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November 17
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Fuyant le Guatemala à cause d'un complot militaire soutenu par le CIA, Ernesto Guevara rencontre Fidel Castro dans un appartement à Mexico City. Fin 1956, Fidel Castro lance une offensive avec 80 hommes pour renverser le régime de Batista. C'est un échec qui oblige Castro et Guevara à se réfugier dans la Sierra Maestra. La résistance va peu à peu s'amplifier et Guevara, surnommé Che, va participer activement à la guerilla victorieuse contre Batista en 1958.
Né en 1963 à Atlanta, Steven Soderbergh obtient la Palme d'or pour Sexe, mensonges et vidéo en 1989. Depuis, il possède une filmographie impressionnante, mêlant films intimistes tel que Bubble en 2006 aux grosses productions comme Ocean's Eleven en 2001.
Le film Che a été présenté au Festival deCannes 2008 en sélection officielle dans sa version intégrale de de 4h28. Pour sa diffusion en |
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salle, le film a été coupé en deux parties d'un peu plus de 2 heures. Pour son rôle du Che, Benicio Del Toro a obtenur le prix de la meilleure interprétation masculine au même festival de Cannes.
La première partie de ce diptyque montre l'ascension de Che Guevara, bel espoir pour les peuples d'Amérique latine. Steven Soderbergh s'attelle sobrement à montrer comment une guerilla avec 80 hommes au départ, peut renverser un régiment aidé par les Etats-Unis. Il prend le temps de détailler toute la difficulté du travail avec patience et discipline sur le terrain. Parallèlement, il coupe ses scènes avec des images du discours du Che à l'ONU en 1964 expliquant sa vision politique.
Steven Soderberh maîtrise parfaitement le contexte historique et donne de la profondeur à son film en exposant le travail de fourmis pour une guerilla efficace. Il suit plus précisément le parcours du Che sans toutefois en être omnibulé. Cette première partie est historiquement prenante mais manque singulièrement d'éclat dans sa mise en scène, compensé par un Benicio Del Toro époustouflant.
Á Retenir : le Che maîtrise le lance-roquette, une discussion sur une terrasse historiquement cruciale, toujours des problèmes d'asthme, on ne vole pas de voitures et le Che ne se fait pas que des amis à l'ONU. Note : 7/10 | November 04
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Après avoir effectué son service militaire dans la marine, Asa fait son retour dans les steppes kazhakes. Il est hébergé par sa soeur et son beau-frère, éleveur de moutons et aide maladroitement aux tâches de la ferme. Ses ambitions sont simples : une famille, un élevage et une yourte dans une grande prairie. Pour se marier, il n'y a qu'une seule fille habitant ce coin perdu, Tulpan. Malheureusement, elle ne veut pas de lui car il a les oreilles trop décollées à son goût.
En 1995, Sergey Dvortsevoy réalise son premier court-métrage Paradise se déroulant dans les steppes kazhakes. Il enchaîne avec deux moyens métrages, Le Jour Du Pain (1998) et Highway (2001). Son premier long métrage Tulpan évoque à nouveau les steppes.
Présenté au Festival de Cannes en 2008, le film du cinéaste russe s'est fait remarquer dans la section Un Certain Regard. |
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Il remporta le prix un certain regard, le prix de l'éducation nationale et le prix de la jeunesse. La success story se poursuit dans de nombreux festivals européens et aux oscars australiens.
Plus concerné par ses personnages que par l'aridité des steppes locales, Sergey Dvortsevoy confronte l'humain à la rudesse de la nature. Dans une ambiance gentillement chaotique, il place Asa au coeur d'un choix difficile, entre traditions rurales et modernité de la ville. Malgré un rythme lent aidé par de longs plans-séquences, l'humour léger donne énormément d'humanité au propos.
Sans jamais nous forcer la main, Sergey nous emporte dans un récit prenant sur fond de transhumance entre la vie en pleine nature et les illusions urbaines. Moins poétique que Le Chien Jaune De Mongolie, Tulpan se met à hauteur d'hommes pour exposer une réalité quotidienne âpre et difficile. Heureusement, l'humour décalé et un personnage sensible rend l'ensemble attachant.
Á Retenir : des news radio parfaitement mémorisées, une femme en échange d'un lustre de 1928, un tracteur "By The Rivers Of Babylon", un jeune cow-boy sur un bâton et un agneau sous respiratoire artificiel. Note : 7/10
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