (avion)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pain, confiture, beurre, jus de fruits et thé
    - Dîner : milanesa de pollo
    - Souper : potage pour Louloutte et spaghetti carbonara pour Crissou


    J21 : Trek de Choquequirao, une Dream Team pendant 4 jours !

    A l'aube, nous ne changeons pas nos habitudes et nous nous réveillons à 4h15 du mat' pour déjeuner. Avant de se mettre en route, Louloutte se rend compte qu'elle a oublié ses lunettes dans la tente, déjà repliée et rangée. Heureusement, elle sont pliées mais pas cassées. A 5h, nous démarrons à la lampe frontale pour une première partie difficile jusqu'au col de Capuliyoc. Par moment, nous traversons des nuages et dans la dernière montée, nous apercevons deux cuys sauvages.

    Après le col, nous croisons un premier couple qui va jusqu'au Machu Picchu en passant par Choquequirao (+/- 8 jours de marche). Quelques kilomètres plus loin, nous rencontrons un autre couple dont le muletier, parti bien plus tard et aperçu bien après le couple, nous demande si ses touristes sont déjà loin. A l'approche de Cachora, la propriétaire d'une maison nous offre des biscuits. Nous discutons avec elle avant de repartir sur Cachora où nous croisons encore un duo de dames âgées mais aussi tout un groupe de touristes.

    A Cachora, nous dînons et offrons une bière à toute l'équipe en remerciement de ces 4 jours impeccables. Pour rentrer sur Cuzco, nous prenons un bus touristique qui arrive vers 15h à l'ancienne ville inca. Nous remercions Raoul et Hernan qui nous déposent chez Betty. Toute la famille est présente à la maison car c'est la fête dans Cuzco. Nous partons au centre ville pour célébrer la fin de notre trek par un délicieux gâteau au chocolat et profiter des festivités de Corpus Christi.

    Nous rentrons ensuite chez Betty pour souper et nous regardons le foot avec Toto à la télé. Un nouveau jeune américain vient d'arriver chez Betty avec qui nous discutons. Toto parle de ses voitures : Fiat 500, Ford Mustang et Toyota Corolla avant de nous surprendre avec une denrée rare au Pérou : une Chimay Bleue ! Il l'a reçue de Fanny, une étudiante belge qui avait vécu six mois chez Betty. Nous prenons une bonne douche et préparons les sacs pour notre avion de demain.

    Pensée du jour : Qu'est-ce que le Corpus Christi à Cuzco ?
    Cette fête est née de la volonté des Espagnols de remplacer les fêtes locales par des fêtes catholiques. Pendant deux jours, Cuzco vit au rythme du Corpus Christi. Le premier jour voit les Vierges et les Saints quitter leur église respective pour se rejoindre Place des Armes. Ils sont accompagnés d'orchestres et de groupes déguisés et passeront la nuit dans la cathédrale. Le deuxième jour, ils sortent sur la place pour assister à la grande messe donnée en plein air. Pendant ces deux jours, un plat typique est proposé et appelé Chiriuchu, ensemble de viandes et de légumes froids et piquants.
    Rencontre : Une péruvienne assez âgée qui habite à proximité de Cachora dans une magnifique demeure. Elle vient de Dallas aux Etats-Unis mais préfère de loin la vie à Cachora.
    Découvertes :
    - Toujours dangereux d'oublier ses lunettes dans une tente.
    - Toto possède une magnifique Ford Mustang blanche dans son garage.
    - Toto est très fier d'avoir une Chimay Bleue chez lui.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Capuliyoc (2.800 m) - Cachora (2.972 m)
    * Trajet :
    - Chiquisca à Cachora : 19 km (à pied)
    - Cachora à Cuzco : 175 km (bus touristique)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : crêpes et cake
    - Dîner : potage puis spaghetti bolognaise
    - Souper : potage puis spaghetti bolognaise

    Les nuages s'installent dans la vallée
    Ca grimpe bien depuis ce matin !
    Nous passons au travers d'un nuage
    La verdure à proximité de Cachora
    Nous avons réussi : 2 x 32 kilomètres !
    Nous avons vaincu les bornes kilométriques
    Photo de la fine équipe
    Toto et sa Fiat 500
    Quelques traces après 4 jours de marche
    La résistance dans le pommeau !

    J20 : En tête-à-tête avec les ruines de Choquequirao !

    Ce matin au programme, j'ai prévu une opération photos de Choquequirao. A 6h, je suis prêt tandis que Louloutte prolonge encore un petit peu sa nuit. Ronald m'apporte un thé avant que je rejoigne le site des ruines. Pendant une grosse heure, je me ballade au sein de Choquequirao où je suis tout seul. J'en ressens une ambiance particulière et magique, je me sens tout petit au milieu de ces murs incas. A 7h30, je suis de retour au camp où tout le monde est prêt pour le petit déjeuner.

    Une heure plus tard, nous quittons les lieux en laissant derrière nous, les ruines de Choquequirao et les 100 personnes qui fouillent chaque jour le site. Nous attaquons la descente vers le rio Apurimac vers 9h50. Cette descente se fait de manière très cool mais plus on approche du bas de la vallée, plus la chaleur monte. Nous traversons le pont à midi alors qu'il fait pétant de chaud. Après une petite pause au péage où nous redonnons nos Noms, nous entamons la dernière ligne droite du jour ou plutôt un dernier zig zag en plein soleil, très raide et qui fait très mal aux jambes.

    Nous arrivons au camp vers 13h après avoir souffert pendant une heure dans cette dernière montée. Nous dînons à l'ombre pour encore un excellent repas. Ensuite, nous profitons de l'après-midi pour nous reposer avant les derniers kilomètres de demain matin. Nous sommes les seuls au camp, il n'y a pas d'autres touristes aujourd'hui sauf le couple de Slovènes qui arrive bien plus tard.

    Nous prenons une douche bien froide avant de se prélasser au soleil en faisant des mots cachés (je vous rassure, ils étaient en français). Nous mangeons vers 18h en terminant le repas à la lampe frontale. Après une bonne digestion, nous rejoignons notre tente. En chemin, nous testons les toilettes locales, une expérience insolite qui demande adresse et précision.

    Pensée du jour : Des fouilles à Choquequirao ?
    Le site de Choquequirao continue d'être fouillé quotidiennement. Une équipe d'une centaine de personnes, armées de leur machette, s'attaque chaque jour à la végétation locale pour mettre à nu le site de Choquequirao. Cette équipe est composée de Péruviens et de Français qui campent sur place et que les touristes peuvent croiser tôt le matin avant qu'ils ne partent sur les ruines.
    Rencontre : Ronald, notre muletier, n'arrête jamais. En plus de faire le trajet avec ses deux mules, il aide Raoul a faire la cuisine, monte les tentes et est toujours là à nous aider en toutes circonstances.
    Découvertes :
    - Pas évident de faire ses besoins en visant le trou dans la terre qui fait office de toilette.
    - Ca tue les jambes de monter un dénivelé de 400 mètres en plein soleil.
    - Les mules ont une drôle de manière de se gratter le dos.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Rio Apurimac (1.520 m) - Chiquisca (1.930 m)
    * Trajet :
    - Choquequirao à Chiquisca : 13 km dont beaucoup en descente (à pied)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : omelette aux lards et tomates puis cake et chocolat chaud
    - Dîner : potage puis pâtes, légumes, poulet, frites et panés appelés "Punkie"
    - Souper : potage puis chili avec cuisse de poulet, concombres, tomates, riz et frites

    Tout le monde dort encore ou presque
    Même en forêt, pas moyen de se perdre !
    Choquequirao au petit matin
    Où sont les touristes ?
    Les terrasses d'expérimentation
    Ronald et ses mules
    Le campement est "juste" en face
    Enfin arrivés, nous pouvons souffler
    La tente est prête
    Une bonne douche bien froide !
    July 20

    J19 : Choquequirao ou "Les Mystérieuses Cité d'Or"

    Après un rude combat contre les moustiques, nous nous levons à 4h30 pour un petit déjeuner à la lampe frontale. A 5h30, nous démarrons toujours dans le noir pour une descente de 40 minutes jusqu'au pont qui enjambe le rio Apurimac. Juste avant le pont, nous passons au péage : le responsable prend note de nos Noms et Hernan paie le droit d'entrée au site de Choquequirao.

    Passés le pont, nous attaquons la terrible montée du jour, tout comme un couple de Slovènes quelques mètres derrière nous. La première partie est très difficile jusqu'au kilomètre 23. Deux kilomètres plus loin, nous pensons être au sommet mais pas du tout ! Après la traversée d'un petit rio qui coule depuis le haut de la montagne, nous entamons une nouvelle partie d'ascension très pentue pendant deux kilomètres. Après 4 heures de grimpette, nous arrivons au 28ème kilomètre, synonyme de sommet. Nous prenons une pause bien méritée. Le guide des Slovènes nous offre des fruits un peu particulier, qui ressemblent à des mangues.

    Nous repartons pour une heure de marche et arrivons à notre campement à plus ou moins 20 minutes des ruines de Choquequirao. Nous profitons d'un excellent repas avant une petite sieste d'une demi-heure. Vers 13h30, nous nous mettons en route pour les ruines. Raoul, notre cuistot, nous accompagne. habitué de l'Inka Trail, c'est la première fois qu'il visite les ruines de Choquequirao. Après une demi-heure, nous arrivons sur la place principale des ruines dans une ambiance particulière. Nous sommes quasiment les seuls touristes dans des ruines, qui sortent un peu au milieu de nul part au sein de la forêt.

    Nous descendons vers les terrasses des lamas pour une descente très raide avant une remontée tout aussi raide. Ensuite, nous grimpons au sommet du cérémoniel pour quelques photos d'ensemble du site. Nous suivons ensuite Hernan sur les ruines de l'autre sommet pour quelques explications sur la vie de Choquequirao. Après ces moments magiques dans ces ruines perdues, nous retournons au campement pour un goûter en forme de festin : popcorn, biscuits et thé. Nous nous reposons un peu de cette journée très sportive avant de souper à la bougie et de faire un gros dodo avec en tête un plaisant parallèle entre le dessin animé "Les Mystérieuses Cité d'Or" et les ruines de Choquequirao.

    Pensée du jour : Machu Picchu, Choquequirao, quelles différences, quels intérêts ?
    Ben, tout simplement, les sites sont incomparables. Le Machu Picchu est tout simplement impressionnant par son gigantisme et par l'aspect "intact" de ses ruines mais dont l'accès est facilité pour le tourisme. Les ruines de Choquequirao sont objectivement moins imposantes mais la démarche pour y arriver et l'aspect "sauvage" pour y accéder donne un cachet aventurier qui fait tout son charme. Nous avons l'impresssion d'être des explorateurs à la recherche d'une cité perdue, ce qui donne un ressenti unique et enivrant.
    Rencontre : Raoul, notre cuistot, parle principalement le quechua mais se débrouille en espagnol. Il prépare d'excellents repas, parfois forts européens, dans des conditions parfois difficiles.
    Découvertes :
    - Les ruines de Choquequirao se méritent à la sueur du front.
    - "Les Mystérieuses Cité d'Or" existent vraiment.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Rio Apurimac (1.520 m) - Choquequirao (3.085 m)
    * Trajet :
    - Chiquisca à Choquequirao : 13 km dont grosse grimpette (à pattes)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pancakes, confiture, beurre et thé ou maté de coca
    - Dîner : potage puis alpaga avec petits pois, riz et purée
    - Souper : potage puis lomo saltado avec riz - pudding au chocolat

    A tort, nous pensons être au sommet
    En face, le campement où nous dormions
    Enfin, le sommet au km 28 !
    Une pause bien méritée
    Nous apercevons les terrasses incas
    Nous reprenons des forces
    Les ruines à la sortie de la forêt
    Les terrasses des lamas
    Vue sur les bâtiments principaux
    Choquequirao au sommet de la montagne
    July 18

    J18 : Moustiques de Chiquisca vs. Louloutte & Crissou : 189 à 0

    Encore un réveil très matinal à 4h45 (nous commençons à avoir l'habitude) pour descendre rapidement déjeuner. Comme elle l'avait prévu la veille, Betty s'est également levée, uniquement pour nous préparer notre petit déjeuner. Dès que tout est prêt, elle repart se coucher en nous souhaitant une bonne marche. Un peu avant 6h, la voiture arrive pour nous embarquer et nous voilà en route pour Cachora à bord d'un taxi avec Hernan, notre guide et Raoul, notre cuistot.

    En cours de route, dans un petit village, notre taxi est arrêté par la police. La copine du taximan doit descendre du coffre et il reçoit une amende car nous étions trop nombreux dans la voiture. 600 mètres plus loin, il reprend la fille dans le coffre et à la sortie du village, il se fait rechoper par un deuxième contrôle. En montrant sa première amende, il a pu passer avec sa copine dans le coffre.

    A 10h15, nous dînons à Cachora et rencontrons notre muletier. Une demi-heure plus tard, nous nous mettons en route pour le trek, avec 19 km au programme du jour. Première découverte, des bornes kilométriques sont placées à chaque kilomètre jusqu'au site de Choquequirao. En chemin, nous faisons une rencontre un peu dangereuse, un troupeau de boeufs sur un sentier étroit. Notre guide a vite fait de se mettre à l'abri ! Pour le reste, nous profitons des paysage magnifiques de la vallée de l'Apurimac et ses sommets enneigés. Le parcours est assez cool en ce premier jour de marche.

    Après avoir passé le col de Capuliyoc, nous nous installons dans un petit campement à Chiquisca. L'endroit est très rudimentaire (simple trou dans la terre faisant office de toilettes) mais super sympa. Après le repas, nous rejoignons notre tente à la lampe frontale et commençons le combat contre les moustiques et autres bestioles qui piquent.

    Pensée du jour : Quelle est la différence entre un litre et un galon ?
    Intrigués par le prix de l'essence affiché aux pompes, nous demandons à Hernan, notre guide, s'il s'agit bien du prix au litre. Eh bien pas du tout ! C'est le prix pour un galon. Selon lui, un galon équivaut à un litre. Heureusement qu'il connait mieux l'histoire de son pays car un galon correspond à 3,79 litres. Tout d'un coup, le prix de l'essence au Pérou est bien plus raisonnable !
    Rencontre : Hernan, notre guide, maîtrise l'espagnol, le quechua et l'anglais. En plus d'être un excellent marcheur, il est véritablement passionné par l'histoire de son pays et de ses civilisations.
    Découvertes :
    - Un contrôle de flics peut en cacher un autre.
    - Ne jamais rester sur le chemin d'un troupeau de boeufs.
    - A pied, la vue des bornes kilométriques peut faire très mal au mental.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Cachora (2.972 m) - Capuliyoc (2.800 m) - Chiquisca (1.930 m)
    * Trajet :
    - Cuzco à Cachora : 175 km (taxi)
    - Cachora à Chiquisca : 19 km (à pattes)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, jus de fruit et thé ou maté de coca (merci Betty !)
    - Dîner : potage puis spaghetti bolognaise
    - Souper : potage puis burgers de poulet avec tomates, concombres, riz et frites

    En route pour un trek de 4 jours
    Première rencontre assez dangereuse
    La vallée de l'Apurimac est magnifique
    Le sentier n'est pas des plus plats
    Hernan, notre guide
    Difficile de se perdre !
    Tout est en fleur
    Enfin le kilomètre 19 !
    Louloutte peut enfin se reposer
    Première nuit sous tente
    July 17

    J17 : Pisac, sérieux concurrent du marché place Bara !

    La nuit fut plus longue que d'habitude avec un lever à seulement 7h du mat'. Après une bonne douche et un bon petit déjeuner, nous nous rendons au centre ville. Nous visitons la cathédrale, pendant l'office, nous déposons les cartes postales au centre postal et nous rejoignons l'agence de voyage pour rencontrer notre guide pour le trek de Choquequirao qui débute demain. Nous apprenons que nous aurons pendant quatre jours un guide, un cuistot et un muletier rien que pour nous.

    Nous prenons ensuite un combi pour Pisac. Après une heure de trajet, nous sommes directement assaillis par les taximens qui prétendent qu'il faut deux heures à pied pour atteindre les ruines. Pour l'heure, nous préférons flaner sur le marché situé sur la place principale de Pisac. Nous achetons chullos et autres vêtements pour ma nièce et mon filleul. Nous profitons ensuite d'une petite terrasse sur cette même place pour prendre l'apéro et manger au soleil.

    Vers 14h, nous décidons de grimper jusqu'aux ruines de Pisac. En montant, nous rencontrons Jonathan, un jeune péruvien de neuf ans accompagné de sa flûte. Il décide de monter avec nous jusqu'aux ruines incas. Pendant que nous souffrons dans les montées successives, Jonathan joue paisiblement de la flûte en marchant. Au sommet, la vue est magnifique sur la Vallée Sacrée et les ruines, bien qu'éparpillées, valent vraiment l'effort d'une heure de grimpette. Sur le site, nous rencontrons un Péruvien de 40 ans plutôt festif et qui a encore un peu la tête dans le c... de la veille.

    Après deux heures de visite, nous redescendons vers le village et nous croisons un couple de Canadiens assez âgés. Nous discutons de Pisac et du Machu Picchu. En arrivant à l'entrée du village, nous acceptons un jus d'oranges pressées que nous propose une dame âgée devant sa ferme. Pour un sole (0,25 €), nous avons droit à trois oranges pressées par gobelet. De retour sur la place, Louloutte achète des pelotes de laine en alpaga et nous prenons une petite colation après l'effort sur une autre terrasse. Il est déjà l'heure du retour ! Nous prenons le combi jusque Cuzco puis le taxi pour retrouver Betty accompagnée de tous ses petits enfants à la maison.

    Pensée du jour : En quoi l'orange du Pérou est-elle différente de chez nous ?
    Au Pérou, la couleur de l'orange est plus jaune et donc un peu moins orange (forcément). Son goût est également un peu différent. Elle est un peu plus acide et donne l'impression d'une orange citronnée. Cependant, la différence la plus marquante est que Louloutte, normalement allergique aux oranges, supporte parfaitement les oranges péruviennes et ne fait aucune réaction cutanée.
    Rencontre : Jonathan, jeune péruvien de 9 ans dont la maman devait être fan d'une série télé américaine, se ballade près de Pisac, accompagné de sa flûte, les jours où il n'y a pas école.
    Découvertes :
    - Il n'y a pas de boîtes aux lettres à Cuzco.
    - Au Pérou, la télé a également une influence sur le choix des Prénoms.
    - A l'inverse de chez nous, le jus d'oranges pressées est moins cher que le coca.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Pisac (2.972 m)
    * Trajet :
    - Cuzco à Pisac : 33 km (combi)
    - Pisac à Cuzco : comme à l'aller (combi)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, jus de fruit et thé ou maté de coca
    - Dîner : potage puis viandes avec légumes et riz
    - Souper : potage puis pollo avec légumes et riz

    Le marché de Pisac
    Petite terrasse sur la place du marché
    Louloute, Jonathan et la Vallée Sacrée
    Nous arrivons aux ruines
    La Vallée Sacrée
    La ruine qui tient à pic !
    Les ruines sont nombreuses
    et éparpillées un peu partout !
    La partie principale des ruines de Pisac
    D'un peu plus près !
    July 16

    J16 : Maras, auriez-vous un peu de sel ?

    Encore un lever très matinal à 4h30 pour ne pas louper notre train de 5h35. La nuit fut assez agitée avec des enfants qui criaient dans le couloir et quelqu'un qui a essayé d'ouvrir la porte de notre chambre. Sur le chemin de la gare : le garçon dort toujours dans le divan à l'accueil de notre auberge, les premiers touristes pour le Machu Picchu attendent le bus et les ouvriers travaillent déjà dans la gare à 5h du mat'. Le train quitte la gare à l'heure et nous découvrons l'évolution de la flore et du climat pendant le trajet (il faisait noir à l'aller). Nous prenons un délicieux petit déjeuner à Ollantaytambo dans un hôtel où le patron ressemble à un pizzaiolo italien.

    Nous montons ensuite dans un collectif dont le chauffeur est la risée du terminal en démarrant sans avoir fermé son coffre. A Urubamba, nous changeons pour un combi dont la première vitesse a dû mal à s'enclencher. Sur la banquette à côté de nous, une femme transporte un coq dans un sac en plastique. Au croisement avec la route pour Maras, nous descendons et négocions le prix du taxi. Après de longues discussions, avec menace d'y aller à pied, nous avons le tour Moray, Salines de Maras et retour au croisement pour 40 soles au lieu de 70. Sur la route pour Moray, nous sommes à deux doigts d'avoir un frontal avec une voiture venant dans l'autre sens. Il faut préciser que notre taximan coupait son moteur dans les descentes pour économiser du carburant.

    Ayant négocié 30 minutes de visite avec le taxi, nous avons eu tout juste le temps de faire le tour du site agricole très impressionnant de Moray. A côté du site, des agriculteurs participent à une cérémonie d'offrandes pour que la prochaine récolte soit fructueuse. Nous remontons dans notre taxi en compagnie de deux autres touristes français pour rejoindre les Salines de Maras. Nous faisons le tour des nombreux bassins et rencontrons des indiens qui travaillent sur les lieux. Notre taximan nous dépose enfin au croisement pour attendre le combi pour Cuzco. Il essaie de négocier une petite augmentation pour la course effectuée et nous propose de nous conduire à Cuzco mais sans succès.

    Arrivés à Cuzco, nous partons manger avant de décider de lever le pied et de la faire cool dans l'après-midi. Nous visitons le musée de Qorikancha puis le couvent Santo Domingo, construit sur les ruines du temple de Qorikancha. Nous rentrons sagement chez Betty et profitons pour écrire les cartes postales. Pendant le repas du soir, nous découvrons Yves Leterme à la télé péruvienne, participant à un grand sommet se déroulant à Lima.

    Pensée du jour : Est-ce que les Péruviens supportent mieux l'alcool ?
    Eh bien non ! Eux aussi, ils ont des boissons qui se dégustent comme du petit lait et qui font beaucoup de dégâts peu de temps après. Un pauvre Péruvien en a fait les frais dans le combi qui nous ramenait à Cuzco. Malgré les engueulades à répétition de sa femme, il était tout à fait incapable de se lever pour quitter le combi alors que nous étions qu'à l'heure de l'apéro... 11h du matin !
    Rencontre : Un Péruvien qui venait de Lima et qui était dans la région de Cuzco pour son boulot. Nous avons discuté de choses et d'autres avant qu'un certain bourré (cf ci-dessus) ne se fasse remarquer.
    Découvertes :
    - Il est possible d'avoir de grosses frayeurs en taxi.
    - Les Espagnols ont vraiment énormément saccagé sur leur passage.
    - Il n'y a pas quà la côte belge que l'eau est salée.
    - Les Péruviens se trompent aussi parfois de bus.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Moray (3.500 m) - Maras (3.000 m)
    * Trajet :
    - Aguas Calientes à Ollantaytambo : 65 km (train)
    - Ollantaytambo à Moray : 50 km (bus puis taxi)
    - Moray à Maras : 8 km (taxi)
    - Maras à Cuzco : 45 km (taxi puis bus)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, jus de fruit et café ou maté de coca
    - Dîner : potage puis viande d'alpaga avec riz et frites
    - Souper : potage puis lomo saltado avec riz (et Yves Leterme à la télé)

    Le site agricole de Moray
    Eh oui, Louloutte est au milieu !
    Offrande pour une bonne récolte
    Les Salines de Maras
    Succession de bassins
    Ambiance très salée
    Je teste la qualité du sel
    Pendant que Louloutte prend le soleil
    Les couleurs varient selon la densité de sel
    Visite du temple de Qorikancha
    July 14

    J15 : Le Machu Picchu, un rêve accompli !

    Impatient de découvrir le Machu Picchu, je me lève avant le réveil, il est 3h15 du matin. Nous préparons rapidement nos sandwiches pour la journée et nous quittons l'auberge à 3h45, discrètement pour ne pas réveiller le garçon qui dort dans le divan à l'entrée. Nous partons affronter la nuit et le noir à la lampe frontale. Le ciel est super étoilé, c'est bon signe pour la météo. Nous traversons le rio et commençons à grimper vers le site. En bas, dans la vallée, il fait super chaud et humide mais au fur et à mesure que nous montons l'air est plus frais. En chemin, nous ne croisons vraiment personne.

    Nous arrivons au sommet une heure et demie plus tard, à 5h15 du matin. Nous sommes accueillis par un "Good Morning" provenant de deux touristes anglais arrivés avant nous. Au final, nous sommes une petite vingtaine de personnes à être montés à pied afin d'arriver avant les bus touristiques et d'être les premiers au Machu Picchu. A 6h, les portes s'ouvrent et nous arrivons au sommet où se présente la ville inca.... nous prenons une big claque, c'est tout simplement magnifique ! En plus de n'avoir encore personne sur le site, la météo est radieuse. Nous prenons évidemment des photos et nous attendons 7 heures du mat' et l'arrivée du soleil illuminant les ruines.... ce sera la deuxième claque !

    Alors que nous voulons nous diriger vers le Wayna Picchu, cela s'agite près de nous, le chancelier Schroeder vient de débarquer sur le site. Nous nous faufilons pour échapper à la foule et arrivons à l'entrée du Wayna Picchu à 7h30. Nous sommes les 102 et 103èmes à passer le contrôle alors que l'accès est limité à 400 personnes par jour. La grimpette est difficile mais au sommet, la vue est impressionnante sur le Machu Picchu, 200 mètres plus bas.... et hop encore une claque !

    Nous profitons pendant un bon moment de la vue avant d'entreprendre la descente tout aussi difficile. Arrivés à l'entrée du site, nous prenons un petit verre et décidons de prendre un guide pour visiter cette immense ville inca. Nous voilà partis pour 2 heures et demie de visite guidée.  Julio, notre guide, explique une tonne de détails et nous ballade sur tout le site. Vers 14h30, nous décidons de redescendre tout doucement sur Aguas Calientes et nous reprenons le sentier qui a une toute autre gueule qu'au matin ! En ville, nous prenons un petit apéro avant de prendre une douche bien chaude. Nous retournons ensuite au resto de la veille et le patron nous offre l'apéro (je teste le pisco sour). A 20h, nous sommes au lit avec des images incas plein les yeux !

    Pensée du jour : Dans quel sens tourne le soleil ?
    En vacances, il est toujours important de maîtriser cette étoile qu'est le soleil pour des photos réussies. Cependant, le Machu Picchu se trouve dans l'hémisphère Sud du globe terrestre. Et donc, le soleil se lève à l'Est, comme chez nous, mais il passe par le Nord pour rejoindre l'Ouest (vous suivez ?). Il nous aura fallu 15 jours au Pérou pour s'en rendre compte !
    Rencontre : de nombreux touristes que nous avions rencontré précédemment à Arequipa, au Lac Titicaca ou encore la veille à Ollantaytambo.
    Découvertes :
    - Pas besoin du Poncho pour visiter le Machu Picchu.
    - Le Pisco Sour est très goûtu.
    - Le manque d'éducation des touristes américains.
    - Le Machu Picchu est aussi beau que sur les cartes postales, même sans photoshop.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Machu Picchu (2.450 m) - Wayna Picchu (2.667 m)
    * Trajet :
    - Aguas Calientes au Machu Picchu : 8 km (à pied et dans le noir)
    - Machu Picchu au Wayna Picchu : escalade d'une heure (à pied)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : sandwiches en arrivant à l'entrée du site
    - Dîner : encore des petits sandwiches
    - Souper : apéro offert puis pizza et plat de pâtes

    version 6 heures du mat'
    version 7 heures du mat'
    Vue depuis le Wayna Picchu
    Visite entre les bâtiments
    Le temple du soleil
    Les nuages s'installent
    Le temple des trois fenêtres
    Que de bâtiments !
    Dernière vue sur le Machu Picchu
    Descente jusque là en bas !
    July 11

    J14 : Pizza Party à Aguas Calientes !

    Après avoir pris la douche (avec encore un petit passage d'eau froide juste pour moi), mangé et fait nos sacs, nous prenons le taxi pour le centre de Cuzco. Nous achetons à boire et à manger pour le Machu Picchu et allons réserver les billets d'avion pour notre retour à Lima. Les bureaux de Lan Peru ressemble à si méprendre à nos bureaux de poste en Belgique : beaucoup de guichets mais très peu d'ouverts.  Après beaucoup de patience, nous rejoignons ensuite le terminal de bus.

    Nous arrivons juste à temps pour monter dans celui qui est en partance pour Urubamba. Les Péruviens dans le bus nous proposent deux sièges tout au fond. A l'approche de Chinchero, les gens dans le bus nous aident spontanément pour faire halte au bon endroit. Nous découvrons à nouveau une belle église espagnole, dont l'intérieur est tout simplement magnifique, construite sur des ruines incas. Ensuite, nous redescendons vers la route pour prendre à nouveau le bus. En chemin, nous croisons un couple de Français et nous nous échangeons quelques tuyaux sur les prix des bus et des taxis. En attendant notre bus, plusieurs Péruviens nous proposent de monter dans des collectifs, nous refusons et montons dans le bus qui arrive après 10 minutes.

    Dans la descente vers Urubamba, nous découvrons un bus qui vient de se renverser sur la route. Louloutte et moi avons froid dans le dos en pensant que ça pouvait être notre bus précédent. Arrivés à Urubamba, nous mangeons assez rapidement avant de prendre un combi pour Ollantaytambo. Nous sommes 20 personnes dans le combi mais, heureusement, nous prenons place sur la banquette avant. A Ollantaytambo, les cars de touriste sont très nombreux.

    Nous visitons la forteresse inca et rencontrons sur le site une touriste américaine qui ne connait même pas le Lac Titicaca. Après la visite, nous prenons un petit verre sur la place de la ville et rencontrons un couple de Français avec qui nous discutons longuement. A 18h, nous partons pour la gare dans une ambiance particulière : beaucoup de policiers, hôtels avec barbelés et très peu d'éclairage alors qu'il fait déjà noir. Arrivés à Aguas Calientes, nous devons faire quatre auberges avant de trouver une chambre de libre et à un prix intéressant. Nous trouvons un restaurant dont le patron est sympa et mangeons le plat local, des pizzas ! En partant, le patron dit que si nous revenons le lendemain, il offre l'apéro. En attendant au lit pour un réveil prévu à 3h30 du mat'.

    Pensée du jour : Qu'est-ce que le combi péruvien ?
    Vous investissez dans une petite camionnette japonaise pas trop chère et vous l'utilisez comme transport en commun. Pour rentabiliser un maximum, vous pouvez entassez jusqu'à 20 personnes à l'intérieur (une option possible est de mettre les suivants sur le toit). Vous pratiquez des tarifs sans concurrence. Par exemple, le trajet Urubamba à Ollantaytambo (+/- 20km) pour seulement 1 sole par personne, soit 0,25 cents de notre euro. Avec ça, vous êtes le roi du transport péruvien !
    Rencontre : un couple de Français avec qui nous discutons longuement à Ollantaytambo et que nous recroisons dans le train et au restaurant d'Aguas Calientes.
    Découvertes :
    - Un site de saut à l'élastique entre Cuzco et Chinchero.
    - Les bus se renversent de temps en temps.
    - Les touristes américains ne connaissent que le Machu Picchu au Pérou
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Chinchero (3.760 m) - Ollantaytambo (2.792 m) - Aguas Calientes (1.800 m)
    * Trajet :
    - Cuzco à Cinchero : 28 km (bus)
    - Chinchero à Ollantaytambo : 47 km (bus & combi)
    - Ollantaytambo à Aguas Calientes : 65 km (train)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, jus de fruit et thé ou café
    - Dîner : potage puis viande (impossible de donner plus de précisions), riz et frites
    - Souper : pizzas

    Chinchero et ses quelques ruines
    Chinchero et sa superbe église
    Les ruines d'Ollantaytambo
    Son imposante forteresse
    Les immenses terrasses
    Encore quelques terrasses
    Les bâtiments de la forteresse
    Louloutte et Ollantaytambo
    Le train pour Aguas Calientes
    Et sa vénérable locomotive
    July 09

    J13 : Promenade entre (grosses) pierres et nature !

    Après le test concluant de la douche avec résistance dans le pommeau pour faire chauffer l'eau, nous déjeunons et partons ensuite pour la gare de San Pedro. Nous réservons, pour le lendemain, le train pour le Machu Picchu et puis au centre ville, nous faisons de même pour le trek de 4 jours aux ruines de Choquequirao, départ prévu le 18 mai. Nous achetons ensuite nos deux entrées pour le Machu Picchu et nous nous renseignons pour les différents terminaux de bus à Cuzco.

    Sur la place des Armes, nous visitons l'église La Compañia avec un excellent guide anglophone. Les visites, ça creuse ! Nous partons donc manger dans un petit resto super sympa à l'abri des touristes. Nous décidons ensuite de visiter les ruines des environs de Cuzco et partons à la recherche du terminal des bus pour Pisac. En chemin, un taxi nous accoste et nous propose de nous conduire à Tambo Machay, le site le plus éloigné du centre. En un 1/4 d'heure, nous arrivons sur le site et commençons notre ballade de l'après-midi.

    Après la visite de Tambo Machay, nous marchons jusqu'au site de Puka Pukara que nous visitons assez rapidement puis nous nous balladons pendant quelques kilomètres, à travers chemins de campagne, jusqu'au site de Q'enko en passant par le temple de la lune. Nous profitons d'un groupe accompagné d'un guide français pour comprendre le site de Q'enko. Pour terminer notre série de sites incas, nous allons jusqu'au site de Sacsayhuaman, site sur les hauteurs de Cuzco. Pendant notre visite, un policier vient vers nous et commence à nous parler des différentes ruines que nous avons exploré. Dans ses explications, il contredit même le guide entendu à Q'enko. Nous terminons notre ballade pédestre en redescendant vers le centre de Cuzco.

    Nous ne faisons un petit plaisir au centre ville où Louloutte s'offre un petit gâteau au chocolat. Après cette petite pause méritée, nous rentrons souper chez Betty. Louloutte lance une lessive après manger et nous discutons avec Betty de nombreux sujets : nos visites du jour et futures, le tremblement de terre en Chine, la politique en Amérique du Sud, la pauvreté au Pérou ainsi que de ses envies de voyage. Nous rejoignons enfin notre lit pour rêver du Machu Picchu qui approche à grands pas.

    Pensée du jour : Que coûte la visite du Machu Picchu ?
    Je ne vais pas tourner autour du pot bien longtemps, la visite du Machu Picchu n'est pas donnée du tout ! Rien que l'entrée sur le site s'élève à 30 € par personne. Pour arriver jusque là, vous avez plusieurs possibilités. La moins onéreuse est d'entreprendre une marche via un itinéraire pas évident du tout. Autre choix, est de faire l'Inca Trail mais il faut réserver 6 mois à l'avance et cela coûte plus ou moins 270 € par personne. Sinon, il y a le train mais ce n'est pas gratuit non plus. Pour le trajet le plus court (Ollantaytambo - Agua Calientes) à des heures creuses, cela revient à 40 € par personne l'aller-retour. Eh oui, le Machu Picchu se mérite avec le portefeuille !
    Rencontre : un policier péruvien rencontré sur le site de Sacsayhuaman, plus passionné par les ruines incas des environs que par son boulot.
    Découvertes :
    - Les églises sont toutes magnifiques à Cuzco.
    - Le gâteau au chocolat péruvien n'est pas mauvais du tout.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Tambo Machay (3.700 m) - Puka Pukara (3.750 m) - Q'enko (3.680 m) - Sacsayhuaman (3.600 m)
    * Trajet :
    - Cuzco à Tambo Machay : 7 km (taxi)
    - Tambo Machay à Cuzco : idem qu'à l'aller (mais à pied)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, jus de fruit, banane et thé ou café
    - Dîner : milanesa de pollo, tomates, concombre, riz et frites
    - Souper : potage puis boulettes de viande avec légumes

    Places des Armes de Cuzco
    Sa cathédrale & son église La Compañia
    Le site inca de Tambo Machay
    Il parait que l'eau est fertile, je teste !
    La forteresse inca de Puka Pukara
    Sacrifice de Louloutte à Q'enko
    Le site particulier de Q'enko
    Les pierres énormes de Sacsayhuaman
    La plus grosse pierre du site
    Superbe vue sur Cuzco

    J12 : Cuzco, centre péruvien du "Chinese Food"

    Notre deuxième nuit à l'hôtel "Los Uros" fut bien plus paisible que la première. Nous avions une chambre au premier étage et l'hôtel était presque vide. Après une douche chaude (pour tous les deux) et le petit déjeuner, nous prenons le moto-taxi pour le terminal de bus. Nous nous présentons au guichet de Pérou Tour, notre compagnie de bus, pour le contrôle de routine.

    Une dame de la compagnie nous accompagne jusqu'au bus, nous aide à mettre les bagages dans la soute et nous montons à l'intérieur. Bizarre, le bus est à moitié vide alors qu'il devrait être bondé. Le moteur se met en route et au loin, nous voyons notre chère demoiselle qui court vers le bus. Elle nous appelle et nous dit.... que nous sommes dans le mauvais bus et qu'il va à La Paz en Bolivie ! Nous rigolons un bon coup avec deux touristes à l'intérieur du car, nous récupérons rapidos nos bagages et la femme se désole en excuse pour ne pas avoir bien regardé nos billets.

    Le bus pour Cuzco arrive peu de temps après et celui-ci est effectivement bien rempli. Nous partons avec quelques films très américains ("Lettres d'Iwo Jima" et "Die Hard 4"). Les paysages sont magnifiques tout au long de route (pourtant, certains accros de la télé ne lâchent pas leur film) et nous faisons une halte à La Raya, point culminant de notre trajet. Pendant le trajet, nous découvrons la première pluie de notre voyage. Nous arrivons à Cuzco avec plus d'une heure de retard et prenons un taxi pour la maison de Betty.

    Nous découvrons une superbe maison dans un quartier résidentiel à un quart d'heure du centre ville. C'est le grand luxe par rapport à tout ce que nous avons vécu jusqu'à présent (il y a même la télé dans la cuisine). Betty nous accueille à bras ouverts et nous propose de dîner. Après ce repas, nous partons au centre ville pour préparer la suite de notre séjour : achat des billets touristiques, internet pour checker la météo et renseignements pour l'avion Cuzco - Lima et pour le trek vers les ruines de Choquequirao. Nous profitons pour visiter la Place des Armes, l'église de La Merced et l'incontournable pierre à douze angles. Nous découvrons de nombreux mendiants et surtout, des vendeurs en tous genres. Nous rentrons chez Betty pour le souper. Nous rencontrons, Toto, mari de Betty et, apparemment, ancien pilote automobile très connu au Pérou et un couple de Suisses allemands qui logent également chez Betty. Nous discutons jusque 21h15 avant de découvrir notre nouveau lit.

    Pensée du jour : Qui est Toto ?
    D'après les nombreuses photos et encore plus nombreux trophées qui décorent la maison de Betty, Toto aurait été un grand coureur automobile au Pérou. Facilement reconnaissable grâce à son rire bien gras, il est d'une sympathie et d'une générosité égales à sa petite femme Betty. Sa fierté, une Ford Mustang blanche, soignée aux petits oignons dans son garage.
    Rencontre : un couple de Suisses allemands à Cuzco depuis plusieurs semaines mais qui n'a encore rien visité dans la ville ou dans les environs.
    Découvertes :
    - Le confort déroutant de la maison de Betty.
    - La pierre à douze angles se regardent mais ne se touchent pas.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - La Raya (4.313 m) - Cuzco (3.380 m)
    * Trajet :
    - Puno à Cuzco :  388 km (bus)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre et thé ou café
    - Dîner : potage puis lomo saltado
    - Souper : potage puis alpaga, riz et légumes

    Le moto-taxi de Puno
    La cathédrale de Cuzco
    et sa voisine, l'église La Compañia 
    L'incontournable pierre à douze angles
    July 07

    J11 : Amantani - Puno, retour houleux & au revoir émouvant !

    Une nuit parfaite où nous n'avons pas senti le froid des îles à plus de 3.800 mètres d'altitude grâce aux nombreuses couvertures. Réveillés par la lumière du jour, nous passons à la bassine d'eau chaude pour nous décrasser un peu. Pendant le petit-déjeuner, Olga nous demande si cela nous pose un problème si nous devions rester un jour de plus si le bateau est toujours en panne. Nous répondons spontanément que non et nous nous mettons à espérer que le bateau soit toujours en panne.

    Pas de chance, nous allons prendre un autre bateau pour se rendre à l'île de Taquile. Après une heure de trajet, nous débarquons au petit port de l'île. Nous commençons à grimper vers le centre de l'île et nous avons des difficultés à avancer à cause du manque d'air en altitude. Nous quittons le groupe de touristes pour faire la visite de l'île avec Olga. Elle nous emmène aux ruines se trouvant à un des sommets. Pendant notre visite, nous croisons un troupeau de moutons se balladant seul. Vers midi, nous allons manger. Au menu, de la truite, poisson très présent dans le lac Titicaca puis nous dégustons une infusion mixte de coca et de muña.

    Nous descendons ensuite les +/- 500 marches pour atteindre le port le plus important de l'île. Nous embarquons sur notre bateau pour trois heures de trajet dans des conditions houleuses. Pendant cette traversée, j'apprends quelques mots de français à Olga et à Juan Jose, le guide du groupe touristique. Juan Jose note phonétiquement tout ce que je dis et cela donne un résultat étonnant à l'écrit. De l'autre côté du bateau, une touriste canadienne s'inquiète car elle ne se souvient plus du nom de son hôtel à Puno.

    A Puno, nous remontons dans une petite camionnette qui nous ramène à notre hôtel. Avant de quitter Olga, nous l'invitons à manger avec nous ce soir. En ville, nous réservons notre bus du lendemain pour Cuzco. Nous avons de la chance, il ne restait plus que trois places. Ensuite, nous devons nous reprendre à plusieurs fois pour avoir Betty au téléphone et lui confirmer que nous arrivons bien demain chez elle. A 19h, Olga nous rejoint et nous partons au restaurant qu'elle choisit. Louloutte décide de tester le Cuy et le verdict ne se fait pas attendre : très bon, comme du lapin, mais beaucoup de chipotages. Avant de retrouver notre lit, nous remercions encore Olga et décidons de rester en contact pour essayer de mettre sur pied un site internet sur ses services.

    Pensée du jour : Est-ce vraiment un lac ?
    Situé en partie en Bolivie et en partie au Pérou, le Lac Titicaca est le plus grand lac d'Amérique du Sud et le plus haut lac navigable du monde. Il a une longueur de 204 km et une largeur de 65 km pour une superficie totale de 8.562 km². Sa profondeur moyenne est de 107 m alors que sa profondeur maximale atteind 284 m. Après tous ces chiffres, vous comprendrez aisément pourquoi, pendant deux jours, nous avons appelé cette étendue d'eau "mer" ou "ocean" ! 
    Rencontre : Juan Jose, guide péruvien sur le lac Titicaca, motivé comme pas deux pour apprendre le français malgré une orthographe catastrophique.
    Découvertes :
    - Les charmes de la bassine pour se laver le matin.
    - Les hommes sont les rois du tricotage sur l'île de Taquile.
    - Cela coûte moins cher de mettre une ficelle aux pattes d'une chèvre que des bottes.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Taquile (4.050 m)
    * Trajet :
    - Amantani à Taquile :  6 km en une heure (bateau)
    - Taquile à Puno : 35 km 3 heures (bateau)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pancakes avec jus d'orange et thé ou mate de coca
    - Dîner : potage puis truite avec riz et frites
    - Souper : Cuy (cobbaye) pour Louloutte et Alpaga pour moi

    Voilà la salle de bain, une bassine !
    La petite famille s'active déjà en cuisine
    Taquile avec au loin, l'île d'Amantani
    Les ruines de l'île de Taquile
    Après le dîner, nous rejoignons le port
    Dernière photo sur l'île de Taquile
    Cours de français pendant la traversée
    Retour à Puno avec la place Pino
    July 04

    J10 : Puno - Amantani - Lost, saison 126, unique épisode !

    Nuit assez difficile avec des jeunes américains bruyants et une chambre mal isolée qui ne nous empêchent pas d'être levés à 6h. Après le petit-déjeuner, nous attendons notre convoi, prévu à 7h15 à notre hôtel. A 7h30, une dame nous appelle et oh surprise, nous avons droit à un bus touristique. Moins cool, nous sommes les premiers à monter et nous allons devoir nous taper tous les autres hôtels pour récupérer les autres touristes. Nous arrivons à 8h15 au port où Olga nous attend. Nous montons dans le bateau qui se conduit avec un ancien volant d'autobus.

    En fait, nous accompagnons un groupe touristique en ayant le luxe d'avoir la compagnie d'Olga. Après une heure de trajet, nous débarquons sur une des îles Uros, îles constitutées uniquement de roseaux. Nous écoutons les explications du guide puis nous faisons le tour de l'île avant de se faire habiller en costume typique par un indien de l'île. Celui-ci a la chance d'avoir la télé grâce à un panneau solaire et il regarde avec passion... La Champions League ! Ensuite, nous rejoignons une autre île Uros dans une embarcation faite en roseau également.

    Nous reprenons le bateau en direction de notre destination finale du jour, l'île d'Amantani. Pendant le trajet, nous discutons avec les autres touristes (suisses, français, brésiliens, ...) et avec Olga, qui apprend le français à l'aide d'un petit Assimil. A quelques kilomètres de l'île, le bateau tombe en panne ! Le moteur a rendu l'âme et notre jeune capitaine se met à pagayer avec un ridicule bout de bois. Un grand moment de folklore jusqu'au moment où un bateau vient nous récupérer et tire notre bateau jusqu'au port de l'île. Nous quittons le groupe touristique et partons avec Olga.

    Nous arrivons à la maison de la maman d'Olga vers 14h45 où nous sommes accueillis par la maman. Elle était inquiète car nous avons une heure et demie de retard et nous nous mettons rapidement à table. Après une petite sieste, nous montons aux ruines de Pacha Tata, sur un des sommets de l'île. Nous admirons la nuit tomber sur le lac (à défaut de voir le soleil se coucher) et puis nous redescendons à la maison avec les lampes torches et la lumière de la lune. Nous mangeons et, tout arrive, Louloutte boit son 2ème thé de la journée. Ensuite, nous discutons longuement avec Olga sur les difficultés de son projet et nous rigolons aussi sur les ragots de l'île. Enfin, nous apprenons quelques mots de quechua, seule langue que parle la maman et la cousine d'Olga avant d'aller au lit à la lumière de la bougie (ni électricité ni eau chaude dans la maison).

    Pensée du jour : Qu'est-ce que le quechua ?
    Le quechua était la langue de la civilisation inca. Plus ou moins quatre millions et demi de Péruviens parle le quechua. Sur l'île d'Amantani, la grande majorité des habitants ne parle que cette langue, tout comme la maman et la cousine d'Olga. Depuis peu, nous pratiquons deux mots de quechua : "Allin Punchay" et "Allillancho"... oui je sais, ça en jette !
    Rencontre : Un indien sur une des îles Uros, qui en plus de nous habiller en costume typique, connait par coeur tous les matches de la Champions League grâce à un panneau solaire.
    Découvertes :
    - Les volants d'autobus sont recyclés pour être utilisés sur les bateaux.
    - La muña est aussi bonne que la feuille de coca en infusion.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - îles Uros (3.820 m) - Amantani (3.960 m)
    * Trajet :
    - Puno aux îles Uros :  6 km en une heure (bateau)
    - Îles Uros à Amantani : 30 km en normalement 3 heures, nous en 4h30 (bateau)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pain, confiture, beurre, café et mate de coca
    - Dîner : potage puis petits poissons, patates, riz, maïs, omelette et autres légumes
    - Souper : potage puis purée de légumes avec riz

    Les îles Uros : tout est en roseau
    En costume typique
    Embarcation en roseau
    Le moteur lâche
    La maman d'Olga dans sa cuisine
    La cour intérieure avec vue sur le lac
    Nous montons au sommet de l'île
    Louloutte contemple le lac