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    November 24

    CinéCrissou : Hellboy 2 de Guillermo Del Toro

     
     

    Alors qu'une trêve antique entre les humains et le monde fantastique garantissait la paix, un chef assoiffé de vengeance déclare la guerre aux humains. Il veut faire régner l'enfer sur Terre et pour y arriver, il tente de réveiller une armée indestructible. Hellboy et ses collègues du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal sont chargés de stopper cette menace. En manque de reconnaissance, Hellboy parviendra-t-il à mener sa mission en tout discrétion ?

    Quatre ans après le premier épisode d'Hellboy, Guillermo Del Toro est de retour avec son héros favori. Entre les deux films, il a réalisé le magnifique film Le Labyrinthe de Pan en 2006. Le Mexicain a également commis entre autres L'Échine du Diable et Cronos.

    Guillermo Del Toro est de retour pour sa seconde adaptation du comic américain Hellboy, créé par Mike Mignola. Le réalisateur mexicain avait réussi dans le premier épisode à retranscrire toute la

    complexité du super héros ainsi que l'ambiance de la bande dessinée. Avec The Golden Army, il poursuit son exploration de ces personnages fantastiques. 

    Ayant comme unique but de divertir, Hellboy 2 est tout simplement prenant de bout en bout. Parfaitement rythmées, ces nouvelles aventures sont une véritable démonstration visuelle du Mexicain. De la mise en scène aux effets spéciaux, il frise la perfection. Après 10 minutes de mise en situation rondement menées, il peut complètement se lâcher dans des audaces les plus folles.

    Malgré un scénario des plus maigres, Guillermo Del Toro nous offre un grand spectacle d'actions fantastiques. Hellboy 2 profite des talents narratifs et visuels de son réalisateur et propose des scènes aussi excessives que jouissives. Il est sans doute l'un des meilleurs conteurs du cinéma populaire américain actuel et Hellboy 2 propose deux heures d'un divertissement de très bonne qualité.

    Á Retenir : des casiers rebelles, une grand-mère très chat, une chanson d'amour universelle, un fiston pas très obéissant et une armée pas aussi invulnérable que la légende ?
    Note : 8/10


    November 19

    CinéCrissou : Vicky Cristina Bercelona de Woody Allen

     
     

    Vicky et Cristina décident de passer l'été à Barcelone. Même si elles sont de grandes amies, elles ont des visions complètement opposées sur l'amour. L'une privilégie la raison tandis que l'autre vit ses sentiments à l'instinct. Un soir, Cristina tombe sous le charme d'un peintre séducteur. Il leur propose d'un passer un week-end à Ovedio et de faire l'amour à trois. L'avis des deux femmes divergent, surtout que le peintre a vécu une relation tumultueuse avec son ex-femme.

    Est-il encore besoin de présenter Woody Allen ? Le réalisateur américain a alterné le meilleur, lauréat de trois Oscars avec le moins bon. Il avait ravi les critiques avec Match Point en 2005 avant de décevoir avec Scoop en 2006 et Cassandra's Deam l'année suivante.

    Notre bon Woody Allen a toujours alterné le chaud et le froid. Malgré les critiques élogieuses, Match Point ne m'avait pas emballé. La sortie de Vicky Cristina Bercelona plaçait le film entre espoirs et doutes.

    Désormais bien installé en Europe pour réaliser ses films, il plante sa caméra au coeur de Barcelone et d'Oviedo pour faire un topo sur l'amour et la complexité de ses relations. 

    Emmenée avec brio par une belle brochette d'acteurs, la cuvée 2008 de Woody Allen n'emballe pas complètement. L'ambiance des villes espagnoles est parfaitement retranscrites à l'écran et les protagonistes s'en donnent à coeur joie au travers de nombreuses situations cocasses. Cependant, le film, dans son ensemble, manque de poids et ne se révèle au final qu'un immense tableau présentant différentes relations amoureuses.

    Il faudra encore attendre avant de retrouver Woody Allen au sommet de sa forme. Cette comédie n'est pas mauvaise, loin de là, mais manque d'audace. Le fait de plonger des relations contemporaines dans une histoire et une ambiance old school ne suffit pas. Les dernières réussites de Woody Allen, telles que Celebrity ou encore Deconstructing Harry, ne sont pas prêtes d'être gommées.

    Á Retenir : un professeur armé, une cohabitation originale, un ulcère perturbateur, un futur mari très BCBG et une ex-femme hystérique
    Note : 6/10


    November 13

    MaraboutCrissou n°9 : Entretenir une bonne ambiance de travail

     
     
    Dans le MaraboutCrissou précédent, vous avez pu découvrir mes collègues bruxellois assez joyeux. Particularité de mon poste, mon service et la plupart de mes collègues directs sont situés à Paris. Un peu à l'image de votre cher Crissou, ils peuvent être également très fous et imprévisibles. Pour garder une excellente ambiance au boulot, rien de tel que de s'amuser avec les outils de travail mis à disposition pour se faire des petits délires. Evidemment, cela se fait pendant les temps de pause, on ne voudrait pas abuser non plus ! Alors, quand la présidente générale demande une manière originale de présenter le service multimédia...
     
     
        
    November 12

    CinéCrissou : Wall-E de Andrew Stanton

     
     

    Depuis pluieurs centaines d'années, le robot Wall-E accomplit dans une grande solitude sa tâche de nettoyer la planète Terre. En plus de collectionner de nombreux objets insolites, cette solitude a développé en lui des sentiments comme une vraie personne. Un jour, débarque le robot Eve, chargé d'une mission top secrète. Wall-E en tombe amoureux et va suivre Eve vers de nouveaux horizons. Ils se retrouvent à bord d'un vaisseau dans l'espace où vivent les humains.

    Andrew Stanton travaille depuis de nombreuses années pour les studios Pixar. Déjà scénariste pour de nombreux longs métrages dont les deux Toy Story et Monsters & Co, il a écrit et réalisé A Bug's Life (1999) avec John Lasseter et Nemo (2003) avec Lee Unkrich.

    Après le magnifique Ratatouille, sorti en 2007, les studios Pixar savent désormais que son public a placé désormais la barre de ses attentes très haute. Pour ne point tomber dans la répétition et la

    facilité, le célèbre studio d'animation s'attaque ici à la science-fiction. Est-ce que Pixar a su profiter de tout le potentiel qu'offre le genre ? 

    Cette nouvelle réalisation est une réussite totale dans sa partie de mise en situation. Le public y découvre un robot parfaitement animé, prouesse réussissant à faire ressentir de nombreux sentiments sans le moindre dialogue. De plus, Pixar s'attaque ouvertement et courageusement au thème de la pollution, sujet toujours délicat et terriblement d'actualité. Cependant, Wall-E va perdre de sa superbe.

    Dans la seconde partie du film, notre gentil robot s'envole pour l'espace et cela transpire l'ambiance Disney à plein nez. L'histoire tombe dans un traditionnel le méchant contre les gentils et le chapitre final est plus que conventionnel. Ce volte-face est d'autant plus frustrant que Wall-E avait tout pour devenir un incontournable de Pixar à l'image de sa partie initiale... Il ne sera malheureusement qu'un très bon film de notre studio d'animation préféré !

    Á Retenir : un bijou sans valeur, des grattes-ciel un peu sales, un méchant volé à 2001, Odyssée de l'Espace, un extincteur très jeu vidéo et des êtres humains pas si loin de la réalité !
    Note : 7/10