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June 29
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Itinéraire : El Remate - Tikal Distance parcourue : 60 km (minibus) Epreuve du jour : grimper des marches, grimper des marches et encore grimper des marches Mot du jour : selva = jungle
À 4h50, le réveil est difficile et pas uniquement à cause de l'heure matinale (cf résumé de la veille). 40 minutes plus tard, la navette s'arrête devant notre hôtel et nous embarquons pour un petit tour des hôtels du coin avant de se rendre à la réserve naturelle de Tikal. Dès l'entrée du minibus dans le parc, la végétation devient luxuriante et les panneaux routiers annoncent des animaux de toutes sortes. En chemin, nous avons la chance de côtoyer un touriste anglais qui vaut de l'or. Il a quand même essayer d'ouvrir la porte coulissante avec la poignée pour baisser la fenêtre... sans doute un cousin du célèbre Mister Bean.
Nous débutons notre visite du site à 6h30 au chant exotique des oiseaux locaux. Perdues dans la jungle, nous découvrons peu à peu les ruines mayas de Tikal. Outre les nombreux oiseaux, nous croisons des singes et deux coatis, genre de raton laveur avec le museau plus allongé. Pendant plus de cinq heures et demie, nous tombons sous le charme de ce site magnifique. L'ambiance particulière de la jungle omniprésente rajoute un cachet aux pyramides parfaitement restaurées (ou en cours de restauration). Nous avons juste évité de visiter le Palacio VI, le plus éloigné de centre du site car certaines rumeurs parlent de possibles agressions. D'après d'autres personnes, il est surtout possible de se perdre car les chemins sont moins bien entretenus que pour le reste des ruines.
À midi, nous évitons le gros restaurant où se rassemblent tous les touristes et nous nous installons dans un plus petit comedor. Pendant la digestion, nous achetons des cartes postales, nous écrivons une petite bafouille et postons nos courriers en supposant qu'ils arriveront en Belgique bien après notre retour au plat pays. Pendant le trajet nous ramenant à El Remate, nous piquons tous les deux un bon petit somme dans le minibus. Arrivés au village, nous retournons à notre petite cahutte de la veille pour boire un verre et Louloutte profite d'un tuyau d'arrosage pour se rafraîchir les pieds. Après un petit repos à la chambre d'hôtel, nous allons tremper nos pieds dans le lac avant d'aller manger au même resto qu'hier soir ("Cahui"). Nous y croisons le couple de Français rencontrés entre Chichicastenango et Antigua. Après avoir goûté le poisson du lac, el pescado blanco, nous courrons dans notre lit vers 20h car le départ pour la frontière est prévu pour 6h30 demain matin.
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une des 400 espèces d'oiseaux de Tikal |
un singe en plein repas |
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un coati fuit les touristes |
Louloutte prend possession d'un temple |
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les pyramides sortent la tête de la jungle |
le petit point en bas, c'est Louloutte ! |
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la place centrale vue de loin |
au coeur de la cité de Tikal |
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| June 25
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Itinéraire : Rio Dulce- El Remate Distance parcourue : 240 km (bus et taxi) Epreuve du jour : trouver deux places côte à côte dans le bus Mot du jour : suerte = chance
Triste matinée puisque que nous quittons la région de Rio Dulce ainsi que notre super hôtel. Après avoir rangé les mouchoirs et entendu une dispute entre un dindon et un chat, nous sommes à l'heure au terminal de bus. Comme l'avait prédit l'employé la veille, le bus à destination d'El Remate arrive avec une demi-heure de retard. Les places n'étant pas numérotées, les gens se précipitent dans le bus et nous nous retrouvons séparés à l'intérieur de celui-ci. Louloutte se retrouve à trois sur une banquette et moi, à trois et demi (il ne s'agit pas d'un demi-corps mais bien d'un bébé !). J'ai une super vue sur les talents intrépides du conducteur et sur le tableau de bord où plus rien ne fonctionne. Durant le trajet, nous avons droit à un contrôle sanitaire sur les fruits (maladie "mesco mediteraneo"), à un accident frontal évité de justesse et à la vision d'un autre bus à deux doigts de faire valser un motard dans le décor. Après l'arrêt à Poptun, nous pouvons enfin continuer à voyager côte à côte et cerise sur le gâteau, nous arrivons sans retard à Santa Elena vers 13h30 (un miracle !).
À peine sortis du bus, nous sommes déjà assaillis par les taximen. Quelques négociations plus tard et renseignements pris pour les bus vers la frontière mexicaine, nous acceptons un taxi qui nous amène à El Remate au bord du lac Petén Itzá. Ce petite village très calme se trouve à mi-chemin entre la ville ultra touristique de Flores et les ruines de Tikal. Nous nous installons à l'hôtel Sun Breeze dans une chambre avec terrasse et hamac. Nous partons pour une ballade le long du lac et nous trouvons une petite cahute pour manger. Pendant que nous mangeons, nos hôtes se sentent obligés de mettre de la musique internationale (je vous laisse imaginer le contenu de cette programmation musicale) alors que nous demandions de laisser la musique locale. Nous retournons à l'hôtel après notre petite ballade digestive.
Nous questionnons la patronne sur les navettes qui vont à Tikal et sur les temps de trajet entre El Remate et la frontière mexicaine, via le village de Bethel. Pendant la discussion, Humberto Castro, le patron, entre et dit que nous avons beaucoup de chance. En effet !! Il doit aller à Bethel dimanche (le jour où nous voulons nous y rendre) pour aller chercher un groupe d'étudiants. Il propose un prix très démocratique pour le confort de sa camionnette sans comparaison possible avec les bus guatémaltais. Nous achetons nos billets pour Tikal de demain et nous allons nous reposer sur la terrasse (et son fameux hamac) de la chambre. Au soir, nous trouvons un restaurant avec une terrasse donnant sur le lac. Pendant notre repas, des touristes d'un pays de l'Est de l'Europe s'installent. De part leur mépris et leur attitude hautaine, ils feront rire un peu près tout le monde sur la terrasse et surtout la serveuse. Après ces quelques rires, nous sommes beaucoup moins souriants lorsque nos voisins de chambrée ne coupent définitivement la musique que vers 23h15. De toute façon, nous avions le sommeil très léger à cause de la chaleur mais Bob Marley n'a pas facilité notre nuit.
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l'heure de l'apéro à El Remate |
au bord du lac Petén Itzá |
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sieste sur la terrasse de notre chambre |
la nuit tombe sur le lac |
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petit resto sympa au bord du lac |
le pescado blanco du lac |
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| June 23
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Itinéraire : Rio Dulce- Livingston (aller-retour) Distance parcourue : 84 km (lancha) Epreuve du jour : prendre en photo ces p...... d'oiseaux qui volent trop vite Mot du jour : pescado = poisson
Nous rejoignons en douceur et matinalement l'embarcadère de Puerto Frontera où nous nous renseignons pour se rendre en lancha à Livingston, situé sur les côtes de la mer des Caraïbes. Nous allons vite prendre de l'argent au distributeur avant le départ de la lancha qui démarre à 9h30. Le pilote doit faire le plein mais ne sait plus s'il doit mettre du diesel ou de l'essence dans son moteur (véridique !). Malgré de nombreuses hésitations, il fait le bon choix et nous partons chercher les autres touristes à leur hôtel respectif. Pendant deux heures, nous découvrons les méandres du Rio Dulce où les oiseaux sont nombreux dont des pélicans, la végétation est abondante et la beauté du canyon fait son petit effet. À la sortie du canyon, nous découvrons la mer des Caraïbes et la ville de Livingston.
Dès la première rue, l'ambiance y est complètement différente, comme si nous avions changé de pays. Les habitants sont appelés les garifunas et sont originaires des îles des Caraïbes qu'ils ont fuies lors de l'arrivée française au début du 19ème siècle. Résultat, la moitié de la population est guatémaltaise et l'autre est noire. En parcourant les nombreuses ruelles, nous nous croyons en Jamaïque (dont certains poteaux en portent les couleurs) ou en Louisiane. Après avoir fait trempette dans la mer, nous nous installons sur une terrasse pour prendre l'apéro avant de goûter un bon petit poisson au curry. En début d'après-midi, nous redescendons vers le port pour retourner vers Rio Dulce et notre hôtel.
Au port, de nombreux militaires remontent dans leur bateau tandis qu'un garifuna nous aide à remonter dans notre lancha. Sur le chemin du retour, un touriste m'arrose copieusement sans l'avoir fait exprès, surpris par la vitesse de la lancha. De retour à la ville de Rio Dulce, nous réservons nos tickets de bus pour le lendemain auprès de la compagnie Fuente Del Norte. Nous prenons un verre dans un comedor alors que la foire se prépare le long du pont. Á partir de 16h30, nous attendons la lancha de l'hôtel qui n'arrive que vers 17h30, ce qui provoque un petit stress entre nous. Une petite douche, un bon petit repas, un regard sur les photos déjà réalisées et nous nous endormons enfin avec le bruit lointain de la foire qui bat son plein.
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petit coin vert du Rio Dulce |
petite pause le long du Rio Dulce |
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le Rio Dulce entre dans un petit canyon |
le centre de Livingston donnant sur la mer |
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les pieds dans la mer des Caraïbes |
test du poisson local |
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quelques pélicans en pleine sieste |
un garifuna qui prend la pose |
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Itinéraire : Rio Dulce - Quirigua (aller-retour) et Rio Dulce- Finca El Paraiso (aller-retour) Distance parcourue : 190 km (bus, collectivo et lancha) Epreuve du jour : battre le record du nombre de personnes dans un seul collectivo Mot du jour : banana = banane
Après quelques pancakes et autres fruits, nous prenons la lancha à 9 heures pour rejoindre le terminal en ville où un bus est prêt à partir. Après 1 heure et demie de secousses, nous descendons à la jonction avec la route qui mène aux ruines de Quirigua. Nous commençons le trajet à pied (4 km jusqu'au site maya) au milieu des plantations de bananes. Heureusement, un collectivo passe, nous grimpons dedans et nous nous retrouvons à +/- 24 personnes dans ce petit van. Parmi les voyageurs, quelques jeunes rigolent et nous discutons un peu malgré la courte distance parcourue.
La première surprise du site de Quirigua est son prix d'entrée exorbitant ! Nous achetons une bouteille d'eau pour tenir le coup pendant la visite sous le soleil et dans l'humidité de la jungle. Du site maya, il ne reste plus grand chose sauf l'acropolis et de gigantesques stèles qui valent à elles seules le déplacement. Après une visite de plus d'une heure et demie, nous sommes récompensés par une petit apéro bien mérité. À peine requinqués, nous repartons de plus belle avec un très joli sprint de Louloutte pour attraper le bus qui a failli filer sous notre nez. De retour à la jonction avec la route principale vers Puerto Barrios, nous ne devons pas attendre trop longtemps pour avoir un collectivo qui nous amène jusqu'au croisement de Morales. Sur place, un autre collectivo attendait encore quelques clients avant de démarrer en direction de Rio Dulce et nous partons tout de suite. Avec les collectivos du retour, nous avons mis un quart d'heure de moins qu'avec le bus de l'aller.
Arrivés à l'embarcadère de Rio Dulce, un homme nous propose une lancha et nous négocions pour aller à la source d'eau chaude de Finca El Paraiso. Elle se trouve à une vingtaine de kilomètres en bateau de Rio Dulce. N'étant que deux à vouloir s'y rendre, le prix reste élevé mais nous nous autorisons une petite folie de vacances. Après un petit passage à l'hôtel pour prendre nos maillots, nous arrivons sur le lac Izabal, le plus grand du Guatemala, pour une navigation d'une demi-heure. En arrivant au ponton de Finca El Paraiso, le pilote nous dit qu'il faut 10 minutes à pied pour rejoindre les cascades et en fait, nous mettrons une demi-heure. Cependant, cette longue marche en vaut clairement la peine tellement l'endroit est idyllique et l'eau délicieuse (même carrément bouillante juste en-dessous de la chute). Pendant une heure, nous savourons notre plaisir avant de rejoindre la lancha. Sur le chemin du retour, notre pilote est un petit peu trop pressé et la lancha part légèrement à la dérive à cause de l'eau agitée du lac. Aussi surpris que nous, il modère méchamment sa vitesse. Le pied à peine posé à l'hôtel, nous poursuivons nos petits plaisirs du jour avec un jus de fruit au bord du Rio. La journée se termine avec un bon petit plat toujours en terrasse accompagnée évidemment d'un second jus de fruit (début de dépendance aux vitamines ?).
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notre hôtel, Le Tortugal |
à l'étage, notre chambre |
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le restaurant donnant sur le Rio |
la plus haute stèle de Quirigua |
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les stèles fourmillent de détails |
l'ancien acropolis de Quirigua |
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le castillo de San Felipe au lac Izabal |
l'eau chaude de Finca El Paraiso |
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| June 19
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Itinéraire : Antigua - Rio Dulce Distance parcourue : 320 km (minibus et bus) Epreuve du jour : Auto-compression dans ces bus pour nains de jardin Mot du jour : gasolina = essence
Ce matin, le réveil a été remplacé par la femme de ménage qui travaille en musique. En ville, nous déjeunons à la même boulangerie que la veille, nous faisons quelques courses et nous téléphonons pour confirmer notre hôtel du soir à Rio Dulce. Nous achetons aussi la gazette du jour et nous apprenons que la veille, l'accident routier n'était autre qu'un simple camion citerne qui s'était renversé sur son flanc. Avant de quitter Antigua, nous déposons des bics pour la soeur d'Aquanel qui travaille dans les écoles de la campagne environnante. Suite aux conseils de sécurité de ne pas prendre les transports en commun entre Antigua et Guatemala City, nous avions réservé des places dans un minibus touristique.
Après plus d'une heure de route, le minibus nous dépose à un terminal de bus de Guatemala City. La seule chose que nous retenons de cette capitale, c'est l'envahissement des fast food à chaque coin de rue. Nous quittons le terminal de la compagnie Litegua sans tarder et nous découvrons que les bus longues distances n'offrent pas beaucoup plus de place pour les jambes que les chicken bus. Grâce au décalage horaire avec l'Europe, nous avons droit à la retransmission de la Champion's League à la radio avec le charme des commentateurs latino-américains. Au fur et à mesure des kilomètres, les paysages changent et deviennent moins arides et plus verts. Après 5h30 de voyage, nous arrivons à la tombée de la nuit à Rio Dulce (officiellement appelée Fronteras), ville se trouvant au pied du seul pont qui enjambe le Rio Dulce entre lac Izabal et la mer.
Nous descendons avec nos sacs à l'embarcadère puisque notre hôtel est accessible uniquement en bateau. Pas de chance, à cette heure tardive, il n'y a plus personne et plus de lancha qui bouge. Un gars en mobylette débarque pour nous demander s'il peut nous aider et nous commençons à discuter du prix. Peu rassuré au début, je lui dis que je peux toujours appeler notre hôtel pour qu'ils viennent nous chercher. Il nous demande alors le nom de notre hôtel et mon nom, demande à son copain de chercher le numéro de téléphone de l'hôtel et utilise son GSM. Résultat, dix minutes plus tard une lancha au nom de Tortugal (notre hôtel) nous prend et nous ramène à l'hôtel en faisant un petit crochet pour prendre de l'essence. Nous découvrons notre magnifique chambre qui ressemble à la cabane de Robinson avec pas mal de confort en plus. Nous mangeons un délicieux poulet au curry et au vin. Louloutte prend une bonne douche et nous nous endormons aux bruits des insectes et des oiseaux qui habitent la jungle.
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La Merced, rare édifice rénové |
la cathédrale illuminée d'Antigua |
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la Compañia de Jesus |
l'église San Agustin |
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ruines fleuries de San Jeronimo |
ce qui reste de La Recoleccion |
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vestiges de Belen |
les fameux chicken bus |
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Itinéraire : Antigua - volcan Pacaya (aller-retour) Distance parcourue : 60 km (minibus) Epreuve du jour : vérifier l'efficacité du chauffage au sol Mot du jour : accidente = accident
Au matin, nous tentons de dénicher un petit endroit pour déjeuner tout en visitant la ville et les nombreuses églises en ruine. Eh bien ce n'est pas évident ! Antigua est très touristique et entre les Burger King, Mc Donald's et Pizza Hut, nous trouvons péniblement une boulangerie avec quelques tables près du parc. Après un petit passage sur internet (quelques news à la famille et s'informer sur les hôtels à Rio Dulce) et puis dans une agence (pour réserver les transports de demain), nous poursuivons l'exploration des ruines spirituelles de la ville. À midi, nous dénichons un resto sympa au calme et en début d'après-midi, nous sommes prêts pour rejoindre le volcan Pacaya.
À bord d'un petit minibus, nous sommes douze touristes à partir à l'assaut de ce volcan toujours en activité. Sur la route, nous tombons sur d'énormes bouchons (un peu comme les files au péage de Lyon en plein été) et nous perdons beaucoup de temps pour s'extirper de cette cohue. Les rumeurs parlent d'un accident impliquant cinq camions et attaqués ensuite par des bandits. Arrivés à l'entrée de la réserve du volcan surveillée par deux hommes solidement armés, nous payons le droit d'entrée et le minibus continue à monter à travers les villages vers le point de départ de la randonnée. Arturo, notre guide, nous accueille, nous appelle les jaguars (oui je sais, ça en jette un max !) et nous dit que nous allons essayer de rattraper notre retard de 40 minutes suite à l'accident.
Dans la montée, Arturo nous fait prendre un raccourci à travers terrains privés protégés par des fils barbelés et il nous demande de se taire pendant 10 minutes pour ne pas se faire repérer. Après ce passage silencieux, Arturo prétend que nous avons gagné 25 minutes alors que la végétation autour de nous devient de plus en plus poussiéreuse et que nous marchons dans un sol de plus en plus noir. En sortant de la végétation, nous découvrons un décor apocalyptique digne des meilleurs films de science-fiction : terre noire, sol très rocailleux et brume épaisse. Par moment, nous avons l'impression de marcher sur du charbon de bois sur lequel il est très difficile de se déplacer. Il s'agit de lave fraîchement refroidie, qui est donc très légère et instable. Alors que nous avions assez froid depuis un moment, nous sentons l'air ambiant se réchauffer assez rapidement. Nous découvrons devant nous une longue bande de lumière rougeâtre, nous sommes à quelques dizaines de mètres d'une énorme coulée de lave. De nombreux chiens errants profitent de la chaleur pour dormir pendant que nous nous extasions devant ce magnifique spectacle. Peu à peu, nous sentons la chaleur passer au travers de nos semelles et les pieds commencent à souffrir. En fait, nous marchons sur une coulée de lave récemment refroidie mais en-dessous la lave est encore rouge.
Malheureusement, il est déjà temps de redescendre et nous croisons sur le retour notre couple d'Israéliens qui ont pris énormément de retard avec le fameux accident routier. Dans la descente, nous devons allumer nos lampes torches face à l'obscurité du soir et nous reprenons le raccourci du trajet aller. De retour en bas, les enfants essaient de recevoir nos lampes torches (qu'ils tenteront de revendre aux touristes suivants). Vers 19h40, nous remontons dans le minibus et une heure et demie plus tard, nous retrouvons Antigua et surtout notre lit après ces aventures volcaniques.
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Antigua et le volcan Agua |
l'arc de Santa Catalina et un cow-boy |
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la montée nuageuse du volcan Pacaya |
Bizarre, il fait beaucoup plus chaud ici ! |
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énorme coulée de lave |
pas moyen d'aller plus près ! |
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les chiens profitent de la chaleur |
chauffage pour pieds ! |
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| June 17
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Itinéraire : San Pedro La Laguna - Chichicastenango - Antigua Distance parcourue : 190 km (minibus) Epreuve du jour : tester les journées rouges du réseau routier guatémaltais Mot du jour : el mercado= le marché
Réveillés par les oiseaux à 5h45, j'en profite pour prendre des photos du lever de soleil au-dessus du lac pendant que les pêcheurs s'animent sur leur pirogue. Nous rejoignons notre point de départ vers le village de Chichicastenango. En attendant le départ, nous allons prendre un café dans un bar qui d'habitude ouvrait à 6h30 mais aujourd'hui ils ont décidé de n'ouvrir qu'à 7h40. À bord d'un minibus, nous contournons le lac Atitlan par San Juan La Laguna puis San Pablo La Laguna avant d'attaquer les montagnes en profitant de superbes vues sur le lac Atitlan. Sur la route vers Chichicastenango, nous sommes arrêtés par un contrôle sanitaire qui interdit l'entrée dans la région de certains fruits. Vers 9h50, nous arrivons au centre du village où la foule est déjà nombreuse pour un des marchés les plus importants du pays.
Sans le vouloir, nous tombons en plein milieu d'une procession religieuse où les différents Saints sortent de l'église pour arpenter les rues du village. Cette cérémonie est un peu envahie par certains touristes en manque flagrant de respect, à tel point qu'ils se font engueuler par d'autres touristes. Entre les pétards qui animent la place du village, nous visitons l'autre église où trois enfants reçoivent un chocolat de Louloutte. Dans ces deux églises, les habitants pratiquent encore le culte maya. Nous prenons ensuite le temps de parcourir l'ensemble du marché où il y a moyen de trouver vraiment de tout. Nous visitons ensuite le cimetière très coloré de Chichicastenango où nous rencontrons un couple de Suisses qui aident à l'éducation des enfants au Guatemala. Après un petit repas dans un resto assez touristique, nous revenons à notre point de départ avec quelques souvenirs pour les filleuls et nous transférons nos sacs dans le minibus qui se rend à Antigua.
Sur la route, nous discutons avec un couple de Français et nous subissons les bouchons de fin de Semaine Sainte. Nous arrivons finalement vers 17h à Antigua et nous nous rendons à une Posada mais la porte semble fermée. Louloutte sonne et une fenêtre s'ouvre pour nous dire que des chambres sont libres. Après quelques formalités, nous découvrons cette ancienne capitale du pays, victime de nombreux tremblements de terre. En chemin, nous croisons le couple d'Israéliens avec qui nous avions fait la route en pick-ups et nous décidons de se retrouver dans un bar au soir. Après un petite repas à la sauce verte très piquante, nous nous retrouvons au bar où travaille la soeur d'Aquanael (la 5ème personne de notre périple en stop). Nous changeons ensuite de bar pour discuter jusque 23h avant de rentrer à notre Posada. Surprise, nous nous retrouvons devant une grille fermée mais juste avant de sonner, je me rends compte qu'il y a moyen d'ouvrir la grille sans devoir réveiller tout le monde.
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le soleil se lève sur le lac Atitlan |
festivités religieuses à Chichicastenango |
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marché animé de Chichicastenango |
un peu de piments pour la soupe ? |
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épluchage de patates au coeur du marché |
préparation de tortillas |
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jeunes descendants mayas |
cimetière coloré de Chichicastenango |
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Itinéraire : Santiago Atitlan - San Pedro La Laguna Distance parcourue : 8 km (lancha) Epreuve du jour : surtout éviter tout effort inutile Mot du jour : tranquilo ! = be cool man !
Bonne surprise, matin sans réveil ! Après un bon petit déjeuner, nous partons à la recherche d'un moyen de téléphoner à un hôtel à San Pedro La Laguna. Beaucoup de magasins sont fermés et les rares téléphones publics n'acceptent que les cartes. Nous entrons dans une tienda et le gars nous dit qu'il faut aller à Panajachel pour des cartes acceptant les appels à l'étranger. Quand nous lui précisons que c'est pour appeler le village voisin, il nous sort tout de suite son téléphone. Bonne nouvelle, l'hôtel à San Pedro a une chambre de libre.
Nous descendons à l'embarcadère de Santiago Atitlan et la lancha quitte rapidement le village grâce à une famille qui se rend à "la playa". Pendant le trajet, nous discutons avec les parents sur la Belgique, le Guatemala et les voyages en avion. La famille nous quitte en arrivant à "la playa" et nous continuons seuls à bord de la lancha jusqu'à San Pedro La Laguna. Arrivés à l'embarcadère, nous prenons un tuk-tuk qui nous amène au mauvais hôtel mais nous retrouvons le nôtre assez rapidement. En attendant que la chambre soit prête, nous déposons nos sacs et nous nous baladons dans le village.
Le village est assez particulier car les quartiers du côté du lac sont remplis d'expatriés qui ont ouvert leur propre bar ou restaurant et l'ambiance y est très baba cool. Ne sachant pas si les bus roulent le dimanche de la Semaine Sainte, nous réservons en nous promenant notre trajet de demain via une agence. Nous revenons à l'hôtel pour prendre l'apéro sur la terrasse avec vue magnifique sur le lac. Après s'être installés dans la chambre, nous partons manger une crêpe avant de visiter le coeur du village qui est beaucoup moins touristique. Au soir, sur les conseils du responsable de l'hôtel, nous partons manger à "La Ventana Azul" où effectivement, nous avons pu profiter de bons petits plats. Tout doucement, nous regagnons notre chambre après une journée très très relax (ça fait du bien aussi !).
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embarcadère et volcan San Pedro |
mes explications ne sont pas rassurantes |
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Cerro de Ojo et volcan Toliman |
la plage aussi remplie que Blankenberge |
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Louloutte devant le volcan San Pedro |
embarcadère de San Pedro La Laguna |
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la terrasse de l'hôtel avec vue sur le lac |
Les enfants se rafraichissent dans le lac |
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| June 16
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Itinéraire : San Cristobal De Las Casas - Santiago Atitlan Distance parcourue : 390 km (bus, 4x4 et bateau) Epreuve du jour : lever le pouce pour pouvoir effectuer +/- 250km au Guatemala Mot du jour : no buses ! = pas de bus !
En ce Vendredi Saint, notre bus mexicain pour la frontière démarre dès 6h30. Après un arrêt à la ville de Comitan, nous sommes beaucoup moins nombreux dans le car, qui arrive vers 9h45 au poste frontière mexicain de Ciudad Cuauhtemoc. En descendant du bus, nous nous rendons compte que nous n'étions plus que cinq touristes à l'intérieur (un couple d'Israéliens, une Guatémaltèque vivant au Mexique et nous deux). Nous discutons entre-nous pour partager les frais de taxi entre les deux postes frontières (distance de 4km). Après être passés au contrôle d'immigration mexicain, nous montons dans un taxi minuscule à cinq personnes (sans compter le taximan) avec tous nos bagages, qui sont maintenus par une énorme corde dans le coffre. Après cette expérience d'homme-sandwich, nous stoppons au poste frontière de La Mesilla au Guatemala. Nous échangeons nos dollars contre des quetzales à un taux de merde mais en ce jour de fête, les banques sont fermées (nous découvrirons plus tard un distributeur de billets dans ce petit village).
Á cinq, nous attaquons l'épreuve suivante qui consiste à passer le contrôle d'immigration guatémaltais sans payer une taxe (non officielle bien sûr). Epreuve réussie à notre grand étonnement, ce qui n'est pas le cas d'un car de touristes qui nous suivait. Les deux responsables de ce car sont arrivées au contrôle avec une pile de passeports et la première phrase des agents était : "il y a une taxe à payer !". Les deux touristes étaient embêtées de n'avoir que des pesos mexicains mais une deuxième réplique douanière, accompagnée d'un large sourire, a fait le reste : "Des pesos ? pas de problème, c'est bon aussi". Nous montons ensuite au sommet du village pour rejoindre le terminal de bus. En chemin, nous déposons nos sacs dans un tuk-tuk avec deux de nos compagnons de route. Surprise en arrivant au terminal, aucun bus ne circule aujourd'hui au Guatemala à cause du Vendredi Saint !
Le conducteur du tuk-tuk veut bien nous déposer à Huehuetenango, ville importante la plus proche, avec son gros pick-up. Nous acceptons et nous nous retrouvons à cinq à l'arrière du pick-up assis sur nos bagages et en plein soleil. Les paysages sont magnifiques tout au long de ce trajet et nous croisons également des processions religieuses. À Huehuetenango, toujours pas de bus et nous poursuivons notre trajet avec une deuxième lift en pick-up jusqu'aux Quatro Caminos. Nous enchaînons rapidement avec un troisième lift dans un pick-up qui nous fait passer par les montagnes où il fait très nuageux et très froid. Le conducteur nous dépose Louloutte et moi à l'embranchement à destination du Lac Atitlan et contrairement aux deux précédents, notre chauffeur refuse que je le paie. Nous quittons nos compagnons de route qui poursuivent jusqu'à Antigua et finalement, nous aurons voyagé beaucoup plus vite avec ces pick-ups qu'avec un bus normal. En parlant de bus, nous découvrons les Chicken Bus (bus scolaires américains reconvertis en transport public) qui sont toujours bondés et où il ne fait pas bon vivre si on fait plus d'1 mètre 50. Nous arrivons au bord du Lac Atitlan à Panajachel avec une fesse en moins (celle qui est restée dans le vide pendant 8km) !
Panajachel est une ville très bruyante et très touristique, encore plus pendant le Vendredi Saint. Renseignés par un policier très sympa, nous retirons de l'argent à un distributeur et nous rejoignons l'embarcadère d'où partent les bateaux pour Santiago Atitlan. Notre lancha quitte la ville vers 16h20 et après une traversée paisible du lac, nous posons pied à Santiago Atitlan. Les chambres d'hôtel disponibles sont rares et nous acceptons la dernière chambre de libre de l'hôtel Chi-Nim-Ya, même si elle n'est pas terrible du tout. Nous déposons les sacs et nous partons découvrir ce village peu touristique et qui ce soir, est très très animé autour de son église. Nous profitons des festivités tout en gardant une certaine distance par respect pour la communauté en fête.
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Petite voiture mais grand coffre |
Nos compagnons de route |
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Carmel immortalise l'aventure |
Louloutte admire les paysages |
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Attention aux coups de soleil |
Il fait froid dans les nuages |
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Une très très longue procession |
Ouf, Nous sommes sur le Lac Atitlan ! |
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| June 11
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Itinéraire : Oaxaca - San Cristobal et San Cristobal - Chiapa De Corzo (aller-retour) Distance parcourue : 825 km (bus et collectivo) Epreuve du jour : détourner l'attention des autres touristes qui s'inquiètent de l'état du bateau Mot du jour : agua, agua ! = eh merde, on coule !
Après plus de 11 heures de trajet de nuit, nous arrivons à San Cristobal De Las Casas. Nous achetons directement nos billets pour le lendemain à destination de la frontière entre le Mexique et le Guatemala. Dans la foulée, nous trouvons assez rapidement une chambre pour la nuit mais elle n'est prête qu'à partir de 9 heures. En attendant, nous allons en ville pour déjeuner, visiter quelques églises et donner des nouvelles par internet. Vers 9h30, nous déposons nos affaires dans la chambre et puis nous nous mettons en route pour le Canyon du Sumidero. Mal renseignés par le guide Footprint, nous perdons pas mal de temps dans le centre de Tuxtla Gutierrez. Heureusement, un habitant nous renseigne pour les collectivos à destination de Chiapa Del Corzo.
Grâce à 2 touristes qui font du shopping avant de se faire enregistrer, nous montons dans la première lancha qui démarre (au final, ça ne sera pas un cadeau). Nous découvrons avec émerveillement les rapaces, les crocodiles et le canyon dont les falaises peuvent atteindre 500 mètres de hauteur. Petit hic pendant le parcours, le pilote de la lancha accroche une branche sous la coque du bateau et l'eau commence à s'inviter à l'intérieur de celle-ci. Le pilote fait semblant de rien et continue la visite du Canyon. Malgré tout, il doit à un moment donné nous imposer une pause d'un quart d'heure pour vider complètement l'eau. Résultat final, sur le chemin du retour, nous sommes obligés de changer de lancha en plein milieu du Canyon. Parmi nous, une mamy n'est pas très rassurée par la manoeuvre à effectuer. Nous voulions un peu plus d'aventures pendant notre voyage, nous sommes servis !
Le chemin du retour à San Cristobal De Las Casas sera beaucoup plus rapide qu'à l'aller grâce à la précieuse aide de nos différents conducteurs. En payant moins cher qu'au matin (n'essayez pas de comprendre), nous avons droit à un car de luxe entre Tuxtla et San Cristobal. Au menu : salle d'attente climatisée, boissons gratuites et le film Hellboy 2 ! Malheureusement, je ne verrai qu'une heure du film mais j'ai pu oublier mon désarroi avec un bon menu dans un petit endroit sympa. Après un dernier café, nous rejoignons notre chambre pour rêver de noyade et de naufrage.
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Super équipé pour affronter le Canyon |
Les rapaces nous tiennent à l'oeil |
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Un crocodile bronze en plein soleil |
Un autre préfère la fraîcheur à l'ombre |
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Les pélicans font un 4x100 mètres |
Les falaises atteignent 500m de hauteur |
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Le sapin de Noël du Canyon |
Petit ennui technique et humide ! |
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| June 09
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Itinéraire : Oaxaca - Monte Alban (aller-retour) et Oaxaca - Tule (aller-retour) Distance parcourue : 46 km (minibus, taxi et collectivo) Epreuve du jour : habituer l'estomac aux routes sinueuses vers San Cristobal De Las Casas Mot du jour : desmesura = démesure
Pas de grasse matinée prévue programme et dès 8h30, nous grimpons dans les minibus, café à la main, pour le site de Monte Alban. Sur la route, nous sommes escortés par hasard par une jeep militaire et nous subissons comme d'habitude les casses-vitesses. Après 20 minutes, nous arrivons sur le site où deux ou trois groupes de touristes sont déjà présents. À la vue des photos, j'étais assez septique sur l'intérêt et la beauté du site mais mes aprioris ont vite disparu tellement les ruines de Monte Alban sont magnifiques et l'ensemble du site est grandiose et immense. Nous visitons cette ancienne ville zapotèque pendant presque trois heures.
Malgré le bordel dans le parking provoqué par les nombreux cars touristiques, nous récupérons notre minibus et dans la descente, nous sommes à nouveau escortés par hasard par des militaires. De retour à Oaxaca, nous dégustons un menu du jour bien copieux chez Shanddai dont je vous épargne les détails sur le dessert vert et gluant. Pour digérer tout cela, nous nous installons sur le zocalo où joue de nombreux enfants. Après ce petit moment de repos, nous décidons de prendre un taxi pour visiter l'arbre de Tule que nous avions loupé la veille.
Situé à +/- 10 kilomètres d'Oaxaca, le village de Tule possède un des arbres les plus grands du monde. La circonférence de son tronc fait 36 mètres (soit la taille d'un rond-point en France) et il a une hauteur de 41 mètres pour un âge estimé entre 1.200 et 3.000 ans. Pour le retour, nous confondons un collectivo avec un taxi et nous nous retrouvons à six personnes avec le chauffeur dans la voiture... mais bon, ça nous a coûté 5x moins cher que le taxi. Avant notre départ pour plus de 11h de bus de nuit, nous prenons un petit verre en ville, nous achetons quelques sandwiches pour la route et passons à la posada pour récupérer nos sacs. À 19h, le bus quitte Oaxaca et les premières heures du trajet sont difficiles : il fait très chaud, l'estomac gargouille et la route est très sinueuse... heureusement tout rentre dans l'ordre et pour patienter jusqu'à San Cristobal De Las Casas, nous avons droit aux aventures de Lassie.
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Welcome aux ruines de Monte Alban |
tiens, encore un jeu de balle ! |
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La montée de la plate-forme sud |
Vue sur la gran plaza et le monument J |
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Une des nombreuses danzantes |
Au sommet de la plate-forme nord |
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Un des arbres les plus grands du monde |
Arbre de Tule et ses 36m de circonférence |
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