Christophe's profileLe monde zoyeux de Criss...PhotosBlogLists Tools Help

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    June 23

    J9 : Test du moto-taxi à Puno


    4h50... purée, le réveil entre en action ! On se prépare à la hâte et nous voilà déjà dans le taxi qui nous emmène au terminal de bus. Vers 5h50, nous accédons au quai en stressant quelques peu pour nos bagages. Elles ne sont pas à un endroit suffisamment sûr à notre goût. Nous démarrons avec une demi-heure de retard (6h30 au lieu de 6h) et avec nos bagages dans la soute. Nous arrivons à 12h à Puno après 5h30 de voyage au travers de paysages toujours aussi magnifiques.

    Pour rejoindre l'hôtel que nous avions dans nos notes, nous décidons de tester le moto-taxi, sympa mais mortel en cas de collision. Bonne nouvelle à l'hôtel "Los Uros", ils ont des chambres de libre. Mauvais choix de ma part, nous prenons une chambre au rez-de-chaussée. Nous déposons nos bagages avant d'aller manger des pâtes dans la rue la plus touristique de Puno. Après le repas, nous laissons un message sur le GSM d'Olga et nous partons en quête d'un taxi sur la place Pino pour se rendre au site de Silustani et ses tours funéraires.

    Au vue de la distance (+/- 60 km aller-retour), nous ne négocions pas trop le prix du trajet et montons dans le premier taxi. Arrivés sur place, nous sommes accueillis par un ciel très menaçant qui ose même gronder de temps en temps. Pendant la visite de Silustani, Louloutte sympathise un bébé vigogne et nous croisons un Péruvien du coin qui nous donne quelques explications sur le site. Ouf, nous avons évité l'orage pendant notre visite !

    De retour à Puno, nous rencontrons Olga, super super sympa, qui nous réexplique notre visite du lac Titicaca et de ses îles. Au soir, nous découvrons une petite pizzeria sans touristes dans une petite ruelle. Nous nous installons près du feu de bois et partageons la table avec toute une petite famille péruvienne, haute en couleur. Eh oui, à Puno, la journée était festive puisque les enfants célébraient la fête des mères dans les écoles. Après cette délicieuse pizza, nous fonçons au lit pour une nuit de repos avant de partir en mer... euh pardon... avant de partir en lac !

    Pensée du jour : "Zona segura en casos de sismos" ?
    Le Pérou est sujet aux tremblements de terre et aux secousses sismiques régulières. Dans de nombreux bâtiments, on peut y découvrir des emplacements où il est indiqué "Zone sécurisée en cas de séismes" (de rien pour la traduction !). Heureusement, nous n'avons pas eu l'occasion de tester la fiabilité de ces zones protégées. Est-il besoin de préciser que ces installations ne se trouvent que dans les endroits hautement touristiques ?
    Rencontre : Olga Mamani, notre gentille guide péruvienne, qui va nous emmener sur les îles du lac Titicaca pendant les deux jours suivants.
    Découvertes :
    - Les joies et les dangers du moto-taxi.
    - Rencontre avec notre premier feu vert pour piéton au Pérou.
    - Un bébé vigogne de trois mois fait fondre Louloutte
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Puno (3.820 m) - Silustani (3.900 m)
    * Trajet :
    - Arequipa à Puno : 297 km (bus)
    - Puno à Silustani : 30 km (taxi)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : les mêmes petits pains que la veille
    - Dîner : petits plats de pâtes
    - Souper : pizzas

    Excursion à Silustani près de Puno
    Sur une presqu'île du lac Umayo


    Pierre à la taille inhumaine
    Tour funéraire la plus haute : 12m


    Les tours funéraires sont appelées Chullpas
    Louloutte veut adopter un bébé vigogne



    June 18

    J8 : Toro Muerto, désert de pétroglyphes !

    Le réveil réussit son test et nous fait lever à 5h20. Nous nous mettons rapidement en route et nous parlons politique belge avec le taximan qui nous amène au terminal de bus. Nous montons dans le bus dans lequel nous sommes au premier rang, vue imprenable sur toutes les audaces du chauffeur. Nous voilà partis pour trois heures de route via la Panaméricaine Sud jusqu'au village de Corire. En route, nous découvrons un péage particulier : les camions et les bus doivent passer sur une balance et s'ils sont trop lourds, ils doivent payer un supplément.

    Nous arrivons à Corire et nous réservons directement notre bus pour le retour (départ prévu à 15h50). Nous allons sur la place du village pour dénicher un taxi afin de rejoindre le site de Toro Muerto. Le seul présent nous propose l'aller-retour avec deux heures d'attente sur le site pour 35 soles. Pendant que je négocie avec le chauffeur, un villageois passe avec une Toyota en triste état et s'invite dans le jeu des négociations. Notre homme remporte les négociations au prix de 20 soles (5 €). Nous montons à bord en essayant de ne pas passer au travers des portières et notre conducteur s'offre en chemin, quelques slaloms entre des mules puis entre des vaches. Nous arrivons à l'entrée du site de Toro Muerto (Louloute m'avouera par après qu'elle n'avait pas été rassurée par mon deal bon marché avec ce gars et par ses slaloms effectués entre les animaux).

    Le garde à l'entrée nous explique le meilleur chemin à suivre sur le site pour voir les plus beaux pétroglyphes (= dessin symbolique gravé sur de la pierre ou surface rocheuse à l'état naturel) car aucun plan n'existe sur papier. Notre chauffeur fait de même et nous dépose au pied des rochers. Le spectacle est particulier : une plaine aride et désertique, des milliers de rochers et un calme total. Nous sommes les seuls touristes sur le site. Nous partons à l'aventure afin de repérer les plus beaux pétroglyphes. Il fait très chaud et le site est impressionnant, presque mystique de part son ambiance lunaire. Pendant deux heures, nous jouons aux explorateurs avant de revenir au village de Corire. Nous remercions notre conducteur qui s'en va déjà prendre quelqu'un d'autre.

    Nous dénichons un petit endroit sympa pour manger puis nous profitons du soleil pour siester sur la place. Le bus arrive à 16h10 et nous revenons sur Arequipa. Pour rejoindre notre hôtel, nous découvrons de nouveaux gadgets "tuning" dans notre taxi : une sainte vierge placée en haut du pare-brise et une énorme lampe rouge qui s'allume quand la voiture freine. Arrivés à l'hôtel, la responsable s'excuse pour le problème de clef et nous payons notre note. Nous préparons nos sacs pour notre long transfert de demain et en sachant qu'un taxi est réservé pour 5h30, demain matin.

    Pensée du jour : A quoi ressemble la Panaméricaine Sud ?
    La Panaméricaine Sud est la rolls-royce de la route au Pérou. Traversant un désert immense délimité au loin par la cordillère, elle comporte une bande dans chaque sens et son tracé est principalement rectiligne. L'ambiance est assurée tout au long de la route par des piétons, des cyclistes et des chiens errants qui se balladent un peu n'importe comment et traversent à tout moment. Seul mystère dans ce décor désertique, ces Péruviens qui font arrêter les bus à des endroits où il n'y a vraiment rien du tout, et ce, à des kilomètres à la ronde !
    Rencontre : un Péruvien à Corire, très sympa et patient, qui fait office de chauffeur pour les habitants du village et qui concurrence méchamment les taxis.
    Découvertes :
    - Le goût "chewing gum" de l'Inka Cola, la boisson gazeuse la plus vendue au Pérou.
    - Le péage avec balance : si le bus dépasse un certain poids, il paie un supplément.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Corire (1.500 m) - Toro Muerto (un peu plus haut que Corire)
    * Trajet :
    - Arequipa à Corire : 155 km (bus)
    - Corire à Toro Muerto : quelques kilomètres (restes de Toyota Corolla)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : petits pains achetés au terminal de bus
    - Dîner : potage sorte de bouillon puis lomo saltado avec frites et riz
    - Souper : sandwiches au thon

    Excursion d'une journée à Corire
    Toro Muerto et ses pétroglyphes
    Au loin, la vallée bien verte
    Ambiance désertique et chaleur
    Chaque rocher révèle ses pétroglyphes
    Un rocher copieusement garni !

    J7 : Cruz Del Condor, ballet de condors en 3 actes


    Le lever respecte notre plan initial et nous arrivons à 6h30 pour le petite déjeuner. Nous nous faisons un petit plaisir en prenant des oeufs brouillés en bonus. Nos deux amis français arrivent peu en retard. Nous payons la note à Juan Carlos et nous le remercions mille fois pour toute sa gentillesse pendant ces quelques jours dans le canyon. Sur la place du village, nous montons dans le bus (1 sole jusqu'au Cruz Del Condor), qui part comme prévu à 7h30. A bord, nous avons une Péruvienne accompagnée de son bébé Alpaga, qui se ballade entre les banquettes du bus.

    À 8h au Cruz del Condor, nous découvrons une multitude de bus touristiques (pourtant, cela ne nous manquait pas). Nous devons payer un droit d'entrée au canyon (que nous aurions dû payer 4 jours auparavant) de 35 soles par personne. Une fois installés, nous patientons jusqu'à 8h30, heure à laquelle sortent les premiers condors en contre-bas. Nous essayons de prendre des clichés puis nous remontons pour aller attendre le bus d'Arequipa, prévu à 9h40. Surprise, une deuxième salve de condors prennent leur envol. J'essaie de filmer ce ballet extraordinaire, sans oublier de jeter un oeil de temps en temps vers la route, pour ne pas rater le bus. Les bus touristiques quittent les lieux, nous allons nous placer à l'arrêt du bus et là, magie, les condors passent juste au-dessus de nos têtes. Le moment est grandiose et après un quart d'heure, les derniers condors s'en vont. Nous croisons les Canadiens et les Belges rencontrés dans le canyon qui, comme nous, prennent le bus d'Arequipa. Le bus arrive à 10h (ce qui nous a permis d'admirer les condors jusqu'au bout).

    En route, nous découvrons les cultures en terrasse de la vallée du Colca. Pendant que Louloutte joue à cache-cache avec une petite Péruvienne, nous arrivons à Chivay. Il est déjà midi et nous prenons des pains fourrés au fromage. Nous repartons ensuite vers Arequipa avec une grosse daube asiatique à la télé avec plein de bestioles en digital tandis que le bus crache de gros nuages bien noirs. Arrivés à Arequipa à 15h, nous disons aurevoir à tous nos amis baroudeurs et nous allons réserver nos prochains trajets en bus : un bus pour 6h30 demain matin, direction Corire et pour le surlendemain à 6h pour Puno. Nous prenons ensuite un taxi dont le chauffeur est super sympa et super drôle.

    De retour à l'hôtel, nous découvrons notre nouvelle chambre du côté jardin. Nous prenons une bonne douche, nous rangeons un peu nos affaires et partons en ville. Petit passage à la banque et au cyber-café pour donner des nouvelles avant de d'aller manger dans une rotisserie. Lorsque nous revenons à notre chambre, la clef n'ouvre pas la porte. Le garçon de l'hôtel est obligé de passer par la fenêtre de la chambre à l'aide d'une grand échelle pour ouvrir la porte de l'intérieur. Il nous promet une bonne clef pour demain matin, en attendant au lit !

    Pensée du jour : Comment gérer la sortie d'un aéroport ou d'un terminal de bus ?
    Pour le touriste non averti, il faut savoir que la sortie des aéroports et des terminaux de bus est monopolisée par une seule société de taxis. Celle-ci profite de son monopole pour faire exploser les prix. Cependant, il vous suffit de faire quelques mètres à pied vers la sortie pour faire chuter vertigineusement les prix proposés. Avec un peu de chance, vous pouvez déjà négocier le tarif pendant votre marche puisque les autres taxis peuvent déposer des gens mais pas embarquer quelqu'un... en théorie !
    Rencontre : une petite fille Péruvienne qui se fait un malin plaisir à jouer à cache-cache avec Louloutte pendant toute la durée du trajet en bus.
    Découvertes :
    - Les condors sont plus sociables quand les bus touristiques ont disparu.
    - Heureusement que les hôtels ont toujours des échelles à portée de main.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Cruz Del Condor (+/- 3.800 m)
    * Trajet : - Cabanaconde à Arequipa avec arrêt au Cruz Del Condor : 220 km (bus)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : oeufs brouillés, pains, confiture, beurre, thé et café
    - Dîner : pains fourrés au fromage au terminal de bus de Chivay
    - Souper : pollo, frites et salade

    Louloutte se réchauffe les mains
    Nous quittons bientôt notre super guide


    Le ballet féerique des condors
    Ils ne sont qu'à quelques mètres de nous


    Les terrasses de la vallée du Colca
    Petite fille jouant à cache-cache dans le bus



    June 12

    J6 : Sangalle - Cabanaconde ou la traversée de l'enfer !


    Malgré notre demi-porte, nous avons passé une nuit très calme où seul le bruit du rio se faisait entendre délicatement. De temps en temps, nous avons entendu les mules qui partaient très tôt au matin avec les touristes fainéants sur leur dos. Je prends vite une douche bien froide et nous déjeunons à 8h30. Avant de partir, je discute encore avec les Canadiens qui décident de tenter l'aventure dans le Canyon. Je leur file nos bonnes adresses et un des plans que j'avais sur moi. Nous nous mettons en route à 9h30 avec deux litres et demi d'eau pour tenir pendant toute l'ascension.

    Dès les premiers lacets, nous sentons que les quelques 1.100 mètres de dénivelé vont être une horreur. En chemin, nous croisons un couple de jeunes belges (Anvers et Limbourg) qui font le tour de l'Amérique du Sud. Nous croisons également des muletiers qui proposent, par deux fois, à Louloutte leur mule mais elle refuse à chaque fois. En croisant l'un deux, Louloutte a failli valser dans le ravin, poussée par une mule. La montée en pleine chaleur est vraiment très très difficile. Nous ne comptons plus les virages et Louloutte s'arrête de plus en plus régulièrement. La beauté des paysages fait oublier, pour un court instant, le calvaire de ce sentier interminable. Après 4h15 d'ascension, nous atteignons enfin le sommet, accueillis par des vaches attentives. Désormais, nous comprenons pourquoi les guides locaux partent si tôt de l'oasis (vers 4h30 du mat') pour remonter à Cabanaconde.

    Du sommet du Canyon jusqu'au village de Cabanaconde, il faut encore marcher une vingtaine de minutes, qui semblent une éternité. Nous marchons entre les champs et il faut adapter notre chemin car les sentiers font également office de système d'irrigation. Nous entrons dans le village et je m'oriente par rapport à l'église mais je me plante. Heureusement, Louloutte me remet dans le droit chemin. Nous arrivons à l'hôtel "Valle Del Fuego" et nous tombons sur le guide Juan Carlos. Nous l'avions rencontré deux jours plus tôt en bas du canyon et nous avions fait un bout de chemin ensemble jusqu'à San Juan De Chuccho. Nous nous effondrons à une table et prenons une bière et une eau bien fraîches. Il nous demande comment s'est passé notre périple dans le canyon et nous sert un potage copieux. En fait, le patron de l'hôtel est parti vendre ses "cuy" à Cuzco et a demandé à Juan Carlos de s'occuper de l'établissement en son absence. Nous retrouvons également les deux Français des Antilles qui logent au même hôtel.

    Juan Carlos nous amène à notre chambre et surprise, nous avons droit à une chambre de cinq lits. Il nous dit que nous pouvons rapprocher les lits pour en faire un lit double ou triple. Nous prenons une douche, chaude pour Louloutte et froide pour moi. Grâce aux conseils de notre guide, nous allons réserver nos bus du lendemain, pour le Cruz del Condor et Arequipa et puis, nous allons manger. Ambiance chaleureuse avec éclairage à la bougie et un bon repas devant le feu de bois. Petit gage pendant le repas, Louloutte demande de l'eau tempérée et Juan Carlos nous amène une verre d'eau tiède. Nous partons nous coucher car le bus démarre à 7h30 demain matin.

    Pensée du jour : Qu'est-ce que le "Cuy" ?
    Je vais un peu vous effrayer mais le cuy est un plat typique du Pérou. "Mais encore" vous allez me dire ! Eh bien, le cuy n'est autre que du cobaye. Simple animal domestique chez nous, le cuy se trouve en élevage au Pérou afin d'en produire un maximum pour les vendre ensuite aux restaurants du coin. Pas mauvais du tout en bouche, le seul désagrément est la présentation de la bête dans l'assiette : pattes écartées et gueule bien ouverte... un délice, je vous dis !
    Rencontre : le guide Juan Carlos, rencontré au bas du canyon deux jours plus tôt, que nous retrouvons, avec plaisir, occupé à gérer l'hôtel "Valle Del Fuego" et aux petits soins pour nous.
    Découvertes :
    - Le tournoi ATP de Rome est aussi diffusé dans le canyon du Colca.
    - Les mules sont très bruyantes pendant la nuit.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Cabanaconde (toujours à 3.287 m)
    * Trajet : - Sangalle à Cabanaconde : 4 heures 30 de marche
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, thé et café
    - Dîner : potage
    - Souper : pollo saltado avec riz et frites

    La porte d'entrée de notre chambre
    La terrasse du bar et la piscine


    Lama ou alpaga ?
    Nous découvrons le sentier de la veille


    Ca grimpe dur et Louloutte souffre
    Les paysages font oublier la fatigue


    L'oasis est déjà bien loin et bien bas
    Je le cache bien mais je souffre aussi


    Crevés mais heureux de notre périple
    Notre chambre confort avec 5 lits

    June 11

    Pérou J5 : Sangalle, un oasis très cosmopolite !

    Lever matinal grâce au coq local, nous constatons qu'il fait bien frais dans le canyon à l'aube. Je prends une petite douche avec l'odeur du feu de bois juste à côté. Ensuite, nous avons une belle petite surprise à notre petit déjeuner, des pancakes ! Nous profitons de ce repas conséquent et préparons nos sacs. Pas cool, ça sent le départ et nous payons notre addition finale (nous ne savions pas du tout ce que nous allions payer). Pour deux repas (x2), un petit déjeuner (x2), un coca, une bière et notre chambre, nous en avons pour 65 soles, soit +/- 16 €. Nous avions été tellement bien servis et accueillis que nous laisssons 15 soles de plus. Notre gentille Péruvienne est tout gênée par notre geste, nous indique le sentier pour le village de Tapay et nous conseille une bonne adresse à ce village. Nous disons aurevoir à la petite Andrea et nous quittons le village de San Juan De Chuccho vers 7h45.

    Nous profitons de la fraîcheur du matin pour atteindre le village de Tapay via une ascension malgré tout difficile puisque nous avons gagné 500 mètres d'altitude en deux heures. Nous découvrons le terrain de foot, l'église et l'école du village. Nous croisons un homme qui nous propose de passer chez lui et si cela nous plait, de manger à son auberge. En discutant, nous nous rendons compte que c'est ce Péruvien qui nous avait dépassés avec sa mule la veille et nous avait conseillé de visiter le village de Tapay. Il nous propose des figues de barbarie et nous discutons avec Podro Pedro, notre homme ainsi qu'avec sa femme de 58 ans, qu'il appelle affectueusement "la mama". Elle est en train d'étudier l'anglais et nous apprenons qu'ils ont six enfants, travaillant tous à Arequipa. Nous décidons de rester là pour manger : potage suivi d'un alpaga pané avec brocolis et carottes. Vers 13h15, nous quittons notre couple de péruviens et sortons de Tapay vers 13h30.

    Nous prenons le sentier pour Cosñirhua mais rapidement nous hésitons sur la bonne route. Nous n'arrivons pas à apercevoir la direction que prend le sentier tellement la pente est raide. Nous voyons quelqu'un, un rien plus haut, et je m'encours lui demander si c'est le bon sentier. La personne n'est autre que notre adorable péruvienne de San Juan De Chuccho qui descend quelques centaines de mètres avec nous pour confirmer que nous sommes sur la bonne route. La descente est très difficile car le sentier est très étroit, très raide et très glissant à cause de nombreux petits cailloux. Par deux fois, je stresse de peur de glisser vers le vide et penche presque pour me coucher. Arrivés entiers en bas, nous nous apercevons que nous avons quitté le sentier que nous récupérons en faisant un peu d'alpinisme.

    Vers 14h45, nous traversons le village de Cosñirhua et vers 15h10, celui de Malata. Ces deux villages semblent vraiment très pauvres. Nous arrivons enfin à Sangalle à 16h10 et nous choisissons le troisième camp (conseillé par nos deux guides locaux la veille), "El Paraiso". Les cabanes sont rustiques et notre chambre a une porte, constituée de bambous, à moitié démantelées. Nous discutons avec des Canadiens qui hésitent à se ballader dans le canyon ou à remonter directement sur Cabanaconde. Après une boisson fraîche, Louloutte ose prendre une douche d'eau froide. Eh oui, à l'oasis de Sangalle, il n'y ni eau chaude ni électricité ! Moi, je me contente de tremper mes jambes dans la piscine avant d'aller manger un spaghetti bolognaise à la lumière des bougies. Après le repas, nous discutons encore quelque peu avec les Canadiens et des Français qui se lèvent le lendemain à 4h du mat'. Nous décidons de la faire plus cool demain matin en ne prévoyant le petit-déjeuner qu'à 8h. Nous partons rejoindre notre chambre et glissons dans le lit à la lampe frontale.

    Pensée du jour : Quelle est la différence entre un lama et un alpaga ?
    Voici une question que nous aimions poser à nos amis péruviens. Le plus drôle était que nous n'avions pas une réponse unique mais diverses variations. Les plus fainéants ou les moins concernés prétendaient qu'il n'y avait pas de différence. Par contre, les plus passionnés parlaient de la hauteur et du lainage différents des deux animaux. Une certitude cependant, nous avons eu la preuve qu'un lama ou un alpaga est tout fait capable de cracher à la figure si on l'emmerde un peu trop... même s'il n'a que de l'herbe en bouche !
    Rencontre : Podro Pedro et sa femme dit "la mama" qui nous ont accueillis au village de Tapay et raconté l'histoire de leurs six enfants.
    Découvertes :
    - Les envahisseurs espagnols ont vraiment construit des églises partout et n'importe où.
    - Il est tout fait possible de stresser sur un bête sentier pédestre.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Tapay (2.800 m) - Cosñirhua (2.660 m) - Sangalle (2.180 m)
    * Trajet : - San Juan De Chucho à Sangalle via Tapay : 5 heures de marche
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pancakes, confiture, sucre, thé et café
    - Dîner : potage puis alpaga pané avec brocolis, carottes, riz et frites
    - Souper : potage puis spaghetti bolognaise + café et thé

    Pétit déjeuner délicieusement servi
    Nous quittons notre havre de paix
    Après 2h de marche, le village de Tapay
    Louloutte pas fâchée d'arriver
    Notre resto-étape du midi
    Pas moyen d'apercevoir notre sentier !
    Nous arrivons quand même au pont
    Derrière nous, le village de Malata
    Oasis de Sangalle et ses multiples piscines
    Matelas et nattes de bambou pour la nuit
    June 09

    Pérou J4 : San Juan De Chuccho ou le bonheur sur terre !


    Nous nous levons en même temps que le soleil, 6h du mat', pour être au petit déjeuner à 6h30. Nous nous installons à une grande table commune avec d'autres touristes français qui reviennent du Canyon. Pedro, un guide local, nous conseille des adresses dans le canyon, à San Juan De Chucho et à Sangalle. Nous quittons notre hébergement pour aller attraper le bus de 7h30 en direction du Cruz Del Condor et nous en profitons pour prendre de l'eau en bouteille en route. Nous recroisons Pedro qui nous engueule presque parce que, selon lui, il est plus logique de visiter le Cruz Del Condor après avoir fait le trek dans le canyon. Nous décidons de changer de programme et partons directement pour le canyon.

    Nous sortons du village du Cabanaconde et demandons régulièrement la direction pour le sentier de San Juan De Chuccho. La réponse est toujours la même : "Toujours tout droit, 5 à 10 minutes à pied". Au bout d'un moment, nous nous disons qu'ils se foutent de nous et puis tout d'un coup, nous nous retrouvons devant le canyon de Colca et le sentier tant recherché. La suite n'est autre que trois heures de descente assez raide, pour un dénivellé de +/- 1.100 mètres. Louloutte souffre de temps en temps et moi, je m'offre une belle glissage à cause des graviers. En route, nous entreapercevons un condor et nous nous faisons enrhumé par une mule qui passe à côté de nous. Son propriétaire nous demande notre chemin et nous conseille vivement de passer par Tapay. Arrivés en bas de la descente, nous nous offrons une petite pause au pont qui enjambe le rio.

    Pendant cette pause, nous discutons avec un guide local, Juan Carlos, qui conseille les mêmes adresses que Pedro, le guide du matin. Il est accompagné de deux touristes français de l'île de Saint-Martin (Antilles) avec qui nous discutons également. Nous reprenons la route en accompagnant tout ce petit monde pour une dernière petite heure de marche jusqu'à la Casa De Rivelino, notre destination finale du jour. Ce versant du canyon est bien plus vert car moins exposé au soleil. De nombreuses rivières coulent et coupent notre sentier. Nous arrivons enfin et nous découvrons un endroit super sympa et super calme... le bonheur ! En apéro, nous dégustons des figues de barbarie (fruit du cactus) et des légumes issus d'un arbre appelé pacay. Nous enchaînons avec un déliceux potage aux légumes et de l'alpaga. Après la sieste, nos amis français reprennent la route avec Juan Carlos Nous, nous ne bougerons plus pour la journée !

    Nous profitons de la pelouse pour nous coucher un peu au soleil parmi le coq, les poules, les chiens et le chat dans un calme parfait (quand la télé n'est plus allumée). En fin d'après-midi, nous profitons de l'eau chaude de la douche et de son panneau solaire pour se débarrasser de la poussière de notre marche du matin. Nous faisons la connaissance d'Andrea, petite fille d'un an et demie déjà bâtie comme un bûcheron. Arrive l'heure du souper où nous profitons d'un autre délicieux potage aux légumes et d'un pollo saltado, accompagnés d'un coca et d'une bière au format péruvien (620 cl). Pour la digestion, nous prenons un café et un maté de coca. Avant de rejoindre notre chambre, nous admirons un ciel étoilé comme nous n'en n'avions jamais vu... encore un grand moment dans ce canyon, rempli de belles surprises !

    Pensée du jour : Comment obtenir de l'agua caliente ?
    D'une logique implacable chez nous, l'eau chaude n'est pas un produit de base dans les logements au Pérou. Alors, comment font-ils pour chauffer leur eau glaciale ? A Cabanaconde, nous avons découvert un système D super efficace (et un peu dangereux) qui est de mettre une résistance électrique dans le pommeau de douche. Les fils électriques ainsi qu'un bon vieux sucre sont suspendus au-dessus de vous. Autre solution découvert au bas du Canyon, le panneau solaire, super efficace et bien plus rassurant !
    Rencontre : à San Juan De Chuccho, Andrea, petite fille d'un an et demie, dernière née de la Casa De Rivelino qui a déjà un physique impressionant pour son âge.
    Découvertes :
    - La dimension de certaines bières péruviennes = 620 cl.
    - La couverture péruvienne et ses vertus anti-froid !
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - San Juan De Chuccho (2.300 m)
    * Trajet : - Cabanaconde à San Juan De Chuccho : 4 heures de marche
    * Repas :
    - Petit déjeuner : oeuf sur le plat, pains, confiture, beurre, thé et café
    - Dîner : potage puis alpaga avec riz et frites
    - Souper : potage puis Pollo saltado avec frites

    Nous quittons le village de Cabanaconde
    Nous découvrons le Canyon


    Le Canyon est vraiment impressionnant
    Les paysages sont magnifiques


    Enfin, le pont et le rio !
    L'autre versant est moins aride


    Nous arrivons à notre 1ère étape
    La salle du restaurant


    Le dépaysement est total !
    Voilà notre chambre pour la nuit

    June 06

    Pérou J3 : Arequipa - Cabanaconde, la E411 péruvienne !


    Nous nous réveillons à 7h15 (nous pensons que le décalage horaire fait encore son effet) et nous profitons à nouveau du jardin ensoleillé pour prendre le petit déjeuner. Nous sommes accueillis par Calitas, la petite chienne (bon pour le référencement ces deux mots) âgée de 3 ans appartenant à l'hôtel. Pendant que Louloutte apprend ses premiers mots d'espagnol, je teste mon premier mate de coca (infusion de feuilles de coca), délicieux ! Le ventre bien rempli, nous préparons nos sacs pour notre périple de 3 jours au Canyon de Colca et laissons nos gros sacs à dos au "deposito" de l'hôtel. Nous ne devons rien payer pour la nuit et les petits déjeuners, ça se fera à notre retour.

    Nous allons au centre de la ville et donnons des nouvelles par internet. Nous visitons ensuite la cathédrale, les quartiers voisins, la place San Francisco et la superette locale pour nos emplettes nécessaires au trek dans le Canyon. Nous mangeons une petite spécialité locale dans un restaurant malgré tout touristique : de l'alpaga préparé avec de la sauce curry et lait de coco. Très fin et très bon ! Tout en digérant, nous testons les cabines téléphoniques locales en appelant Olga, notre contact pour la visite du lac Titicaca. Enfin, nous grimpons dans un petit taxi pour atteindre le terminal de bus.

    Notre bus est déjà là. Dans la marchandise déchargée de ses soutes, plusieurs caisses de poussins qui font un boucan d'enfer à quelques mètres de nous. Dans l'autre sens, ce sont plusieurs dizaines d'oeufs qui vont faire le voyage avec nous (vu le soleil, nous aurons droit à de belles omelettes à l'arrivée). Nous montons dans le bus qui est une vraie fournaise et constatons que pas mal de fenêtres sont scochtées pour ne plus pouvoir les ouvrir. Nous démarrons à l'heure prévue, 14h.

    Nous traversons en route la réserve naturelle d'Aguada Blanca regorgeant de lamas, d'alpagas et de vigognes et où les paysages sont magnifiques. Notre trajet se poursuit vers Chivay via le col de Patapampa, atteignant 4.900 mètres d'altitude (nous y découvrons quelques blocs de glace) et une route en très très mauvaise état. Nous arrivons à Chivay à la tombée de la nuit, 17h45 et le bus se remet en route vers Cabanaconde en longeant le Canyon de Colca sur une route de terre aux trous multiples. Malgré l'obscurité totale, le chauffeur roule à toute vitesse, ce qui permet de constater que les amortisseurs sont complètement nazes ! Nous arrivons sur la place de Cabanaconde vers 20h et nous partons à la recherche d'une chambre pour la nuit. Le premier hôtel est complet et le patron nous conseille une autre adresse. Nous arrivons à l'hospedaje "Virgen Del Carmen" qui est en rénovation. Cependant, la femme nous propose une chambre à l'étage (pour 5 €) et elle se dépêche de nettoyer la mini salle de bain, poussièreuse à cause des travaux. Nous sommes tellement fatigués, que nous ne mangeons pas et allons tout de suite dans les bras de morphée. Une longue marche de 3 jours nous attend dès demain.

    Pensée du jour : Comment reconnait-on un bus péruvien ?
    Tout d'abord, ils n'ont pas du tout les mêmes couleurs que les autocars "Leonard" de Belgique. Ensuite, ils ont du scotch aux fenêtres pour bien condamner celles-ci ou pour éviter qu'elles ne tombent. Les amortisseurs sont bien evidemment en option et les fauteuils ne sont plus du tout de première fraîcheur. Les arrêts se créent instantanément à la demande du client (et parfois au milieu de nul part). Enfin, à l'intérieur du car sont également acceptés les vendeurs ambulants ainsi que les bébés alpagas.
    Rencontre : Calitas, petite chienne de 3 ans qui anime le jardin de l'hôtel "Tambo Viejo".
    Découvertes :
    - Grimper jusqu'à 4.900 mètres d'altitude, cela donne la migraine au soir.
    - La clientèle des bus péruviens est beaucoup moins exigeante que celle de la STIB.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Col de Patapampa (4.900m) - Chivay (3.700m) - Cabanaconde (3.287m)
    * Trajet : - Arequipa à Cabanaconde : 220 km (bus)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, jus de fruit, mate et café
    - Dîner : Alpaga sauce curry et coco avec riz

    Calitas, la chienne de l'hôtel
    La Place des Armes


    De l'alpaga dans l'assiette
    et du jus de fruit dans la main


    La cathédrale
    En route pour le Canyon !

    June 03

    Pérou J2 : Arequipa, la ville du taxi tuning !

    La nuit à l'aéroport a été des plus calmes et des plus paisibles. Il est 3h20 du matin lorsque nous nous rendons au comptoir de la compagnie Lan Peru. Mauvaise nouvelle, l'hôtesse matinale nous signale que notre réservation a été annulée. Heureusement, il reste des places dans le vol voulu de 4h50 pour Arequipa mais pas côte à côte. Il nous reste quelques minutes pour enregistrer nos bagages mais autre mauvaise surprise, le responsable du "deposito" à bagages n'est pas à son poste. Un panneau bien stressant signale qu'il est parti quelques minutes. Ouf, le panneau disait vrai et nous nous empressons de récupérer nos sacs et les enregistrons dans les temps. Nous voilà de nouveau dans les airs pour une heure de vol, un à côté de l'autre grâce à la gentillesse d'un Péruvien.

    Nous atterrissons et découvrons d'emblée les volcans autour de nous : le Misti et le Chachani. Taxi rapide jusqu'à l'hôtel "Tambo Viejo" où nous sommes accueillis à 6h15 du matin. Pas de chambre de libre du côté jardin, nous nous rabattons sur une grande chambre côté rue, heureusement bien isolée du bruit de la circulation. Nous prenons le petit déjeuner dans le jardin ensoleillé pendant lequel Louloutte se sent lésée par les pains creux. Ensuite, nous partons visiter la ville : Place des Armes où deux étudiantes péruviennes nous demandent notre avis sur la ville (pas de chance pour elles, nous débarquons) et nous arrivons ensuite au Couvent de Santa Catalina. Nous rencontrons quatre jeunes Français et nous décidons de prendre un guide francophone commun. Le couvent est un vrai labyrinthe de ruelles isolé dans Arequipa ! Après la visite du couvent, nous grimpons vers le quartier de Yanahuasi pour profiter de son mirador (superbe vue sur la ville et le Misti) et sa petite église.

    Sur le retour vers le centre, nous faisons une halte pour manger. Louloutte se méfie des petits restos typiques que je propose et nous allons manger dans un resto touristique tout en négociant les prix avant de se mettre à table. Nous prenons menu du jour (entrée, plat et boisson) sur la terrasse pour profiter de la vue sur la ville et de la musique pas locale du tout, genre Indochine. Nous n'échappons pas aux musiciens jouant de la flûte de pan à côté de notre table.

    Nous rentrons ensuite à l'hôtel avant de prendre un taxi pour le terminal de bus. Louloutte s'accroche à la banquette arrière en se rendant compte de la façon de conduire des Péruviens. Moi, ça me rappelle la circulation de Dakar au Sénégal. La différence est qu'il y a un peu moins de voitures mais ici, elles sont tout à fait capables de dépasser le 20km/h. Nous arrivons à l'heure de pointe au terminal, qui ressemble à une véritable fourmilière humaine. Nous réservons rapidement le bus pour le lendemain 14h à destination du Canyon de Colca. Nous reprenons le taxi pour rejoindre notre hôtel et Louloutte se fait déjà une raison sur la conduite locale. Nous décidons de faire une petite sieste à 16h30 jusque 18h30. Deux heures de sommeil plus tard, nous n'avons pas du tout le courage de nous lever et décidons de nous mettre au lit pour la nuit.

    Pensée du jour : Ils ne sont pas dangereux ces volcans si proches de la ville ?
    Le Chachani est le plus haut des volcans dans les environs d'Arequipa et n'est plus actif. Par contre, Le Misti est encore en activité. Avec sa forme conique parfaite et son sommet régulièrement enneigé, il reste un danger pour la ville, même si sa dernière éruption volcanique remonte à mars 1870.
    Rencontre : Au couvent, quatre jeunes Français qui font le même voyage et dans les mêmes conditions que nous.
    Découvertes :
    - Comme à Bruxelles, ils ont aussi leurs joueurs de flûte de pan.
    - Comme au Sénégal, la ceinture de sécurité est en option dans les taxis.
    Fiche technique du jour :
    * Altitudes : - Arequipa (2.300 m) - Volcan Le Misti (5.822m) - Volcan Chachani (6.075m)
    * Trajet : - Lima à Arequipa : 1.020 km (avion)
    * Repas :
    - Petit déjeuner : pains, confiture, beurre, jus de fruit, thé et café
    - Dîner : potage ou salade puis milanesa de poulet

    Aéroport d'Arequipa et Le Misti
    1er petit-déjeuner péruvien au soleil
    Les petites ruelles du couvent
    Des arbres fruitiers
    L'Eglise du couvent
    Petite déco sans prétention
    Les soeurs ont leur propre cuisine
    Douceur et tranquilité
    Le couvent n'est pas sans danger
    La vue depuis le mirador de Yanahuasi